Biographie de Jimmy Connors

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L'Equipe.fr

Tennis - Livres : Connors fait polémique
L'Equipe.fr
Chris Evert a fini par réagir aux révélations de Jimmy Connors dans son dernier livre. Elle est évidemment blessée qu'il ait révélé son choix d'avoir avorté alors qu'elle n'avait que 19 ans. Chris Evert et Jimmy Connors à Roland-Garros en 1975. (L ...

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Jimmy Connors: 'The Outsider'
ESPN
A week before the Queen's Club tournament in June 1972, I attended an official dinner to celebrate the US team's victory in the Wightman Cup. They had defeated the British 5-2 in a contest played that year at Wimbledon. One of the US team members was ...




Tennis legend Jimmy Connors reveals all
NBCNews.com
Tennis legend Jimmy Connors reveals all. From his engagement to Chris Evert, to the role his mother played in his tennis career, to his gambling addiction when his life on the court faded, legend Jimmy Connors reveals all to Rock Center's Harry Smith.
Jimmy Connors on Chris Evert abortion: 'We were young'Today.com
Jimmy Connors' 'The Outsider' leaves readers out in the cold: book reviewOregonLive.com
Gordon Monson: Jimmy Connors hints at Evert abortion — but to what end?Delaware County Daily Times
Broadway World -BDlive
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Wall Street Journal

The Drama of Jimmy Connors
Wall Street Journal
There he was, Jimmy Connors, and to be truthful, it was a little strange, to find the raffish tennis icon looking so refined—dignified, really—in the upstairs lounge of the Peninsula Hotel, a posh fortress of decorum off Fifth Avenue. He was dressed ...
Jimmy Connors won't go quietlyESPN
Jimmy Connors Shouldn't Be Talking About Chris Evert's AbortionThe Atlantic
Connors has no apologies, for his career or book - USA TodayUSA TODAY

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Unvarnished Connors back in spotlight
ESPN
For 20 years, Jimmy Connors was one of tennis' most provocative public figures. And then, after retiring at the end of the 1992 season, he almost vanished. He kept a low profile in Santa Barbara, Calif., going to great lengths to avoid the very sport ...




Daily Beast

Jimmy Connors, Still a Jerk
Daily Beast
Top seed Jimmy Connors of Belleville, Ill., makes a face at opponent Ivan Lendl of Czechoslovakia during quarterfinal action at the U.S. Open Clay Court tennis championships in Indianapolis on August 10, 1979. (MAC/AP). I couldn't help be ...




Memphis Flyer

Jimmy Connors Was a Memphis Favorite
Memphis Flyer
"For me there is only one way to play tennis," Connors says in his new memoir "The Outsider." "You put yourself on the line and fight to win, always. No questions asked. No compromise." No one who saw Connors play at the Racquet Club in the 1980s would ...




Daily Bagel: Big Four impressions
SI.com
The Daily Bagel is your dose of the interesting reporting, writing and quipping from around the Internet. • Video: Incredible impressions of the Big Four. • Jimmy Connors says the much-celebrated rivalries in today's game are “soft” compared with those ...

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An excerpt from Jimmy Connors' “The Outsider”
MSNBC
I'm 29 years old and for the last three years people have been telling me I'm finished, washed up, done. That doesn't sit well with me. I'll say when I'm done and I'm not done yet. I haven't even reached my peak. Screw 'em. It's 1981 and I lost my hold ...




Jimmy Connors gets defensive in memoir
STLtoday.com
But the player who scrawled the name St. Louis on the map was tennis' original bad boy, Jimmy Connors. Actually, his place on the map was on the wrong side of the river. As Connors recounts in his new memoir, “The Outsider,” he was born in 1952 in East ...
Chris Evert 'disappointed' by Jimmy Connors' tell-all book The OutsiderHerald Sun
How Would You Feel If Your Ex Told Everyone About Your Abortion?TheGloss
Abortion, affairs and how tennis great Chris Evert the man eater and Jimmy ...Daily Mail
Tennis World - the place for Tennis News and Tennis Tournament
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Jimmy Connors, né le 2 septembre 1952 à East Saint Louis, dans l'Illinois, est un joueur de tennis des États-Unis qui a disputé le circuit international de 1970 à 1996. Il fut numéro un mondial, remporta 8 titres du Grand chelem et 147 tournois dont 107 recensés par l'ATP ce qui constitue le record absolu de l'Ère Open. Il était récemment l'entraîneur d'Andy Roddick.



