Jeannette Bougrab (née le 26 août 1973 à Déols[1], dans la région de Châteauroux, Berry de parents harkis), a été maître de conférences en droit public à l'université Paris I Panthéon-Sorbonne et à l'Institut d'études politiques de Paris avant d'être nommée maître des requêtes au Conseil d'État au tour extérieur par décret du 28 septembre 2007[2]. Elle est aussi une femme politique, membre de l'Union pour un mouvement populaire et candidate en juin 2007 à la députation dans la dix-huitième circonscription de Paris.
Lycéenne, Jeannette Bougrab milite d'abord au sein de l'association SOS racisme[3]. Après des études de droit à Orléans, elle obtient un DEA (1997) puis un doctorat (2002)[1] en droit public à la Sorbonne. Juriste au Conseil constitutionnel avant de devenir maître de conférences à la Sorbonne, elle est remarquée par Pierre Mazeaud[4]. Elle s'engage en politique à l'UMP sous la présidence d'Alain Juppé et est nommée secrétaire nationale chargée d'un rapport sur "Les discriminations dans l’accès au marché de l’emploi". Grâce au soutien de Pierre Mazeaud, elle est nommée membre du Haut conseil à l'intégration en 2002[5]. À son arrivée à la tête de l'UMP, Nicolas Sarkozy lui confie le secrétariat national des nouvelles adhésions aux côtés d'Yves Jégo. Elle est aussi membre du conseil d’administration de l’institut du monde arabe et du Conseil d'analyse de la société.
Lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, elle est candidate investie par l'UMP dans la 18e circonscription de Paris (Barbès, la porte de Clignancourt, un bout des Grandes Carrières, Montmartre) face au député socialiste sortant, Christophe Caresche. Durant la campagne dans une circonscription difficile, elle bénéficie du soutien des sportifs Lilian Thuram [6], et David Douillet, des intellectuels Luc Ferry et Alexandre Adler et des anciens ministres Michel Barnier et Philippe Douste-Blazy. Distancée lors du premier tour où elle obtient 29,6% des voix contre 37,7% au député socialiste sortant, elle est battue au soir du second tour avec 36,71% des voix contre 63,29% à Christophe Caresche, député sortant[7], enregistrant le plus mauvais score que la droite unie ait connu dans l'arrondissement. Elle se déclare déçue d'avoir été cantonnée à un rôle « d'animateur de réunions communautaires » pour Nicolas Sarkozy, qu'elle a refusé, elle n'a obtenu que de haute lutte son investiture aux législatives 2007, dans une circonscription bastion de la gauche, et a annoncé vouloir s'éloigner de la politique partisane pour se consacrer à l'écriture[8].
Elle se revendique de droite partisane du gaullisme social[9]. Ainsi, dans une interview au journal Têtu en mai 2006, elle s'est déclarée favorable au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, position politique et sociétale qu'elle reconnaît comme minoritaire au sein de l'UMP mais qu'elle espère contribuer à rendre majoritaire.
Dans son rapport sur Les Discriminations dans l’accès au marché de l’emploi elle se montre réservée quant à la notion de discrimination positive lui préférant la notion de « mobilisation positive ».
Convaincue que la compétitivité économique de la France est liée à l'innovation, elle est favorable à une augmentation des dépenses publiques et privées pour le financement de l'université et de la recherche.
Lycéenne, Jeannette Bougrab milite d'abord au sein de l'association SOS racisme[3]. Après des études de droit à Orléans, elle obtient un DEA (1997) puis un doctorat (2002)[1] en droit public à la Sorbonne. Juriste au Conseil constitutionnel avant de devenir maître de conférences à la Sorbonne, elle est remarquée par Pierre Mazeaud[4]. Elle s'engage en politique à l'UMP sous la présidence d'Alain Juppé et est nommée secrétaire nationale chargée d'un rapport sur "Les discriminations dans l’accès au marché de l’emploi". Grâce au soutien de Pierre Mazeaud, elle est nommée membre du Haut conseil à l'intégration en 2002[5]. À son arrivée à la tête de l'UMP, Nicolas Sarkozy lui confie le secrétariat national des nouvelles adhésions aux côtés d'Yves Jégo. Elle est aussi membre du conseil d’administration de l’institut du monde arabe et du Conseil d'analyse de la société.
