Biographie de King Vidor

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... Godard et Bertolucci étaient ses premières sources d'inspiration), mais il s'est toujours identifié aux vétérans d'Hollywood (Anthony Mann, King Vidor, ...

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Oscars 2010 : que la fête commence !
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Plusieurs cinéastes et non des moindres ne l'ont jamais eu, tels Howard Hawks, King Vidor, Fritz Lang, Federico Fellini,Alfred Hitchcock, Arthur Penn, ...

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The Guardian (blog)

Manual labour on film could really work
The Guardian (blog)
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SLO Kicks Off 16th Annual Film Festival
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Alan Arkin, best known for his performances in "Little Miss Sunshine" and "Edward Scissorhands," will receive the King Vidor Career Achievement Award on ...

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San Luis Obispo Tribune
He's slated to receive the King Vidor Career Achievement Award, which honors excellence in filmmaking. Past recipients include Malcolm McDowell, ...
King Vidor AwardNew Times SLO

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The SLO Film Festival is guaranteed to take you for a ride
New Times SLO
BY ASHLEY SCHWELLENBACH This year's King Vidor Award for Excellence in Filmmaking is being presented to Alan Arkin, an Oscar and Screen Actors Guild award ...


King Vidor est un réalisateur américain né le 8 février 1894 à Galveston au Texas et décédé le 1er novembre 1982 à Paso Robles en Californie.

Cinéaste au style épique et baroque, ses réalisations ont inspiré plusieurs générations de cinéaste. De David Lean à Michael Cimino, d' Orson Welles à Martin Scorsese.





King Vidor est le cinéaste de fresques cinématographiques parmi les plus imposantes du XXe siècle. Sa vision ample et démiurgique du monde prend sa pleine mesure dans les films épiques dont il deviendra le spécialiste. Quelques exemples : La Grande Parade (1925) sur la Première Guerre mondiale, La Foule (1927) intimiste mais à la vision monumentale, Le Grand Passage (1940) sur les guerres indiennes, An American Romance (1944) épopée industrielle malheureusement amputée par les producteurs, Duel au soleil (1946) , western de série B hypertrophié par D.O. Selznick et par la puissance visuelle de Vidor et enfin Salomon et la reine de Saba (1958) ultime film du cinéaste et formidable péplum biblique.

On note une adaptation dispendieuse et épique de Guerre et paix de Tolstoï en 1956 et une version romancée de la vie de Frank Lloyd Wright avec Le Rebelle en 1949. Ce film lyrique et flamboyant, basé sur le roman à succès d'Ayn Rand, est considéré comme le chef d'œuvre du cinéaste.

Fasciné par les bâtisseurs, les capitaines d'industrie, les chefs de guerre, bref : les « Bigger Than Life », il manifesta aussi un intérêt profond pour les anonymes et les oubliés des grandes sociétés. Pensons à La Foule en 1928, Notre pain quotidien en 1934 ou Hallelujah en 1929 , premier film de Hollywood entièrement interprété par des Noirs.

Le mélodrame célèbre Le Champion en 1931 , qui racontait l'amitié entre un petit enfant et un vieux boxeur raté, appartient lui aussi à la veine humaniste et sociale du cinéaste.



King Vidor se maria à trois reprises :

  • Florence Vidor (1917-1924); une fille
  • Eleanor Boardman (1926-1931); deux filles
  • Elizabeth Hill (1932-1982).
Il consacra les 25 dernières années de sa vie à la peinture.