Né en 1952 dans l'Illinois, Jimmy Connors est avec l'australien Rod Laver, le suédois Björn Borg, l'ex-tchécoslovaque Ivan Lendl, les américains John McEnroe, Andre Agassi, Pete Sampras et le suisse Roger Federer, l'un des plus grands joueurs de l'ère open. Il fut également l'un de ceux qui eurent la plus longue carrière : seuls chronologiquement Bill Tilden, Pancho Gonzales et Ken Rosewall, sa victime quadragénaire en finale de Wimbledon et de l'US Open 1974, firent mieux. En plus d'une forte combativité, le jeu de ce gaucher était construit autour de son revers. Son coup droit en conséquence fut souvent son point faible, flottant et imprécis. Mais pour avoir l'opportunité de viser son coup droit de gaucher, il fallait déjà parvenir à contenir l'immense agressivité de fond de court de son revers à deux mains.

Ce geste, aujourd'hui si répandu chez les joueurs professionnels (Ievgueni Kafelnikov, Andre Agassi, Marat Safin entre autres) était dans les années 1970 encore relativement peu fréquent. Et c'est Connors qui le démocratisa en en faisant un usage immodéré. La longueur exceptionnelle de sa carrière en fit un joueur extrêmement populaire aux États-Unis. Cependant, Connors passa par plusieurs phases dans le public américain. Haï dans les années 1970 jusqu’à l'arrivée de John McEnroe qui monopolisera les rancunes du public au tournant des années 1980, Connors gagna du respect en même temps qu'il gagnait en âge.

L'arrogance de sa jeunesse devint une combattivité respectée puis admirée par les Américains, mais aussi par les Européens : un de ses derniers matches marqua les esprits du public français. En 1/16e de finale de Roland-Garros 1991 face à Michael Chang, Connors lutta durant plus de 3 heures, ne cédant que par abandon au 5e set, non sans avoir remporté la 4e manche et le premier point de la 5e sur une attaque de revers.



Connors débuta sur le circuit en 1970 et en septembre il battit son premier joueur du Top20, Roy Emerson, au premier tour du Pacific Southwest Open Championships de Los Angeles. En septembre 1971 il battit Stan Smith alors meilleur joueur du monde du moment en demi finale du même tournoi de Los Angeles. Il passa professionnel en 1972. Rapidement, il s'imposa comme un des grands espoirs américains avec Solomon et Tanner. Durant deux saisons, il parvint à s'emparer de 17 titres professionnels et en particulier celui de l'U.S. Pro 1973 en battant au premier tour Smith et en finale Arthur Ashe. En 1972, année où il est devenu joueur professionnel, Connors se qualifia pour le Masters du Grand Prix réservé aux professionnels indépendants (par opposition aux professionnels sous contrat avec l'organisation WCT), démontrant ainsi qu'il faisait désormais partie du Top20 voire du Top15 des meilleurs joueurs du monde. En 1973 il atteignit les quarts de finale de l'US Open qui attira le plus beau plateau de l'année devant Roland Garros. Il joua aussi les quarts des Wimbledon dévalués de 1972 (interdit aux pros sous contrat de la WCT) et de 1973 (le tournoi du boycott de l'ATP avec seulement 4 des 20 meilleurs joueurs du monde du moment, Ilie Năstase, Jan Kodeš, Roger Taylor et Connors lui-même). Fin 1973 tous les experts le classèrent entre la 5e et la 9e place mondiale (l'ordinateur de l'ATP le plaça même à une 3e place quelque peu surestimée).



Alors qu'il commençait à faire sa place dans le paysage du tennis mondial en 1973, il franchit un cap l'année suivante, triomphant de la génération précédente (dont Ilie Năstase et Stan Smith) en réalisant le petit chelem, exploit rarissime durant l'ère open (réalisé par Mats Wilander en 1988 et Roger Federer en 2004, 2006 et 2007). Il emporta d'abord l'Open d'Australie en battant Phil Dent, le père de l'actuel joueur américain Taylor Dent. Il fut privé de Roland-Garros. En effet, à l'époque, les professionnels américains préféraient jouer des exhibitions lucratives (un championnat intervilles américain notamment) peu avant le tournoi et hésitaient parfois à faire le déplacement parisien. En réaction, Philippe Chatrier, alors président de la FFT bannit du tournoi l'ensemble des joueurs de ces intervilles, dont Connors. Pour le joueur, ce fut une cruelle désillusion. Car à l'époque, il était tout simplement irrésistible, même sur terre battue. Il enchaîna sur des victoires à Wimbledon et à l'US Open, écrasant à deux reprises en finale l'australien Ken Rosewall. L'interdiction de disputer Roland-Garros l'a probablement privé d'un Grand Chelem (réalisé à ce jour, seulement par deux joueurs: Donald Budge en 1938; Rod Laver en 1962 et 1969). Jimmy Connors porta l'affaire devant la justice et attaqua la Fédération française de Tennis. Il prit comme avocat Robert Badinter, mais fut débouté.



