Biographie de Jean d'Orléans (1965)

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Jean Carl Pierre Marie d'Orléans, « duc de Vendôme », est né le 19 mai 1965 à Boulogne-Billancourt, dans les Hauts-de-Seine. C'est un membre de la famille d'Orléans. Nommé « régent du dauphin » en 2003[1], certains orléanistes français le considèrent pourtant comme l'héritier en second du trône de France.



Jean est le deuxième fils d'Henri d'Orléans (1933), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom d'« Henri VII », et de sa première épouse la princesse Marie-Thérèse de Wurtemberg (1934), titrée « duchesse de Montpensier » après son divorce en 1984.

Par son père, Jean est le petit-fils d'Henri d'Orléans (1908-1999), « comte de Paris » et prétendant orléaniste au trône de France sous le nom d'« Henri VI » de 1940 à 1999, tandis que, par sa mère, il descend du duc Philippe Albert de Wurtemberg (1893-1975), prétendant au trône royal de Wurtemberg.

Notons par ailleurs que, par sa grand-mère maternelle, l'archiduchesse Rose de Habsbourg-Toscane (1906-1983), Jean d'Orléans descend du roi Charles X et de son fils le duc de Berry.

Depuis le 28 novembre 2008, Jean est fiancé à Philomena de Tornos y Steinhart.



L'adolescence du futur « duc de Vendôme » est profondément marquée par le divorce de ses parents en 1984 et par la querelle dynastique que provoque celui-ci. Pendant plusieurs années, Jean d'Orléans et ses frères et sœurs sont totalement séparés de leur père, le « comte de Clermont », par leur mère, la « duchesse de Montpensier », et leur grand-père paternel, le « comte de Paris ». Profondément peiné par cette situation, le père du prince publie alors un ouvrage émouvant, À mes fils, qui est pour lui la seule manière de déclarer à ses enfants ce qu'il ressent pour eux.

En 1987, année de la célébration du « Millénaire capétien », Jean reçoit de son grand-père paternel le titre de « duc de Vendôme » et se voit reconnaître la qualité d'héritier présomptif à la place de son propre père[2], dès lors titré « comte de Mortain ». Cependant, Henri d'Orléans (1933) refuse de reconnaître la modification de l'ordre successoral[3] et les relations entre les membres de la famille se tendent davantage. Malgré tout, à partir de 1990, la situation se normalise chez les Orléans et le prince Jean retrouve sa position de troisième après son père et son grand-père[4].

Jean d'Orléans effectue le début de son cursus universitaires à la Sorbonne, où il obtient une maîtrise de Philosophie (qui porte sur la notion de bien commun) puis une maîtrise de droit, en se spécialisant dans les relations internationales. Le prince complète sa formation avec une maîtrise en administration des affaires (MBA) à Los Angeles, en Californie[5].

Par la suite, le « duc de Vendôme » effectue son service national comme officier. Après quatre mois de classes à l’École de cavalerie de Saumur, il est affecté au commandement d’un peloton de chars de combat AMX au 7e régiment de Chasseurs à Arras.

Une fois ses obligations militaires terminées, le prince entame sa vie professionnelle. Il débute sa carrière dans une banque d'affaire française puis intègre un cabinet de conseil américain, avant d'entrer dans un groupe bancaire français.

Le 31 décembre 2000, les fiançailles du « duc de Vendôme » avec la princesse allemande Tatjana d'Oldenbourg (1974) sont annoncées dans plusieurs journaux mais celles-ci sont finalement rompues le 11 juin 2001 officiellement pour des questions religieuses : la princesse est en effet protestante et les Orléans craignent d'affaiblir, avec ce mariage, leurs prétentions dynastiques auprès des catholiques[6].

Aujourd'hui, le prince partage son temps entre ses activités professionnelles et ses actions en faveur d'une restauration monarchique. Dans ce but, il effectue de nombreux voyages en France et à l'étranger et s'est notamment rendu en Pologne, en 2007[7]. En fin juin, début juillet 2008, il est attendu dans la ville de Québec, pour son 400e anniversaire de sa fondation, comme descendant des rois de France.[8]

Le 28 novembre 2008, le « comte de Paris » annonce les fiancailles[9] de son fils, le « duc de Vendôme », avec doña Philomena de Tornos y Steinhart, petite-fille de Juan de Tornos y Espeliú, ancien chef du secrétariat personnel du comte de Barcelone, père de l'actuel roi d'Espagne. L'information est relayée dès le lendemain sur le site du « duc de Vendôme »[10]. Leur mariage sera célébré au château d'Amboise le 2 mai 2009 [11].



En raison du handicap (provoqué par une toxoplasmose) empêchant son frère aîné, François d'Orléans, d'assumer ses droits et devoirs, Jean d'Orléans est considéré par une partie des orléanistes comme le « dauphin de France » depuis le 19 juin 1999, date de la mort de son grand-père paternel. D'autre part, certains groupements monarchistes catholiques continuent à reconnaître le prince comme le seul prétendant au trône possible, du fait du divorce et du remariage de son père avec une divorcée. S'il devait un jour devenir roi de France, le « duc de Vendôme » le serait sous le nom de « Jean IV ».

Pour assurer son indépendance financière comme éventuel futur chef de famille, la grand-mère paternelle du prince, Isabelle d'Orléans et Bragance, décide de lui léguer la quotité disponible de son héritage. Il devient ainsi propriétaire d'une grande partie de la forêt du Nouvion-en-Thiérache.

En juin 2003, Jean d'Orléans crée l'association « Gens de France », qui a pour but de « favoriser les relations entre les personnes, contribuer au bien de la France et à son rayonnement à l'étranger »[12].






  1. Communiqué spécial du comte de Paris, 2003
  2. Le Monde du 29 septembre 1987
  3. Le Monde du 3 octobre 1987
  4. Quid
  5. Gens de France
  6. BBC News
  7. Gens de France - Voyage en Pologne 2007
  8. 400e de Québec : les dignitaires se font attendre
  9. Annonce des fiançailles du prince Jean sur le site Gotha.fr de Stéphane Bern
  10. Annonce des fiançailles du prince Jean sur son site, Gens de France
  11. Le Figaro du 8 décembre 2008, p. 15.
  12. Gens de France


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