Biographie de John Lee Hooker

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La Voix du Nord
... depuis quelques années, passé de l'autre côté et a collaboré avec des grands bluesmen comme John Lee Hooker, Muddy Waters, Lionel Hampton, BB King, ...




Le « défi » de la danse selon Jacques Patarozzi
Sud Ouest
Jeudi toujours, à partir de 21 heures, les musiques de Nick Cave, Johnny Cash et John Lee Hooker porteront « la danse un peu particulière, mais très relevée ...

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Zoom sur… deux légendes
L'Union
... mélanges efficaces de rock et de blues, le tout dans un cocktail détonnant, celui qui a remis sur le devant de la scène Muddy Waters et John Lee Hooker, ...
Abbeville aux racines du bluesL'Union

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Jean-Louis Murat. «Souvent en état d'errance»
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Comme Bob Dylan, comme John Lee Hooker, mes autres grands modèles, il fait partie de ces gens qui tricotent leur vie en musique. Il ya maille entre les deux ...




Mafia II : quand le trailer fait boom
Gamekult.com
C'est avec un certain sens de la classe musicale que Take Two Interactive a mis une dose de John Lee Hooker dans le nouveau trailer de Mafia II. ...




François-Xavier Leuthreau, un Arrageois sur la route du Blues
La Voix du Nord
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Ali Farka Touré et Toumani Diabaté, le retour d'un duo de coeur
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... le village de Kanau, sur les bords du fleuve Niger, au nord du Mali, Ali Farka Touré, que l'Occident s'obstine à vouloir surnommer le "John Lee Hooker ...

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Black Cat Joe Et Miss Corina
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Mafia II a le sang chaud
JVN.com
John Lee Hooker ! ça promet des bandes sons sympatoches Une de mes plus grosses attente de cette année... Une de mes plus grosses attente de cette année. ...




La danse drague
Sud Ouest
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John Lee Hooker (22 août 1917 - 21 juin 2001) était un guitariste et chanteur de blues américain. Son style, unique et authentique à la fois, en a fait l'un des artistes les plus importants de cette musique, et son influence sur le Blues et le Rock durant tout le XXe siècle est considérable.





Probablement né entre le 17 et le 22 août 1917 près de Clarksdale dans le Mississippi, John Lee Hooker est le dernier d'une famille pauvre de 11 enfants. Durant sa prime enfance, il n'est exposé à la musique que sous la forme de chants religieux tels que le Gospel, seule forme musicale que son père, pasteur, autorise à sa famille. Il ne se familiarise avec le Blues qu'après la séparation de ses parents en 1921 et le remariage de sa mère avec Willie Moore, ouvrier agricole et bluesman à ses heures, qui lui apprend des rudiments de guitare. Toute sa vie, John Lee Hooker rendra hommage à son beau-père, qu'il considère à l'origine de son style très personnel. En 1933, le père de Hooker meurt, et John Lee, âgé de seulement 15 ans, fuit son foyer. Il ne reverra jamais ni sa mère ni son beau-père.

Après diverses péripéties sur lesquelles les sources diffèrent, il s'installe en 1943 à Détroit, alors capitale de l'industrie automobile, dans l'intention d'y exercer un travail d'ouvrier. Dans le même temps, il tente de trouver des engagements de musiciens dans les bars et les bordels de Hasting Street, le quartier des plaisirs de la ville. Il y connaît des débuts difficiles dus au manque de puissance sonore de son instrument : il faut parvenir à couvrir le bruit des consommateurs, voire des orchestres concurrents ! Il adopte donc très tôt les premières guitares électriques, qui permettent, grâce à leurs micros intégrés et à un amplificateur, de jouer plus fort que n'importe qui, et développe un style agressif et hypnotique, exploitant au mieux l'énergie musicale de l'électricité. En 1948, il enregistre son premier disque, la chanson Boogie Chillen, dans un style rudimentaire, proche de la parole, qui deviendra sa marque de fabrique.



Les musiciens noirs étant très mal payés à cette époque, Hooker, malgré le succès de ses disques, est contraint de courir les studios et les contrats, enregistrant parfois plusieurs fois le même morceau, avec des variations minimes, sous des pseudonymes tels que "John Lee Booker," "Johnny Hooker," ou "John Cooker". Sa musique, très libre sur le plan rythmique, supportant mal l'accompagnement, il est le plus souvent enregistré seul, marquant le rythme à l'aide d'une capsule de Coca Cola clouée sous sa chaussure.

Dans les années 50, les temps sont durs pour les musiciens de Blues américains comme John Lee Hooker : une partie du public noir se désintéresse de leur musique au profit du Rhythm and Blues, plus entraînant et dansant. Quant aux blancs, le marché très compartimenté de la musique aux États Unis, allié au racisme ambiant, les empêche d'avoir simplement accès au Blues. Durant cette période, de nombreux bluesmen, ne parvenant plus à survivre de leur art, sont contraints de redevenir ouvriers ou métayers. John Lee Hooker parvient tant bien que mal à se maintenir à flot, mais sa carrière stagne. Jusqu'à ce qu'un événement inattendu vienne sauver la donne ...



Avec les années 60 vient en effet le British Blues Boom : des musiciens anglais comme les Rolling Stones, Eric Clapton ou John Mayall redécouvrent le Blues, le pratiquent et sortent de l'oubli quantité de musiciens légendaires, dont Hooker. Le public européen, avide d'authenticité, lui fait un triomphe dont lui-même, habitué au mépris des blancs aux États-Unis, est stupéfait. John Lee Hooker devient alors une véritable star dans le monde entier, aux côtés d'autres grands musiciens fraîchement redécouverts comme Muddy Waters ou Howlin' Wolf. Il enregistre avec les plus grands groupes de Blues électrique tels que Canned Heat, et démarre une carrière internationale fructueuse qui durera jusqu'à sa mort.

En 1980, il joue son tube Boom Boom dans le film The Blues Brothers. Pour respecter son style d'improvisation, sa prestation est filmée et enregistrée en live, au contraire de bien des films musicaux qui utilisent le playback. Il se joint en 1989 à d'autres musiciens prestigieux tels que Carlos Santana et Keith Richards pour enregistrer l'album The Healer, qui lui vaudra un Grammy Award du Meilleur disque de Blues traditionnel. Il chante également plusieurs morceaux aux côtés de Van Morrison, dont "Never Get Out of These Blues Alive", "The Healing Game" et "I Cover the Waterfront", et se produit avec lui sur scène. A la fin de sa vie, Hooker s'installe à San Francisco, où il ouvre un club de Blues nommé d'après son plus grand succès, Boom Boom Room. Il tombe malade en 2001, juste avant une tournée en Europe, et meurt peu après, à l'âge probable de 83 ans.







  • 1980 : John Lee Hooker apparaît dans le film The Blues Brothers de John Landis et y interprète Boom Boom
  • 1990 : The Hot Spot de Dennis Hopper avec Miles Davis et Taj Mahal




  • 1991 : J. L. Hooker par Gérard Herzhaft, Ed.du Limon (frère du bluesman français Cisco Herzhaft qui a croisé le manche avec John Lee Hooker lors de sa venue en Europe dans les années 60)


John Lee Hooker est cité dans une chanson de Louis Bertignac : "J'avais la meilleure guitare du monde, la même Gibson que John Lee Hooker[...]" Il fait allusion au modèle SG daté de '59.



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