Désormais numéro un mondial, Connors passerait les prochaines années à lutter contre le suédois Björn Borg, joueur suédois qui avait remporté Roland-Garros 1974 à 18 ans.

L'année 1975 fut difficile pour Connors qui perdit ses 3 titres du grand chelem en finale, vaincu par John Newcombe en Australie (il ne rejouera plus jamais ce tournoi), par le champion américain Arthur Ashe, 33 ans, en finale de Wimbledon, puis par l'espagnol Manuel Orantes en finale d'un US Open passé pour 3 éditions (1975, 1976 et 1977) sur har-tru, nom de la terre battue américaine.

Il demeura néanmoins numéro 1 mondial, ne disputant ni l'Australian, ni Roland-Garros l'année suivante. Vaincu en 1/4 de Wimbledon par un compatriote et redoutable serveur, Roscoe Tanner, il battit Borg en finale de l'US Open (6-4/3-6/7-6(11-9)/6-4. Les deux hommes se partageaient les titres : Borg l'emportait à Wimbledon, Connors à l'US Open, s'affrontant souvent en finale de divers "gros" tournois.

Ces années, deux personnes le suivaient tennistiquement, l'une l'ayant propulsé dans le tennis avec une volonté titanesque, sa mère, Gloria Connors (décédée en janvier 2007), elle-même ex excellente tennis woman et enseignant le tennis professionnellement, mais aussi un joueur lui aussi atypique, Pancho Segura.

En 1977, toujours numéro 1 mondial, il céda lors de deux finales. Face à Borg lors d'une homérique lutte de 5 sets (6-3/2-6/1-6/7-5/4-6, revenant de 0-4 à 4-4 (15/0) dans le cinquième set, puis fit une double faute et s'effondra multipliant alors les fautes directes face à un Borg imperturbable). Aussi face à l'argentin Guillermo Vilas récent vainqueur de Roland-Garros, dans un match qu'il crut avoir à sa main ayant de multiples occasions de mener deux sets à un, craquant complètement dès lors, face à un Vilas aussi solide imperturbable et impitoyable que l'avait été Borg deux mois plus tôt. À cette occasion, le public assista à un déroulement de fin de match inédit ; sur une balle de match - Connors venait d'en sauver plusieurs - une approche de coup droit de Connors fut jugée ligne, puis faute… Le public envahissant le central rendit impossible toute contestation, portant bientôt l'argentin en triomphe ; un des spectateurs ayant envahi le terrain allant même provoquer Connors qui le reçu d'un coup de poing. Ces émotions passées, l'américain emporta son unique Masters en janv 78, à New York, battant Borg en finale (6-4/1-6/6-4), lui-même ayant battu Vilas (6-3/6-3) en demi-finale, adversaire qu'il s'était choisi en déclarant forfait dans son dernier match "de pool", afin d'éviter d'affronter l'américain à ce stade de la compétition, là où Vilas avait lui battu Connors en poule (6-4/3-6/7-5).

Semblant pour la première fois un brin disposé à revenir sur ses bouderies passées et à gratifier Roland Garros de sa venue, il tomba malade au printemps, et une mononucléose le tint éloigné des terrains plus d'un mois. Ce n'est, selon ce qui était devenu une habitude, qu'en Angleterre et sur herbe qu'il retrouva un Borg au maximum de son rayonnement après sa quinzaine parisienne triomphale de 78. Jimmy Connors perdit (6-2/6-2/6-3) sans gloire, trouvant face à lui un joueur métamorphosé qui attaqua sans relâche, montant, volleyant, et servant avec un à propos désarçonnant auquel il ne sut déjà psychologiquement répondre. Passé ce nouveau traumatisme, la finale de Flushing Meadows fut l'occasion pour lui d'une vivifiante revanche. Le nouveau stade où se tenait l'US Open, Flushing Meadows dans le "borough" du Queens, avait choisi le ciment américain ("Déco Turf2"), surface au rebond plus franc, plus haut, parfaitement adapté au jeu de l'américain, lui fut lieu de renaissance, il triompha 6-4/6-2/6-2, donnant là éclatante démonstration d'agressivité maîtrisée, face à un Borg pourtant très affuté malgré une blessure au pouce. Ce match est, malgré l'apparente sècheresse du score, un des meilleurs qu'ils aient partagés, car même si dès le début du second set les déroulements et dénouements semblèrent inéluctables, le Suédois donna superbe réplique à son bourreau du jour. En demi finale, Connors avait encore écarté son jeune compatriote McEnroe en demi-finale (6-3/6-2/7-5), comme il l'avait fait à Wimbledon un an et demi plus tôt, revenant cette fois de 1-5 à 7-5 dans le dernier set.