  • 1920 : L'Honneur du nom (The Family Honor)
  • 1923 : Three Wise Fools
  • 1924 : Capricciosa (Wild Oranges)
  • 1924 : Wine of Youth
  • 1926 : Bardelys the Magnificent
  • 1926 : La Grande Parade (The Big Parade)
  • 1926 : La Bohème
  • 1928 : Show People (+ acteur - caméo -)
  • 1928 : La Foule (The Crowd)
  • 1929 : Hallelujah
  • 1931 : Le Champion (The Champ)
  • 1931 : Scènes de la rue (Street scene)
  • 1932 : L'Oiseau de paradis (Bird of Paradise)
  • 1934 : Notre pain quotidien (Our Daily Bread)
  • 1935 : So Red the Rose
  • 1935 : Soir de noces (The Wedding Night)
  • 1937 : Stella Dallas (film, 1937)
  • 1938 : La Citadelle (The Citadel)
  • 1939 : Le Magicien d'Oz (The Wizard of Oz) - non crédité au générique
  • 1940 : Le Grand Passage (Northwest Passage)
  • 1940 : Camarade X (Comrade X)
  • 1944 : Une romance américaine (An American Romance)
  • 1946 : Duel au soleil (Duel in the sun)
  • 1948 : La Folle enquête (On Our Merry Way)
  • 1949 : Le Rebelle (The Fountainhead)
  • 1949 : La Garce (Beyond the Forest)
  • 1952 : Japanese War Bride
  • 1953 : La Furie du désir (Ruby Gentry)
  • 1955 : L'Homme qui n'a pas d'étoile (Man Without a Star)
  • 1956 : Guerre et paix (War and Peace)
  • 1958 : Salomon et la reine de Saba (Solomon and Sheba)
  • 1980 : La Metaphore (Documentaire)


  • En 1900, à l'âge de cinq ans, il survécut au grand Ouragan de Galveston qui frappa le Texas en faisant entre 6000 et 12 000 morts.
  • Vidor est le premier à avoir diriger : John Wayne. Cascadeur et figurant, il apparaît à 19 ans dans Bardelys the magnificent (1926). Invisible depuis 80 ans : le film vient d’être (re)découvert courant 2007. Il sera diffusé sur France 3 courant 2008.
  • Malgré le fait qu'il ne soit pas crédité au générique (et que la scène faillit être coupée), il mit en scène un moment inoubliable de l'histoire du cinéma américain : la séquence où Judy Garland chante la chanson mythique Over The Rainbow dans Le Magicien d'Oz de Victor Fleming en 1939.
  • D'une durée de 140 minutes, Une romance américaine, sa fresque sur l'industrie de l'acier (d'un budget record de 3 millions de dollars) fut amputée de plus d'une demi-heure parce qu'il était urgent de multiplier les séances. Coupé sans l'aide du cinéaste, le film fut un immense échec et marqua la fin de la collaboration entre Vidor et la MGM. Lorsqu'il évoquera cet échec dans ses mémoires, Vidor semblera fortement marqué par cette expérience.
  • La Foule (1928) est un film unique dans l'histoire de Hollywood. Le film racontait la vie d'un américain moyen. Il était hors de question pour King Vidor de prendre une star de l'époque. Il croisa un jour, devant un bureau de casting, un individu intéressant pour le rôle. Il le rattrapa difficilement dans la rue et lui demanda son nom. En s'engouffrant dans la voiture, il jeta « Murray, figurant » et disparut. Vidor eut à peine le temps de lui dire « Je suis metteur en scène et j'aurai peut être un travail pour vous ». L'homme ne rappela pas. Ayant oublié le nom, Vidor consulta le liste des figurants du studio et reconnu le nom de Murray. Lorsque il tenta de le recontacter l'homme : l'acteur lui dit qu'il n'avait pas de temps à perdre ! Vidor dut lui proposer de l'argent pour qu'il se déplace pour un rendez vous. Quand King Vidor demanda à James Murray pourquoi il ne répondit pas à ces appels, celui ci répondit : « Je ne vous ai pas cru... ». James Murray sera engagé pour jouer le rôle principal du film.
  • King Vidor est dans le livre des records pour la plus longue carrière de metteur en scène de cinéma. Son premier film date de 1913 avec Ouragan sur Galveston et son dernier de 1980 : le documentaire La Métaphore.
  • Charles Chaplin se coupait les cheveux lui-même, et King Vidor le rencontra un soir dans un parc de New York. Charles Chaplin lui offrant de lui couper les cheveux, il ne manquait pas une occasion pareille. Quelques mois plus tard, il alla chez le coiffeur et ce dernier lui demanda, perplexe « Qui vous a coupé les cheveux la dernière fois ? », alors il lui répondit « Charles Chaplin », et le coiffeur se vexa rétorquant : « Quand je pose une question sérieuse, j'attends une réponse sérieuse ! ».




  • King Vidor, La Grande Parade. Autobiographie, traduit de l’américain par Catherine Berge et Marquita Doassans, Éditions Jean-Claude Lattès, 1981.


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