Louis Guilloux est un écrivain français né à Saint-Brieuc le 15 janvier 1899 et décédé le 14 octobre 1980 dans la même ville.
Son père était cordonnier et actif militant socialiste, comme Guilloux l'a raconté dans la Maison du Peuple (1927).
Au lycée, il a pour professeur de philosophie Georges Palante, dont il s'inspirera pour composer le personnage de Cripure, pathétique héros du Sang Noir (1935) qui est considéré comme son chef-d'œuvre. Il a pour ami d'adolescence le philosophe Jean Grenier.
Louis Guilloux exerce divers métiers (dont journaliste à L'Intransigeant), se marie en 1924, publie La Maison du Peuple en 1927. Il est le traducteur du roman Home to Harlem de l'auteur noir américain Claude McKay, publié en 1932 sous le titre Ghetto Noir. Il traduit aussi John Steinbeck (les Pâturages du ciel, 1948), Margaret Kennedy, et avec Didier Robert, une partie de la série des Hornblower, romans de marine de C. S. Forester[1].
En 1972, il signe pour la télévision l'adaptation des Thibaut de Roger Martin du Gard, et en 1973 celle de deux récits de Joseph Conrad, La Ligne d'ombre[2] et La Folie Almeyer [3].
Il est décédé à Saint-Brieuc en 1980 où il repose, au cimetière Saint-Michel.
Il a été secrétaire du 1er Congrès mondial des écrivains antifascistes en 1935, puis responsable du Secours Rouge International (plus tard Secours populaire), qui vient en aide aux réfugiés de l'Allemagne hitlérienne, puis aux républicains espagnols.
Suite à une discussion chez Ilya Ehrenbourg, André Gide l'invite à l'accompagner dans son célèbre voyage en URSS en (1936), voyage auquel participera également Eugène Dabit. Il se refuse à écrire lui aussi un Retour d'URSS.
Le Pain des Rêves, qu'il écrit pendant l'Occupation, lui vaut le Prix du roman populiste 1942.
Il a reçu :
Le Conseil général des Côtes-d'Armor à créé en 1983 le prix Louis Guilloux « pour perpétuer les valeurs littéraires et morales de l'écrivain breton. » Ce prix est décerné chaque année à une oeuvre de langue française ayant une « dimension humaine d'une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l'individu au profit d'abstractions idéologiques ».
Une place de la ville de Saint-Brieuc a été appelée place Louis-Guilloux.
Son père était cordonnier et actif militant socialiste, comme Guilloux l'a raconté dans la Maison du Peuple (1927).
Au lycée, il a pour professeur de philosophie Georges Palante, dont il s'inspirera pour composer le personnage de Cripure, pathétique héros du Sang Noir (1935) qui est considéré comme son chef-d'œuvre. Il a pour ami d'adolescence le philosophe Jean Grenier.
Louis Guilloux exerce divers métiers (dont journaliste à L'Intransigeant), se marie en 1924, publie La Maison du Peuple en 1927. Il est le traducteur du roman Home to Harlem de l'auteur noir américain Claude McKay, publié en 1932 sous le titre Ghetto Noir. Il traduit aussi John Steinbeck (les Pâturages du ciel, 1948), Margaret Kennedy, et avec Didier Robert, une partie de la série des Hornblower, romans de marine de C. S. Forester[1].
En 1972, il signe pour la télévision l'adaptation des Thibaut de Roger Martin du Gard, et en 1973 celle de deux récits de Joseph Conrad, La Ligne d'ombre[2] et La Folie Almeyer [3].
Il est décédé à Saint-Brieuc en 1980 où il repose, au cimetière Saint-Michel.
- Son engagement politique
Il a été secrétaire du 1er Congrès mondial des écrivains antifascistes en 1935, puis responsable du Secours Rouge International (plus tard Secours populaire), qui vient en aide aux réfugiés de l'Allemagne hitlérienne, puis aux républicains espagnols.
Suite à une discussion chez Ilya Ehrenbourg, André Gide l'invite à l'accompagner dans son célèbre voyage en URSS en (1936), voyage auquel participera également Eugène Dabit. Il se refuse à écrire lui aussi un Retour d'URSS.
Le Pain des Rêves, qu'il écrit pendant l'Occupation, lui vaut le Prix du roman populiste 1942.
- Ses amitiés
Il a reçu :
- le prix Renaudot en 1949 pour Le Jeu de patience,
- le Grand Prix National des Lettres (1967) pour l'ensemble de son œuvre,
- le Grand prix de littérature de l'Académie française,
- le Grand Aigle d'Or de la ville de Nice
- le prix Bretagne.
- La Maison du peuple, 1927
- Compagnons, 1931
- Souvenirs sur Georges Palante, 1931
- Hyménée, 1932
- Le Lecteur écrit, compilation de courriers de lecteurs du journal L'Intransigeant, 1933
- Angélina, 1934
- Le Sang noir, 1935
- Histoire de brigands, récits, 1936
- Le Pain des rêves, 1942
- Le Jeu de patience, 1949
- Absent de Paris, 1952
- Parpagnacco ou la Conjuration, 1954
- Les Batailles perdues, 1960
- Cripure, pièce tirée du Sang noir, 1961
- La Confrontation, 1968
- La Bretagne que j'aime, Ma Bretagne, 1973
- Salido, suivi de OK Joe !, 1976
- Coco perdu, 1978
- Carnets 1921-1944, 1978
- Grand Bêta,'conte, 1981
- Carnets 1944-1974, 1982
- L'Herbe d'oubli, mémoires, 1984
- Labyrinthe, 1999
- Vingt ans ma belle âge, 1999
- Le Sang noir de Louis Guilloux a été adapté en 2007 pour la télévision, mis en scène par Peter Kassovitz et produit par BFC production (Françoise Castro). Le rôle de Cripure est tenu par Rufus. Le film a été tourné en mars et avril 2006 à Lille et à Cambrai par l'équipe de France 3 Production Lille.
Le Conseil général des Côtes-d'Armor à créé en 1983 le prix Louis Guilloux « pour perpétuer les valeurs littéraires et morales de l'écrivain breton. » Ce prix est décerné chaque année à une oeuvre de langue française ayant une « dimension humaine d'une pensée généreuse, refusant tout manichéisme, tout sacrifice de l'individu au profit d'abstractions idéologiques ».
Une place de la ville de Saint-Brieuc a été appelée place Louis-Guilloux.
- Liste des auteurs bretons
- L'ouvrage Compagnons de Louis Guilloux en classe, édité par le CRDP de Bretagne. Compagnons est un texte court qui permet d’entrer facilement dans l’œuvre de Louis Guilloux et de faire découvrir cet auteur.
- Le dossier consacré à Louis Guilloux, tiré de l'exposition réalisée à Saint-Brieuc, téléchargeable au format PDF sur la page de la "petite bibliothèque" de l'ADPF/CulturesFrance Publications
- ↑ Catalogue de la bibliothèque universitaire de Paris III
- ↑ Nouvelle qui inspirera aussi le film Apocalypse Now
- ↑ Louis Guilloux sur IMDB
- Yves Loisel, Louis Guilloux, biographie, éditions Coop Breizh.