A la toute fin de l'année 1978, la carrière de Connors ralentit, du fait de l'arrivée au plus haut niveau d'un nouveau rival, son compatriote serveur-volleyeur John McEnroe et surtout du fait qu'un changement radical survint dans sa vie affective. En effet, loin de toute famille, il se maria à Tokyo avec une playmate américaine dont il eut un enfant (Brett) dès les mois suivants (août 1979). L'agressivité de son jeu s'en trouva conséquemment émoussée au moment où Borg devenait de plus en plus fort physiquement et où Mac trouva enfin sa vitesse de croisière et se convainquit pleinement de son aptitude à s'immiscer entre eux.



Lors des saisons 1979 à 1981, Connors n'atteignit pas une seule finale de tournoi du grand chelem, et remporta de moins en moins de titres professionnels. Dans les tournois du Grand Chelem il fut battu constamment par McEnroe et Borg. Il revint à Roland-Garros en 1979, pour la première fois depuis 1973. C'était le seul grand titre qui lui manquait. Il échoua face au paraguayen Victor Pecci en demi-finales en 1979, face à l'américain Vitas Gerulaitis en demi-finales en 1980 et face à l'argentin José Luis Clerc en quarts de finale en 1981, étant à cette unique occasion à quelques points de la victoire dans le quatrième set. Des regrets, il put en avoir cette année, puisque son adversaire suivant aurait dû être Ivan Lendl, joueur qu'il avait implacablement dominé jusque là. De plus, le jeu de Connors s'accommodait mal d'une terre battue humide et lourde telle celle qu'il eut à fouler contre Clerc, là où dès le lendemain, le beau temps allait s'installer et les échanges s'accélérer… Il manqua ainsi sa dernière chance de défier Borg sur ses terres parisiennes, dans la finale la plus espérée de l'époque.

Il semblait alors décliner, idée accentuée par ses trois défaites successives en demi-finales de Wimbledon en 1979, 1980 et 1981 face à Borg et McEnroe. Descendu à la troisième place mondiale, il échoua également en demi-finales de l'US Open des années-là. Parfois, ses éliminations furent sévères, comme à Wimbledon 1979 (victoire de Borg 6-2, 6-3, 6-2) ou à l'US Open 1981 (Borg 6-2, 7-5, 6-4), partie où il mena toutefois 4-1 au second set, obtenant même plusieurs balles de 5-1, avec service à suivre. Borg servit à cette occasion une pluie d'aces qui semblèrent casser le moral de l'américain.

Il pouvait cependant encore menacer ses rivaux dans ces tournois. En demi-finale de Wimbledon 1981, Borg ne l'emporta que 0-6, 4-6, 6-3, 6-0, 6-4. À l'US Open 1980, il fallut attendre le tie-break du 5e set pour que McEnroe parvienne à l'éliminer 6-4, 5-7, 0-6, 6-3, 7-6. De même, aux Masters de janvier 1980 et 1981, il fut deux fois proche d'un succès face à Borg (6-3, 3-6, 6-7 et 4-6, 7-6, 3-6).



Borg, mentalement fatigué par une douzaine d'années entièrement consacrées au tennis, partit en semi-retraite en octobre 1981 et laissa ainsi McEnroe, Lendl et Connors se disputer le leadership du tennis. Connors redevint n° 1 mondial en 1982 au dépens de McEnroe à la faveur de victoires à Wimbledon (où il le battit en finale 3-6, 6-3, 6-7, 7-6, 6-4) et à l'US Open (face à Ivan Lendl). L'année suivante, il gagna son dernier titre du grand chelem, à 31 ans à l'US Open face à Lendl.

