Biographie de Julien Duvivier

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Carnet de bal 3 Marc Lambron
Le Magazine Littéraire
L'OEil du silence était d'abord une peinture de Max Ernst. Carnet de bal rappelle un film de Julien Duvivier, sorti en 1937. Le sujet en était admirable : une jeune veuve, retrouvant le carnet de ses 16 ans, décide de partir à la recherche de ceux qui ...




D!CI Radio

La Batie: Quand le père Troesch et le maire rejouent Don camillo en ...
D!CI Radio
Mais le metteur en scène Julien Duvivier, mécontent de cette distribution, fit tout pour dissuader Guareschi, qui renonça finalement. Gino Cervi assuma finalement le rôle de Peppone, tandis que Fernandel était appelé pour prendre la vedette du film ...

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Wormhout: au Grand Prix du Bocage, cinq catégories de cyclistes ...
La Voix du Nord
Adam Duvivier (Hellemmes) l'a emporté détaché devant Louis Albert (Armentières), Louis Gesquière (Halluin), Bastien Bernard (Gravelines)… Dix pupilles, sur cinq tours (9 km), ont ... Julien Barby ; 5. Théo Bracke (Roubaix)… L'épreuve finale (trente ...




Les Échos

Cannes glamourama
Les Échos
Les Etats-Unis dépêchent Douglas Fairbanks, Gary Cooper, Tyrone Power, Paul Muni, Norma Shearer, Mae West. Des stars sur la Croisette, déjà… La France envoie en compétition Julien Duvivier, Jean de Baroncelli, Christian-Jaque ; les Américains « The ...

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Cyclisme (Reims) / Guillet, le plus fort à la Pompelle
L'Union
Cependant, Julien Laïdoun (Pédale Suippase) semblait bien en jambes et décidé à prendre les devants. Dernier mot au peloton. Il fallait attendre le treizième tour pour voir un groupe de 9 coureurs s'installer aux commandes. Laïdoun et Noirot (P ...




À voir le jeudi 23 mai - L'amour au temps de la drave
Le Devoir (Abonnement)
Réalisée par Julien Duvivier (Pépé le Moko) en 1934, la première version cinématographique de Maria Chapdelaine fut tournée en partie au Lac-Saint-Jean. Il s'agissait d'une production prestigieuse puisque le roman continuait alors de se vendre par ...




Le paquebot tenacity
pointscommuns.com
Mais pour ce qui est d'engager l'avenir, je ne peux pas, comprends-tu, et je n'ai jamais pu. D'y penser, cela me donne une malaise ... » La pièce a été portée à l'écran par Julien Duvivier en 1934, avec quelques modifications dans l'intrigue. C'est ...




La douce France de Rachid Taha
Paris Match
J'ai des goûts larges, de Kurosawa au cinéma populaire. Mais pas n'importe quoi ! J'aime Sergio Leone, Julien Duvivier, Godard ou Orson Welles. Mon rêve, c'est de réaliser un film. Je suis en train de l'écrire, ça s'appelle “Kebab-a-Lula” et ça parle d ...




Télérama.fr

Jean-Jacques Beineix “J'entretiens un commerce extrêmement ...
Télérama.fr
Marianne de Ma jeunesse [Julien Duvivier, 1955], une scène avec une fille qui se déshabille et on voit ses seins en ombres chinoises. Mon premier émoi érotique. Et puis Gina Lollobrigida dans Fanfan la tulipe [Christian-Jaque, 1952] ou dans Salomon et ...




“Interstella 5555″ : quand les Daft Punk rencontrait le père d ...
Les Inrocks
J'ai vu aussi le film Marianne de ma jeunesse de Julien Duvivier. Ce fut un choc esthétique : je suis tombé amoureux de l'actrice principale, Marianne Hold. Mystérieuse, blonde, très mince, le teint pâle, de grands yeux : elle est la matrice de la ...


Julien Duvivier, né le 8 octobre 1896 à Lille, mort le 29 octobre 1967 à Paris, est un réalisateur français. Il a marqué le cinéma français de la période 1930-1960. Parmi ses films les plus originaux, figurent notamment Pépé le Moko, Panique et Voici le temps des assassins. Célèbre pour sa noirceur et son pessimisme, il connut cependant l'un de ses plus grands succès publics avec son Don Camillo.



C'est comme acteur de théâtre que Julien Duvivier fait ses débuts en 1916 à l'Odéon, alors dirigé par André Antoine.



En 1918, il entame son parcours au cinéma chez Gaumont comme scénariste ou assistant, entre autres d'André Antoine, devenu réalisateur (pour le film La Terre), de Louis Feuillade et Marcel L'Herbier. Dès l'année suivante, Duvivier réalise son premier film, Haceldama ou le prix du sang, qui cependant ne connaît qu’un succès mitigé.

