Biographie de Jennifer Capriati

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Jennifer Marie Capriati (née le 29 mars 1976) est une joueuse de tennis américaine, professionnelle de 1990 à 2004.

Comptant parmi les plus précoces de l'histoire de son sport, c'est pourtant à partir de ses 25 ans, après des déboires personnels, qu'elle remporte les plus beaux titres de sa carrière et devient, en 2001, numéro un mondiale au classement WTA.



Jennifer Capriati est née à Long Island, à New York. Toute petite, son père, un ancien boxeur italo-américain, lui apprend à jouer au tennis. En 1986, ses parents déménagent en Floride où, à dix ans, elle suit un entraînement très intensif auprès de Jimmy Evert, le père de Chris. Elle acquiert rapidement les bases d'un jeu de fond de court d'une grande puissance, égale en coup droit comme en revers, et d'une défense particulièrement efficace.

À treize ans et deux mois, en 1989, elle gagne Roland-Garros junior[2], puis l'US Open à la fois en simple et double filles[3].



Après un premier match senior disputé en 1989 à l'occasion de la Wightman Cup[4], elle devient professionnelle le 5 mars 1990, trois semaines avant son quatorzième anniversaire. Dès sa première participation à un tournoi WTA et après avoir mystifié quatre têtes de série[5], elle accède à la finale de l'Open de Boca Raton où elle est dominée par Gabriela Sabatini : ce record demeure inégalé. Immédiatement, le public américain fait de “Jenny” sa coqueluche.

Au printemps 1990, déjà classée 24e mondiale, elle devient à quatorze ans la plus jeune joueuse à atteindre les demi-finales à Roland-Garros[6]. Victorieuse en juillet de la Coupe de la Fédération avec l'équipe américaine, elle gagne en octobre son premier titre à Porto Rico contre Zina Garrison et conclut la saison au 8e rang mondial.

En 1991, elle atteint successivement les demi-finales à Wimbledon (en éliminant la championne en titre Martina Navrátilová en quarts) puis à l'US Open (sortie par la numéro un Monica Seles[7], au terme d'une rencontre d'anthologie[8]).

En 1992, elle accède trois fois aux quarts de finale dans des tournois du Grand Chelem et gagne la médaille d'or aux Jeux olympiques de Barcelone en s'offrant la favorite Steffi Graf en finale.

Pourtant, de plus en plus pressurée par les médias, Capriati ne parvient pas à concrétiser les immenses espoirs si tôt placés en elle. En 1993, elle essuie plusieurs contre-performances, notamment une élimination au premier tour de l'US Open. Elle décide alors, pour un temps, de reprendre ses études. Arrêtée pour vol à l'étalage en décembre puis pour possession de marijuana en mai 1994, elle ne revient à la compétition qu'en février 1996[9].



Peinant à se maintenir dans le club des cinquante meilleures mondiales, le comeback de Jennifer Capriati fait pour le moins long feu jusqu'à son succès aux Internationaux de Strasbourg en mai 1999.

Si 2000 marque son retour au premier plan[10], c'est en 2001 qu'elle connaît son année de grâce en remportant l'Open d'Australie puis Roland-Garros (12-10 au troisième set contre Kim Clijsters). Le 15 octobre, elle succède brièvement à Martina Hingis sur le trône de numéro un mondiale. De nouveau, elle s'adjuge l'Open d'Australie en 2002, son troisième et dernier titre en Grand Chelem, non sans effacer quatre balles de match en finale[11] face à Hingis.

En 2003, un peu en-deça, sa plus notable performance reste une demi-finale à l'US Open qu'elle perd contre Justine Henin-Hardenne, alors qu'elle est passée à onze reprises à deux points de la victoire.

Jennifer Capriati n'a plus joué depuis novembre 2004 à cause d'une blessure à l'épaule. Elle n'a, à ce jour, jamais officialisé sa retraite sportive.

En 2005, les journalistes américains de Tennis Magazine l'ont élue au 36e rang des "quarante plus grands champions de tennis de ces quarante dernières années" (hommes et femmes confondus), derrière Stan Smith (35e) et devant Gustavo Kuerten (37e)[12].

Jennifer Capriati, de même que Monica Seles, a édicté les standards du tennis féminin d'aujourd'hui, coercitif et basé avant tout sur la force physique. Elle compte treize titres WTA à son palmarès, dont un en double dames, et deux victoires en Fed Cup avec l'équipe américaine (1990 et 2000).













  • Jennifer Capriati Tennis, jeu vidéo sorti en 1995 sur Megadrive.


  1. Dernier match officiel
  2. Martina Hingis, dans sa douzième année, améliorera la performance en 1993.
  3. associée à Meredith McGrath, avec qui elle s'impose aussi à Wimbledon
  4. où elle surclasse la Britannique Clare Wood (vingt-et-un ans) sur un double 6-0.
  5. Claudia Porwik (15e), Nathalie Tauziat (8e), Helena Suková (4e) et Laura Arraya (10e)
  6. battue par Monica Seles, de deux ans son aînée et future lauréate
  7. Seles, qu'elle avait battu en juillet en finale du Classic de San Diego
  8. 3-6, 6-3, 6-7 : les deux protagonistes échangent, sans temps mort, des coups d'une violence alors jamais vue, prémices du tennis féminin des années 2000.
  9. En novembre 1994, elle tente un retour mais est sortie au premier tour du tournoi de Philadelphie par Anke Huber.
  10. demi-finale à l'Open d'Australie, un titre à Luxembourg, 14e mondiale en fin de saison
  11. un record dans une finale de Grand Chelem
  12. (en) Liste complète et portraits des quarante lauréats sur le site officiel de Tennis MagazineSampras est premier, devant Navrátilová et Graf.


  • (en) Jennifer Capriati sur le site officiel du WTA Tour (bio, performances, activité, faces-à-faces, actualités)
  • (en) Jennifer Capriati sur le site officiel de l'ITF (bio, activité, faces-à-faces)
  • (en) Jennifer Capriati sur le site officiel de la Fed Cup (parcours et résultats complets)
  • (fr+en) Jennifer Capriati sur l’Internet Movie Database.

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