Jean de Matha est un religieux français, né peu avant 1150 à Faucon-du-Caire et mort à Rome le 12 décembre 1213. Il est le fondateur, avec saint Félix de Valois, de l'Ordre de la Sainte Trinité (appelé aussi Ordre de la Très Sainte Trinité pour la Rédemption des captifs, ou Trinitaires)
De Jean de Matha à Jehan de Mota
Jean de Matha, fondateur de l’ordre de la Sainte-Trinité en 1198, assigne à ses disciples, les trinitaires, une mission unique, exigeante et nouvelle : la rédemption, par le rachat ou l’échange, des captifs chrétiens jusque-là abandonnés aux musulmans lors des croisades, ou victimes de razzias sur les côtes ou en mer. Né peu avant 1160 et décédé à Rome en décembre 1213, ce véritable précurseur de l’action humanitaire près des champs de bataille ne fut jamais appelé pendant plusieurs siècles que Jean le Provençal ou maître Jean. Déclaré seulement né à Faucon, son lieu de naissance lui-même restait un mystère car en Provence, il existe un Faucon dit « du Caire » et un Faucon dit « de Barcelonnette ». Duquel s’agissait-il ? La controverse a traversé les siècles d’autant plus qu’il subsiste dans un cas les murs d’un couvent trinitaire fondé en 1498 à La Motte-du-Caire, distant seulement de 8 km de Faucon-du-Caire, et dans l’autre le couvent encore en activité, fondé presque deux siècles plus tard en 1661, de Faucon-de-Barcelonnette. C’est à cette même période, lors de sa canonisation en 1666, que l’Église tranche en désignant arbitrairement Faucon-de-Barcelonnette comme lieu de naissance de Jean le Provençal.
La tradition en religion veut qu’un couvent soit créé au lieu de naissance du fondateur d’un ordre ou à proximité de celui-ci afin d’honorer sa mémoire. La décision arbitraire de l’église de situer ainsi le lieu de naissance à Faucon de Barcelonnette fut de tout temps contestée par les habitants du pays de la Motte-du-Caire. Des recherches récentes leur donnèrent raison.
En effet, dans son Abrégé historique de l’église et des évêques, comtes et seigneurs de Gap, l’abbé de Saint-Geniès de Dromon écrit vers 1728 que Guillaume 3è devient évêque de Gap L’an 1210. Il consentit que les pères de la Trinité s’établissent à la Motte-du-Caire en Provence […]. Or, toutes les fondations initiales s’établissent sous la direction de Jean au plus près de la Méditerranée, ce qui est logique et concorde en tous points avec leur mission. Ce n’est qu’au milieu du XIVe siècle que les trinitaires s’établiront dans l’intérieur des terres. Le texte de l’abbé de Saint-Geniès situe la demande des pères trinitaires entre 1210 et 1212, c'est-à-dire du vivant de Jean, mort en 1213, et donc avec son assentiment inévitable. Très souvent en voyage pour les missions de rachat ou les fondations de maisons trinitaires, Jean connaissait donc la demande pour le couvent de La Motte-du-Caire et les raisons qui poussaient ses frères à aller voir l’évêque de Gap, respectant ainsi la tradition d’honorer la mémoire de leur père fondateur. Nul ne sait si ce couvent autorisé en 1210 a vu le jour, mais sa demande et son autorisation suffisent pour étayer notablement la thèse de Faucon-du-Caire. Par ailleurs, la branche espagnole des trinitaires fit tout son possible pour trouver une origine hispanique à Jean avec la graphie Matha. En vain. C’est un historien trinitaire, le père J. Cippolone, qui découvrit, il y a seulement quelques années, la première mention de son nom, Jehan de Mota, dans un document de 1545. Ce nom de Mota est celui d’une famille qui compte des coseigneurs de La Motte, des proches du comte de Provence, des juristes, des ecclésiastiques. Bref, c’est un nom bien implanté à La Motte-du-Caire en Provence.
http://www.trinitari.org/francese/ordre.html
De Jean de Matha à Jehan de Mota
Jean de Matha, fondateur de l’ordre de la Sainte-Trinité en 1198, assigne à ses disciples, les trinitaires, une mission unique, exigeante et nouvelle : la rédemption, par le rachat ou l’échange, des captifs chrétiens jusque-là abandonnés aux musulmans lors des croisades, ou victimes de razzias sur les côtes ou en mer. Né peu avant 1160 et décédé à Rome en décembre 1213, ce véritable précurseur de l’action humanitaire près des champs de bataille ne fut jamais appelé pendant plusieurs siècles que Jean le Provençal ou maître Jean. Déclaré seulement né à Faucon, son lieu de naissance lui-même restait un mystère car en Provence, il existe un Faucon dit « du Caire » et un Faucon dit « de Barcelonnette ». Duquel s’agissait-il ? La controverse a traversé les siècles d’autant plus qu’il subsiste dans un cas les murs d’un couvent trinitaire fondé en 1498 à La Motte-du-Caire, distant seulement de 8 km de Faucon-du-Caire, et dans l’autre le couvent encore en activité, fondé presque deux siècles plus tard en 1661, de Faucon-de-Barcelonnette. C’est à cette même période, lors de sa canonisation en 1666, que l’Église tranche en désignant arbitrairement Faucon-de-Barcelonnette comme lieu de naissance de Jean le Provençal.
La tradition en religion veut qu’un couvent soit créé au lieu de naissance du fondateur d’un ordre ou à proximité de celui-ci afin d’honorer sa mémoire. La décision arbitraire de l’église de situer ainsi le lieu de naissance à Faucon de Barcelonnette fut de tout temps contestée par les habitants du pays de la Motte-du-Caire. Des recherches récentes leur donnèrent raison.
En effet, dans son Abrégé historique de l’église et des évêques, comtes et seigneurs de Gap, l’abbé de Saint-Geniès de Dromon écrit vers 1728 que Guillaume 3è devient évêque de Gap L’an 1210. Il consentit que les pères de la Trinité s’établissent à la Motte-du-Caire en Provence […]. Or, toutes les fondations initiales s’établissent sous la direction de Jean au plus près de la Méditerranée, ce qui est logique et concorde en tous points avec leur mission. Ce n’est qu’au milieu du XIVe siècle que les trinitaires s’établiront dans l’intérieur des terres. Le texte de l’abbé de Saint-Geniès situe la demande des pères trinitaires entre 1210 et 1212, c'est-à-dire du vivant de Jean, mort en 1213, et donc avec son assentiment inévitable. Très souvent en voyage pour les missions de rachat ou les fondations de maisons trinitaires, Jean connaissait donc la demande pour le couvent de La Motte-du-Caire et les raisons qui poussaient ses frères à aller voir l’évêque de Gap, respectant ainsi la tradition d’honorer la mémoire de leur père fondateur. Nul ne sait si ce couvent autorisé en 1210 a vu le jour, mais sa demande et son autorisation suffisent pour étayer notablement la thèse de Faucon-du-Caire. Par ailleurs, la branche espagnole des trinitaires fit tout son possible pour trouver une origine hispanique à Jean avec la graphie Matha. En vain. C’est un historien trinitaire, le père J. Cippolone, qui découvrit, il y a seulement quelques années, la première mention de son nom, Jehan de Mota, dans un document de 1545. Ce nom de Mota est celui d’une famille qui compte des coseigneurs de La Motte, des proches du comte de Provence, des juristes, des ecclésiastiques. Bref, c’est un nom bien implanté à La Motte-du-Caire en Provence.
http://www.trinitari.org/francese/ordre.html