Parmi les films qu’il tourne dans les années 1920, on en trouve quelques-uns qui traitent de sujets religieux tels : Credo ou la Tragédie de Lourdes, L'Abbé Constantin, ou encore La Vie miraculeuse de Thérèse Martin… Sa filmographie ne restera jamais cantonnée cependant à une thématique ni même à un style particuliers.



Dans les années 1930, il est engagé par de la société de production Film d'Art fondée par Marcel Vandal et Charles Delac où il pratique le travail d'équipe. Duvivier y restera neuf ans.

C’est avec David Golder, réalisé en 1930, que Duvivier connaît un premier succès. C’est aussi son premier film parlant, et la première expérience du parlant pour l’acteur Harry Baur.

1934 marque la première collaboration de Julien Duvivier avec l’acteur Jean Gabin, qu’il dirige dans Maria Chapdelaine.

En 1935, pour La Bandera, Julien Duvivier s’attache pour l’écriture les talents de Charles Spaak, qui avait jusque-là collaboré avec Feyder, Grémillon, Allégret et L'Herbier. Ils travailleront par la suite souvent ensemble.

Après le tournage du Golem (1936), film fantastique, Duvivier entreprend La Belle équipe avec Jean Gabin, Charles Vanel, Raymond Aimos, une œuvre qui restera un titre phare du réalisateur. Dans ce film, cinq traîne-savates décrochent le gros lot à la loterie et décident d’acheter en commun une guinguette au bord de l’eau ; mais les imprévus se succèdent, et quand la femme s’en mêle, il n’y a plus grand-chose à sauver. La fin originale du film étant jugée trop pessimiste, une autre, plus joyeuse, est tournée. Ces deux fins existent toujours.

Trois films s’enchaînent ensuite : L'Homme du jour (1936), Pépé le Moko et Un carnet de bal (1937). Tandis que le premier, avec Maurice Chevalier dans le rôle principal, est un film mineur dans la carrière du réalisateur, les deux autres sont d'incontestables sommets. Pépé le Moko, qui nous plonge dans le milieu de la pègre, et qui a pour décor exotique la ville d’Alger, est par ailleurs le film qui véritablement propulse Gabin au rang de vedette internationale.

En 1938, Duvivier signe un contrat avec la MGM et va tourner aux États-Unis un premier film, une biographie de Strauss, The Great Waltz.

L'année suivante, déjà de retour en France, Duvivier met en scène la La Fin du jour, dans lequel des acteurs de théâtre à la retraite luttent pour que la maison de repos créée pour les accueillir eux seuls ne ferme pas ses portes ; on retrouve dans ce film Michel Simon en vieil acteur cabotin, et Louis Jouvet en vieux jeune premier psychotique qui croit encore en son pouvoir de séduction. C’est sans doute le film le plus émouvant du réalisateur. Duvivier enchaîne ensuite avec La Charrette fantôme, film fantastique adapté d’un roman de Selma Lagerlöf.

Duvivier tourne en 1940 Untel père et fils, avec Raimu, Michèle Morgan, et Louis Jouvet ; le film, une chronique familiale, ne pourra, à cause de la tournure prise par les événements politiques, être projeté qu’à la fin de guerre, du moins en France. Ce film, en dépit d'une distribution excellente, est généralement considéré comme un film mineur, voire raté, de Duvivier.



Durant la Seconde Guerre mondiale, contrairement à Marcel Carné notamment, qui malgré les circonstances poursuit sa carrière en France, Julien Duvivier part de nouveau travailler aux États-Unis, où il réalise 5 films : Lydia (1941), 2 films à sketches : Tales of Manhattan, avec Charles Boyer, Rita Hayworth entre autres stars (1942) et Flesh and Fantasy, avec Edward G. Robinson, Charles Boyer et Barbara Stanwyck (1943), ensuite The Impostor, un remake de Pépé le Moko avec toujours Gabin (1943) et Destiny (1944).



À son retour en France, Duvivier éprouve quelques difficultés à renouer avec son succès des années 1930. En 1946, sort Panique. Condensé exhaustif des instincts les plus vils et les plus bas de la nature humaine, l’œuvre reste le film le plus personnel, le plus noir et le plus nihiliste de son auteur. Ce sera un échec cuisant, tant critique que public. La critique lui reprocha une volonté de retour au réalisme poétique d’avant-guerre. Duvivier continuera cependant, après un court détour en Grande-Bretagne en 1948 pour le tournage d'Anna Karenine et un tournage en Espagne pour Black Jack en 1950, à travailler en France jusqu’à la fin de sa vie.

En 1951, il réalise Sous le ciel de Paris, un film d’une très grande originalité d’un point de vue découpage scénaristique : au cours d’une journée à Paris, on suit des gens dont les destins vont finir par se croiser. La même année, Duvivier tourne le premier volet des Don Camillo : Le Petit monde de don Camillo qui rencontre un succès populaire immédiat et auquel il donne lui-même une suite Le Retour de don Camillo, qui sort en 1953. La série se prolongera sous la direction d’autres réalisateurs.

