Marc-Pierre de Voyer de Paulmy, comte d'Argenson, est un homme politique français né à Paris le 16 août 1696 et mort à Paris le 22 août 1764.
Fils cadet de Marc René, 1er marquis d'Argenson et frère de René Louis, 2e marquis d'Argenson, il est avocat du Roi au Châtelet (1717), conseiller au Parlement de Paris puis maître des requêtes (1719).
D'abord simple "jouet" de son père, il fait un bref passage à la lieutenance générale de police en janvier-juin 1720, puis il est nommé intendant de Touraine.
Il redevient ensuite lieutenant général de Police (1722-1724) et, gage de la confiance du Régent, chancelier du duc d’Orléans (1723).
La mort de son protecteur la même année arrête son ascension pour une quinzaine d'années. Conseiller d'État (1724), d'Argenson entre alors dans les commissions du Conseil et s'efforce de rétablir les finances de la maison d'Orléans.
Selon son frère, il donna à la chancellerie d'Orléans « tout le brillant et l'importance d'un ministère ».
Lié au roi Stanislas dès cette époque, il entre dans le cercle de la reine Marie Leszczyńska, aux côtés de son meilleur ami, le président Hénault, et, quoique peu religieux lui-même, s'appuie sur les dévôts pour reprendre pied en politique.
La disgrâce de Germain Louis Chauvelin, en 1737, le ramène aux affaires. Le cardinal de Fleury le nomme directeur de la Librairie, puis président du Grand Conseil (1738-1740), et intendant de Paris (1740).
En 1740, il renonce à la chancellerie d'Orléans. Le 26 août 1742, il est nommé ministre d'État et appelé au Conseil avant d'être nommé secrétaire d'État de la Guerre le 7 janvier 1743, au décès de François Victor Le Tonnelier de Breteuil. En 1744 il est nommé surintendant des postes et relais de France.
Il soutient les réformes engagées dans l'armée par le maréchal de Saxe, en particulier dans l'artillerie, qui contribuent aux succès de 1744 et 1745.
Sa faveur est alors à son zénith : il obtient "les grandes entrées" au moment même où son frère, le marquis d'Argenson, est disgracié.
La paix d'Aix-la-Chapelle de 1748 n'arrête pas son ambition réformatrice : réunion du corps des fortifications (1743) puis de l'artillerie (1755) au département de la guerre, institution des grenadiers royaux (1744), réforme des hôpitaux militaires (1746-1747), création de l'école royale du génie de Mézières (1749-1750), édit sur la noblesse militaire (1750), nouveaux exercices à la prussienne (1750-1755), édit de création de l'École militaire, sur une idée de Joseph Paris Duverney (1751), institution des camps militaires (1753-1755), réforme du Dépôt de la guerre (1756). C'est lui qui se porta acquéreur au nom de l'État des terrains qui allaient former le Champ-de-Mars.
En 1749, au renvoi de Maurepas, il se voit confier en outre le département de Paris. Il fait dresser les plans des Champs-Élysées et de la place Louis XV.
D'abord ami de Madame de Pompadour, il fut ensuite en butte à l’hostilité de celle-ci, sans doute en raison de sa proximité avec le parti de la Reine et de son opposition à l'alliance autrichienne. Il mena également une lutte sourde contre son rival, Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville.
Il fut en définitive exilé dans son château des Ormes en février 1757 et remplacé par son neveu, le marquis de Paulmy.
Il ne put revenir à Paris qu'en juin 1764, trois mois après la mort de sa puissante ennemie, pour mourir à son tour deux mois plus tard.
Ami et protecteur des Philosophes, il se vit dédier par Denis Diderot et Jean le Rond d'Alembert l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
Ami de Voltaire, il lui procura des matériaux pour son ouvrage Le Siècle de Louis XIV : « Cet ouvrage vous appartient , lui écrivit-il ; il s'est fait en grande partie dans vos bureaux et par vos ordres. » Il fut nommé membre honoraire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1748.
Il est le père de Marc René, marquis de Voyer puis comte d'Argenson.
Fils cadet de Marc René, 1er marquis d'Argenson et frère de René Louis, 2e marquis d'Argenson, il est avocat du Roi au Châtelet (1717), conseiller au Parlement de Paris puis maître des requêtes (1719).