Lors des élections législatives des 10 et 17 juin 2007, elle est candidate investie par l'UMP dans la 18e circonscription de Paris (Barbès, la porte de Clignancourt, un bout des Grandes Carrières, Montmartre) face au député socialiste sortant, Christophe Caresche. Durant la campagne dans une circonscription difficile, elle bénéficie du soutien des sportifs Lilian Thuram [6], et David Douillet, des intellectuels Luc Ferry et Alexandre Adler et des anciens ministres Michel Barnier et Philippe Douste-Blazy. Distancée lors du premier tour où elle obtient 29,6% des voix contre 37,7% au député socialiste sortant, elle est battue au soir du second tour avec 36,71% des voix contre 63,29% à Christophe Caresche, député sortant[7], enregistrant le plus mauvais score que la droite unie ait connu dans l'arrondissement. Elle se déclare déçue d'avoir été cantonnée à un rôle « d'animateur de réunions communautaires » pour Nicolas Sarkozy, qu'elle a refusé, elle n'a obtenu que de haute lutte son investiture aux législatives 2007, dans une circonscription bastion de la gauche, et a annoncé vouloir s'éloigner de la politique partisane pour se consacrer à l'écriture[8].
Elle se revendique de droite partisane du gaullisme social[9]. Ainsi, dans une interview au journal Têtu en mai 2006, elle s'est déclarée favorable au mariage homosexuel et à l'adoption d'enfants par des couples homosexuels, position politique et sociétale qu'elle reconnaît comme minoritaire au sein de l'UMP mais qu'elle espère contribuer à rendre majoritaire.
Dans son rapport sur Les Discriminations dans l’accès au marché de l’emploi elle se montre réservée quant à la notion de discrimination positive lui préférant la notion de « mobilisation positive ».
Convaincue que la compétitivité économique de la France est liée à l'innovation, elle est favorable à une augmentation des dépenses publiques et privées pour le financement de l'université et de la recherche.
- ↑ a b Jeannette Bougrab, 33 ans. Candidate aux législatives dans le XVIIIe , Libération, 2 juin 2007.
- ↑ Legifrance - Le service public de l'accès au droit
- ↑ LeMonde.fr : Législatives : les femmes à l'assaut de Paris
- ↑ Jeannette Bougrab - Maître en intégration
- ↑ La vague Sarkozy : La génération Sarkozy, actualité France : Le Point
- ↑ Le blog de Jeannette Bougrab : Un soutien "champion du monde" !
- ↑ Le site officiel du ministère de l'Intérieur de l'Outre-mer et des Collectivités territoriales
- ↑ L'Express, 5 juillet 2007, page 44
- ↑ Des brèches dans le fief socialiste
- Jeannette Bougrab, Aux origines de la Constitution de la IVe République (avec une préface de Nicole Belloubet-Frier). Dalloz, collection « Nouvelle bibliothèque de thèses » no 12, Paris, 2002. X-768 p. (ISBN 2-247-04490-5). Reproduction de la thèse de doctorat en droit public, soutenue en 2001 devant l'université de Paris-I.
- Jeannette Bougrab, « Le contrôle de constitutionnalité des lois dans l'élaboration de la Constitution du 27 octobre 1946 », Revue française de droit constitutionnel, n° 38, 1999, p. 285-314.
- Jeannette Bougrab, « L'aide juridictionnelle, un droit fondamental ? », L'Actualité Juridique Droit Administratif, n°12, 2001, p. 1016-1024.
- Jeannette Bougrab, « La gauche et la décentralisation », La décentralisation à la française, éditions F. X. de Guibert, 2003, p. 249-263.
- Jeannette Bougrab, « L'égalité entre les femmes et les hommes dans les jurisprudences de la Cour européenne des droits de l'homme, de la Cour de justice des communautés européennes et des juridictions françaises », L'Actualité Juridique Droit administratif, n° 31, 2003, p. 1640-1647.
- Jeannette Bougrab, « Le juge administratif français et les lois nationales étrangères », in Mélanges en l'honneur du professeur Timsit, Bruylant, 2004, p. 267-288.
- Jeannette Bougrab, « L'accès à la justice », in Informations sociales, décembre 2004, n° 120, p. 60-69.
- Jeannette Bougrab, « La contribution de François Luchaire à l'élaboration de la Constitution de la Cinquième République », in Un Républicain au service de la République, mélanges en l'honneur du professeur François Luchaire, Presses universitaires de la Sorbonne, 2005, p. 141-158.
- Jeannette Bougrab, « Independence administrative authorities », in Roberto Caranta, (dir.), Independent Administrative Authorities a Comparative Perspective, British Institute of Internationale and Comparative Law, London, 2005, p. 47-63.
- Jeannette Bougrab, « Les articles 34 et 37 de la Constitution », in Bertrand Mathieu et Michel Verpeaux, La Réforme du travail législatif, Dalloz, 2005.
- Jeannette Bougrab, « Note sous CE Sect. 29 janvier 2003, Syndicat départemental de l'électricité et du gaz des Alpes-Maritimes et commune de Clans : Une relecture du principe d'intangibilité de l'ouvrage public », in Les Petites Affiches, 21 mai 2003, n° 101, p. 4-8.