Malgré son âge, il demeura dans les dix meilleurs joueurs du monde jusqu'en 1989. Il ne parvint pas à gagner Roland-Garros (demi-finaliste en 1984 et 1985, quart de finaliste en 1981, 1982, 1983 et 1987). Il ne rejoua pas l'Open d'Australie, même après que celui-ci se fut réinstallé en janvier après une décennie durant laquelle il était disputé à Noël. Il parvint néanmoins à revivre l'excitation d'une finale de Wimbledon en 1984 (perdue 6-1, 6-1, 6-2 face à un McEnroe cette année là au sommet de son art, toutefois après une superbe victoire sur Lendl), aussi celle de réussir à presque 35 ans la plus belle remontée de l'histoire de Wimbledon (de 1-6, 1-6, 1-4… face au Suédois Mikael Pernfors) ne cédant plus qu'en demi finale face au futur vainqueur (l'australien Pat Cash), aussi des demi-finales aux US Open 1984 (réalisant au passage un des plus beaux matchs de l'histoire, ferraillant cinq sets avec un McEnroe alors intouchable sur surface rapide, son rival n'y perdant qu'un seul match de toute la saison...) et 1985 (sombrant pour la première fois face à Lendl en grand chelem sur surface rapide, il est vrai à 33 ans révolus).

L'arrivée de joueurs plus jeunes que lui, comme le suédois Stefan Edberg, l'allemand Boris Becker ou son compatriote Andre Agassi provoqua son lent recul de la hiérarchie mondiale. Il continua néanmoins à jouer et à gagner quelques titres professionnels (2 en 1988, 2 en 1989, battant à l'occasion - US Open 89 et à 37 ans - le numéro deux mondial, Stefan Edberg, en ne lui abandonnant que six jeux en trois sets !). Encore quart de finaliste face à Agassi aux US Open 1988 (pour la première fois - à 37 ans - dépassé par un joueur plus vif et rapide que lui) et 1989 (faisant cette fois jeu égal avec le Kid de Las Vegas, de 18 ans son cadet...), il sembla se retirer en 1990, n'obtenant cette saison d'absence pour seul résultat qu'une défaite au premier tour (face à Agenor qu'il retrouverait victorieusement lors d'un mémorable second tour du Roland Garros de l'année suivante) du tournoi de Toulouse, dont il était le double tenant du titre (88 et 89, titres acquis face à Chesnokov puis… McEnroe). Il sembla perdu pour le jeu. En effet, depuis des mois son poignet gauche le faisait souffrir, quelque temps plus tard, la chirurgie allait le reconstituer, lui laissant néanmoins peu d'espoir d'en refaire l'intensif usage que sa carrière avait nécessité.



Il revint cependant en 1991 au plus haut niveau. À 39 ans, alors qu'il était classé au-delà de la 100e place mondiale, il poussa Michael Chang aux cinq sets en 1/16e de finale Roland-Garros et élimina son compatriote Aaron Krickstein à Wimbledon. L'organisation de l'US Open lui accorda une invitation.

Il atteignit les demi-finales du tournoi, après quelques matches restés dans la mémoire collective américaine : face à Patrick McEnroe, le frère de John battu 4-6, 6-7, 6-4, 6-2, 6-4, et face à Aaron Krickstein alors 6e joueur mondial et ancien demi-finaliste du tournoi, qui mena pourtant 5-2 dans la dernière manche. Son parcours s'achèva en demi-finales face à Jim Courier, en trois sets.

Après cette saison, Connors fit une dernière tournée d'adieux en 1992, plus discrète, pauvre cette fois en victoires tonitruantes, fêtant tout de même sur le court son quarantième anniversaire et son 22e US Open (record) par une victoire probante (6-1, 6-2, 6-3) sur le brésilien Jaime Oncins au premier tour. Ce fut son dernier match gagné en grand chelem, Lendl prenant un patient plaisir à l'user jusqu’à la corde au tour suivant, ne lui laissant plus gagner un jeu au quatrième et dernier set, vengeant le 6-0 que lui avait infligé l'américain lors de la finale de 1983.

Il rejoua encore quelques matches sur le circuit les années suivantes. Il atteignit ainsi les quarts de finale du tournoi de Halle en 1995. Il disputa son dernier match à Atlanta en 1996.

Il joua ensuite quelques années dans le « Senior tour », dont il avait été à l'initiative de la création, terminant en tête des six premières éditions, battant à nouveau Borg et « Mac » bien plus souvent qu'à son tour.

