Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Rabutin de Chantal (née le 23 janvier 1572 à Dijon, morte le 13 décembre 1641 à Moulins) était une religieuse française, fondatrice de l'Ordre de la Visitation, canonisée par l’Église catholique romaine le 16 juillet 1767.
Orpheline de mère à l'âge de 18 mois, son père, président à mortier du Parlement de Bourgogne, issu de la noblesse de robe, lui donna une solide éducation puis la maria (dans la noblesse d'épée) en 1592 à Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Le couple très uni eut six enfants dont quatre survécurent. L'aîné d'entre eux fut le père de la marquise de Sévigné.
En 1601, Christophe de Rabutin de Chantal mourut, victime d'un accident de chasse. La jeune veuve, après une période de deuil marquée par la rancoeur et le désespoir, se sentant appelée par Dieu, se mit à la recherche d'un guide spirituel. Entre-temps, elle avait cherché refuge auprès de son beau-père lequel vivait en concubinage avec une de ses servantes qui traita assez mal la jeune veuve. Jeanne subit toutes ses avanies avec patience et douceur. Elle fit vœu, quoique jeune encore, de ne point se marier, et, après avoir établi ses enfants, elle se consacra tout entière à des œuvres de charité.
En 1604 elle rencontra François de Sales, évêque de Genève en résidence à Annecy (Genève étant la Rome des réformés), venu à Dijon pour prêcher le carême : elle s'ouvrit à lui et il accepta de la diriger.
En 1610, libérée de ses obligations familiales, elle rejoignit François de Sales à Annecy pour fonder sous son impulsion une nouvelle congrégation, l'Ordre de la Visitation, dont elle fonda le premier couvent à Annecy.
À partir de 1618, suite à une grave maladie, elle se lança dans l'établissement de nouveaux couvents.
Après la mort de François de Sales en 1622, elle s'occupa seule des treize monastères de l'ordre. Cet ordre consacré à la contemplation comportait en 1641, au décès de Jeanne de Chantal, 87 monastères dans toute l'Europe. Aujourd'hui il regroupe 3 500 visitandines dans 135 couvents répartis à travers le monde.
Après la mort de François de Sales, elle chercha conseil auprès de Vincent de Paul et de Saint-Cyran en 1640.
Elle mourut en 1641, quelques jours après son retour, d'un fatigant voyage en litière, de Moulins à Saint-Germain-en-Laye, où elle avait été appelée pour s'entretenir avec la reine de France Anne d'Autriche.
Bien que soupçonnée un temps de sympathies jansénistes et de quiétisme, Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal fut béatifiée en 1751 par Benoît XIV et canonisée par Clément XIII le 16 juillet 1767. Elle est la patronne et protectrice des personnes oubliées ("forgotten people" mentionne une source anglophone : http://saints.sqpn.com/saintj22.htm), des repris de justice (in-law problems), des mères de famille, des veuves et des femmes portant le prénom France, Françoise (http://gchenal.club.fr/gen/index.php?rep_c=cejour&fic_c=22dec), Francine et Chantal.
Sa dépouille mortelle est conservée avec celle de François de Sales dans la basilique de la Visitation à Annecy.
On l'honore d'abord le 12 décembre puis le 12 août depuis 2003. Le calendrier conserve cependant sa fête au 12 décembre.
Elle a laissé des Lettres, qui ont été publiées en 1660 (Paris, in-8° ; 1833, 2 vol. in-8°).
Sa Vie a été écrite par J.-M.-S. Daurignac et par une de ses sœurs visitandines Françoise Madeleine de Chaugy.
Orpheline de mère à l'âge de 18 mois, son père, président à mortier du Parlement de Bourgogne, issu de la noblesse de robe, lui donna une solide éducation puis la maria (dans la noblesse d'épée) en 1592 à Christophe de Rabutin, baron de Chantal. Le couple très uni eut six enfants dont quatre survécurent. L'aîné d'entre eux fut le père de la marquise de Sévigné.
En 1601, Christophe de Rabutin de Chantal mourut, victime d'un accident de chasse. La jeune veuve, après une période de deuil marquée par la rancoeur et le désespoir, se sentant appelée par Dieu, se mit à la recherche d'un guide spirituel. Entre-temps, elle avait cherché refuge auprès de son beau-père lequel vivait en concubinage avec une de ses servantes qui traita assez mal la jeune veuve. Jeanne subit toutes ses avanies avec patience et douceur. Elle fit vœu, quoique jeune encore, de ne point se marier, et, après avoir établi ses enfants, elle se consacra tout entière à des œuvres de charité.
En 1604 elle rencontra François de Sales, évêque de Genève en résidence à Annecy (Genève étant la Rome des réformés), venu à Dijon pour prêcher le carême : elle s'ouvrit à lui et il accepta de la diriger.
En 1610, libérée de ses obligations familiales, elle rejoignit François de Sales à Annecy pour fonder sous son impulsion une nouvelle congrégation, l'Ordre de la Visitation, dont elle fonda le premier couvent à Annecy.
À partir de 1618, suite à une grave maladie, elle se lança dans l'établissement de nouveaux couvents.
Après la mort de François de Sales en 1622, elle s'occupa seule des treize monastères de l'ordre. Cet ordre consacré à la contemplation comportait en 1641, au décès de Jeanne de Chantal, 87 monastères dans toute l'Europe. Aujourd'hui il regroupe 3 500 visitandines dans 135 couvents répartis à travers le monde.
Après la mort de François de Sales, elle chercha conseil auprès de Vincent de Paul et de Saint-Cyran en 1640.
Elle mourut en 1641, quelques jours après son retour, d'un fatigant voyage en litière, de Moulins à Saint-Germain-en-Laye, où elle avait été appelée pour s'entretenir avec la reine de France Anne d'Autriche.
Bien que soupçonnée un temps de sympathies jansénistes et de quiétisme, Jeanne-Françoise Frémyot de Chantal fut béatifiée en 1751 par Benoît XIV et canonisée par Clément XIII le 16 juillet 1767. Elle est la patronne et protectrice des personnes oubliées ("forgotten people" mentionne une source anglophone : http://saints.sqpn.com/saintj22.htm), des repris de justice (in-law problems), des mères de famille, des veuves et des femmes portant le prénom France, Françoise (http://gchenal.club.fr/gen/index.php?rep_c=cejour&fic_c=22dec), Francine et Chantal.
Sa dépouille mortelle est conservée avec celle de François de Sales dans la basilique de la Visitation à Annecy.
On l'honore d'abord le 12 décembre puis le 12 août depuis 2003. Le calendrier conserve cependant sa fête au 12 décembre.
Elle a laissé des Lettres, qui ont été publiées en 1660 (Paris, in-8° ; 1833, 2 vol. in-8°).
Sa Vie a été écrite par J.-M.-S. Daurignac et par une de ses sœurs visitandines Françoise Madeleine de Chaugy.