Dans Voici le temps des assassins (1956), on retrouve Jean Gabin dans le rôle d’un brave restaurateur qui se fait gruger par une jeune femme cynique et sans scrupules, jouée par Danièle Delorme. Un film très noir, et un portrait de femme démoniaque marquant. Duvivier tourne un autre grand film en 1959 : Marie-Octobre, avec Danielle Darrieux, Serge Reggiani et Bernard Blier, entre autres. Un exercice de style : 11 personnages (neuf hommes, deux femmes -la reine et l'ouvrière pourrait-on dire-), unité de lieu, de temps, d'action, et une mise en scène omniprésente, inquisitrice, presque menaçante, avec un souci constant et presque maniaque du cadrage et de la composition de l'image. La même année, le metteur en scène est invité à faire partie du jury au Festival de Cannes.

En 1962, il se livre une dernière fois à l’exercice du film à sketches, avec Le Diable et les dix commandements. L’année suivante, sort Chair de poule, un film dont le scénario est proche de celui du Facteur sonne toujours deux fois et qui présente encore une fois un personnage de garce sans scrupules.

En 1967, alors que la production de Diaboliquement vôtre vient de s’achever, film dans lequel il est question d’un homme rendu amnésique à la suite d’un accident de voiture, Duvivier est lui-même victime d’un accident de la circulation, provoquant une crise cardiaque qui lui coûte la vie. Il est âgé de 71 ans et laisse derrière lui une filmographie riche de près de 70 titres, parmi lesquels on compte d’incontournables classiques du cinéma mondial.

Il est enterré au cimetière ancien de Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine !



  • La bande, le groupe, la microsociété et la façon dont les individus peuvent évoluer ou pas au sein de leur environnement humain est un thème fréquent : La Belle équipe qui donne son titre au film, la petite ville de Panique, le village italien des Don Camillo, le groupe d'acteurs retraités de La Fin du jour, le groupe d'anciens résistants dans Marie-Octobre, la gigantesque microsociété qu'est Paris dépeinte de façon impressionniste dans Sous le ciel...… les films de Duvivier sont comme des bouts de vie tissés. À côté de cela on y trouve des personnages à la solitude d'autant plus pesante, déchirante, qu'un monde grouille de vie autour d'eux : le Saint-Clair de La Fin du jour, le Monsieur Hire de Panique, l'assassin et la vieille dame aux chats de Sous le ciel..., le traître aux abois une fois dévoilé dans Marie-Octobre
  • On trouve des portraits de femmes particulièrement garces dans La Belle équipe, Panique, Voici le temps des assassins, Chair de Poule
  • On trouve des scènes se passant sur ou sous les toits dans La Belle équipe, Panique (extraordinaire scène finale). Sous le ciel de Paris commence, après quelques vues aériennes de Paris, par un plan où l'on voit un chat de gouttière marcher sur un toit ; et l'assassin du film s'est aménagé un atelier de sculpteur dans une mansarde. C'est dans une mansarde également qu'habite le jeune homme de Boulevard - à qui il arrive de temps à autre de fuguer par la lucarne -, ainsi que le cambrioleur, joué par de Funès, du sketch Tu ne déroberas point dans Le Diable et les dix commandements
  • La voix off : de celle de Dieu (Jean Debucourt) dans les Don Camillo à celle le diable (Claude Rich) dans Le Diable et les dix commandements. Une voix off (François Périer) est omniprésente dans Sous le ciel...


Jean Renoir a dit au sujet de Duvivier : « Si j'étais architecte et devais construire un monument du cinéma, je placerais une statue de Duvivier au-dessus de l'entrée. Ce grand technicien, ce rigoriste, était un poète. » Outre Jean Renoir, notamment Ingmar Bergman et Orson Welles tenaient Duvivier en haute estime.

Duvivier est l'inventeur d’un univers d’images où le réalisme le plus cru et souvent très noir est pénétré d’une fantaisie insolite. Après la Seconde Guerre mondiale, il donne une représentation tout aussi pessimiste de la société française, qu'il montre dominée par l'hypocrisie, le cléricalisme étroit, la mesquinerie et la rouerie féminine.



  • Julien Duvivier a écrit ou collaboré aux scénarios de pratiquement tous ses films.
  • Julien Duvivier avait la réputation d’être un véritable despote sur les tournages, surtout avec les techniciens.
  • Il eut des acteurs fétiches : Harry Baur, Jean Gabin – et des collaborateurs fidèles, comme Charles Spaak, Henri Jeanson, René Barjavel, pour l’écriture.
















  • Julien Duvivier, cinquante ans de noirs destins d’Yves Desrichard, Collection Ciné-Regards, Bibliothèque Du Film, 2001, ISBN 2912400244
  • Julien Duvivier, mal aimant du cinéma français d'Éric Bonnefille, Éditions L'Harmattan, Tome I, 2002, ISBN 2747523527
  • Julien Duvivier, mal aimant du cinéma français d'Éric Bonnefille, Éditions L'Harmattan, Tome II, 2002, ISBN 2747523535




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