D'abord simple "jouet" de son père, il fait un bref passage à la lieutenance générale de police en janvier-juin 1720, puis il est nommé intendant de Touraine.
Il redevient ensuite lieutenant général de Police (1722-1724) et, gage de la confiance du Régent, chancelier du duc d’Orléans (1723).
La mort de son protecteur la même année arrête son ascension pour une quinzaine d'années. Conseiller d'État (1724), d'Argenson entre alors dans les commissions du Conseil et s'efforce de rétablir les finances de la maison d'Orléans.
Selon son frère, il donna à la chancellerie d'Orléans « tout le brillant et l'importance d'un ministère ».
Lié au roi Stanislas dès cette époque, il entre dans le cercle de la reine Marie Leszczyńska, aux côtés de son meilleur ami, le président Hénault, et, quoique peu religieux lui-même, s'appuie sur les dévôts pour reprendre pied en politique.
La disgrâce de Germain Louis Chauvelin, en 1737, le ramène aux affaires. Le cardinal de Fleury le nomme directeur de la Librairie, puis président du Grand Conseil (1738-1740), et intendant de Paris (1740).
En 1740, il renonce à la chancellerie d'Orléans. Le 26 août 1742, il est nommé ministre d'État et appelé au Conseil avant d'être nommé secrétaire d'État de la Guerre le 7 janvier 1743, au décès de François Victor Le Tonnelier de Breteuil. En 1744 il est nommé surintendant des postes et relais de France.
Il soutient les réformes engagées dans l'armée par le maréchal de Saxe, en particulier dans l'artillerie, qui contribuent aux succès de 1744 et 1745.
Sa faveur est alors à son zénith : il obtient "les grandes entrées" au moment même où son frère, le marquis d'Argenson, est disgracié.
La paix d'Aix-la-Chapelle de 1748 n'arrête pas son ambition réformatrice : réunion du corps des fortifications (1743) puis de l'artillerie (1755) au département de la guerre, institution des grenadiers royaux (1744), réforme des hôpitaux militaires (1746-1747), création de l'école royale du génie de Mézières (1749-1750), édit sur la noblesse militaire (1750), nouveaux exercices à la prussienne (1750-1755), édit de création de l'École militaire, sur une idée de Joseph Paris Duverney (1751), institution des camps militaires (1753-1755), réforme du Dépôt de la guerre (1756). C'est lui qui se porta acquéreur au nom de l'État des terrains qui allaient former le Champ-de-Mars.
En 1749, au renvoi de Maurepas, il se voit confier en outre le département de Paris. Il fait dresser les plans des Champs-Élysées et de la place Louis XV.
D'abord ami de Madame de Pompadour, il fut ensuite en butte à l’hostilité de celle-ci, sans doute en raison de sa proximité avec le parti de la Reine et de son opposition à l'alliance autrichienne. Il mena également une lutte sourde contre son rival, Jean-Baptiste de Machault d'Arnouville.
Il fut en définitive exilé dans son château des Ormes en février 1757 et remplacé par son neveu, le marquis de Paulmy.
Il ne put revenir à Paris qu'en juin 1764, trois mois après la mort de sa puissante ennemie, pour mourir à son tour deux mois plus tard.
Ami et protecteur des Philosophes, il se vit dédier par Denis Diderot et Jean le Rond d'Alembert l'Encyclopédie ou Dictionnaire raisonné des sciences, des arts et des métiers.
Ami de Voltaire, il lui procura des matériaux pour son ouvrage Le Siècle de Louis XIV : « Cet ouvrage vous appartient , lui écrivit-il ; il s'est fait en grande partie dans vos bureaux et par vos ordres. » Il fut nommé membre honoraire de l'Académie des inscriptions et belles-lettres en 1748.
Il est le père de Marc René, marquis de Voyer puis comte d'Argenson.
- Liste des ministres français de la Défense
- Famille d'Argenson
- Yves Combeau, Le comte d'Argenson (1696-1764), Ministre de Louis XV, Paris, École des Chartes, 1999 – ISBN 2-900791-28-6;
- Arnaud de Maurepas, Antoine Boulant, Les ministres et les ministères du siècle des Lumières (1715-1789). Etude et dictionnaire (Paris, Christian-JAS, 1996, 452 p.)