Jimmy Connors abandonna définitivement la compétition en l'an 2000. Il a entrainé l'américain Andy Roddick de 2006 à 2008 lui permettant de revenir au premier plan.

Il est membre du International Tennis Hall of Fame depuis 1998.

  • (Abréviation concernant les surfaces : Tb : Terre battue, He : Herbe, D : Dur, D(i) : Dur indoor, M : Moquette.)










  • 1 finale perdue de Coupe Davis en 1984 (la seule édition qu'il ait disputée, hormis sa défaite en 1975 de l'édition 1976 face à Ramirez et ses deux victoires de juillet 81, face à Tomas Smid et Lendl)
  • Il est le joueur qui a disputé le plus d'US Open consécutifs (20), le plus d'US Open (22), celui qui a enchaîné le plus de saison classées à l'ordinateur (1973-1996), le 3e plus long règne de l'histoire à la première place mondiale (derrière Sampras et Lendl).
  • Il occupa la première place mondiale de l'ATP (voir Records du tennis et ATP Tour) durant 268 semaines, 2 de moins que Lendl, disposait du record du nombre de semaines consécutives à la première place de l'ATP (160) jusqu'au 26 février (record en cours par Federer) et termina 5 saisons consécutives à ce rang (record battu par Pete Sampras en 1998). La plupart des experts du tennis classèrent Connors n°1 mondial en 1974, 1976 et 1982 (voir Joueurs de tennis numéros 1 mondiaux).
  • En outre il a gagné d'autres grands tournois : Cincinnati en 1972, l'U.S. Pro à Boston en 1973, Los Angeles en 1973, 1974, 1982, 1984, Wembley pro en 1976, 1981, le Masters de la WCT à Dallas (organisation concurrente du Grand Prix de l'ITF) en 1977, 1980, Philadelphie en 1976, 1978, 1979, 1980, le premier tournoi professionnel disputé en Chine à Canton en 1980, le tournoi de Palm Springs en 1976, le tournoi de La Quinta en 1981, 1984 (le futur Masters d'Indian Wells) et Boca West (le futur Masters de Miami) en 1984. Avec 147 tournois remportés, il est le deuxième joueur le plus titré de l'histoire derrière Rod Laver (au moins 198 titres) et devant Ivan Lendl (144 titres). (Voir Records divers depuis les débuts du tennis pour les joueurs les plus titrés de l'histoire).
  • Enfin, il détient toujours le record du nombre de victoires en simple sur le circuit ATP : 1 241 matches gagnés.




  • (107 recensés par le site Web de l'ATP et *2 figurants dans l'ATP Player's Guide.)






  • (51 recensées par le site web de l'ATP et *1 figurant dans l'ATP Player's Guide.)


  • 1) Finale annulée pour cause de forte pluie.
  • 2) Finale arrêtée à 5-5 et non reprise suite au mauvais temps (pluie).
  • 3) Finale définitivement arrêtée suite à une alerte à la bombe alors que Lendl menait 6-0, 1-0.






  • (15 recensés par le site Web de l'ATP, *4 figurants dans l'ATP Player's Guide et **2 sur invitation.)


  • (11 recensées par le site Web de l'ATP et *2 figurants dans l'ATP Player's Guide.)


  • John Barrett, éditeur, World of Tennis Yearbooks, London, de 1976 à 1983.
  • Michel Sutter, Vainqueurs Winners 1946-2003, Paris, 2003. Sutter a, dans un premier temps, essayé de recenser tous les tournois internationaux de 1946 à l'automne 1991. Pour chaque tournoi il a indiqué la ville, la date de la finale, le vainqueur, le finaliste et le score de la finale. Un tournoi est inclus dans sa liste si : (1) le tableau comprend au moins huit joueurs (à quelques exceptions près comme les tournois Pepsi Grand Slam de la seconde moitié des années 1970; et (2) le niveau du tournoi fut au moins égal à celui des tournois challenger de maintenant. Le livre de Sutter est probablement la source la plus exhaustive de tournois depuis la Seconde Guerre mondiale, même si quelques tournois professionnels de la période précédent l'ère open ne sont pas enregistrés. Par la suite Sutter a publié une deuxième édition, avec pour seules indications les joueurs, leurs victoires et les années correspondantes, sur la période 1946 - 27 avril, 2003.


  • (en) Jimmy Connors sur le site officiel de l'ATP Tour
  • (en) Jimmy Connors sur le site officiel du International Tennis Hall of Fame



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