Biographie de Marcel Duchamp

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Le Figaro Madame

Prix Marcel Duchamp : les finalistes
Le Figaro Madame
Gilles Fuchs, président du jury et de l'Adiaf (1), a annoncé jeudi soir à la Galerie Artcurial les quatre nommés du Prix Marcel Duchamp 2010. ...




Les artistes nominés pour le Prix Marcel Duchamp 2010
Artclair
Créé en 2000 à l'initiative de collectionneurs d'art contemporain, le Prix Marcel Duchamp est organisé par l'ADIAF en partenariat avec le Centre Pompidou et ...

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Asse, dernière semaine
Paris Normandie
Un accrochage impressionnant. Jusqu'au dimanche 28 février, au musée des Beaux-Arts, esplanade Marcel-Duchamp. Ouvert tous les jours sauf mardi de 10 h à 18 h.




Le journal du Beau & du Bien-être
OrSériE
Serait-ce une exposition de Marcel Duchamp, peut-on d'abord se demander, ou un déménagement des collections du musée au dernier étage ? ...

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Quand le collectif Lem-Utopia cultive l'imaginaire et l'aventure
La Voix du Nord
Roland Gerbier et Jean-Marcel Duchamp, guides iconoclastes d'une Cité perdue source d'imaginaire. À partir de dimanche et jusqu'au jeudi 11 avril, ...
Entrez dans la légende de la Cité Perdue...Nord Eclair.fr

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Ouest-France

Ben, l'artiste qui peint des mots partout
Ouest-France
... dans les rues, a soigné son lettrage, aux boucles rondes et enfantines (avec des ronds sur les « i »), influencé par Marcel Duchamp et les dadas. ...

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Le Figaro Madame

Prix Marcel-Duchamp : 10 ans, déjà
Le Figaro Madame
Le prix Marcel-Duchamp fête ses 10 ans. Sous l'égide de Gilles Fuchs, l'ADIAF (1) vient de sélectionner quatre artistes et nommera le lauréat à l'issue de ...




Les "paysages peut-être..." de Jean-Calude...
Midi Libre
Pas de titre sur les 30 toiles présentées dans le hall de la MJC, car pour Jean-Claude Leroux, reprenant une maxime d'un des ses 'maîtres' Marcel Duchamp, ...

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Le design en plein flou artistique
Le Courrier
Elle n'est pas nouvelle pour autant – l'urinoir de Marcel Duchamp, objet de design industriel readymadé en 1917, ça vous dit quelque chose? ...




Midi Libre

Beziers. Exposition La femme française vue par un peintre cantonais
Midi Libre
... parce que j'ai toujours voulu venir en France et je les imaginais ainsi », explique Yan Wei, admirateur du travail de Marcel Duchamp ou de Botero. ...


Marcel Duchamp, né le 28 juillet 1887 à Blainville-Crevon, (Seine-Maritime) et mort à Neuilly-sur-Seine (actuellement Hauts-de-Seine) le 2 octobre 1968, était un peintre, un sculpteur et un plasticien franco-américain,[1] inventeur des ready-made.



Fils du notaire de Blainville-Crevon, petit-fils d'Émile Frédéric Nicolle, homme d'affaires avisé et artiste (qui enseigna l'art à ses petits-enfants), Marcel Duchamp est issu d'une famille de six enfants, dont : le sculpteur Raymond Duchamp-Villon (1876-1918) et les peintres Jacques Villon (Gaston Duchamp) (1875-1963) et Suzanne Duchamp (1889-1963), mariée au peintre Jean Crotti.

Marcel Duchamp a révolutionné la conception académique de l’art qui, jusqu'alors, ne juge la valeur d'une œuvre qu'à l'aune des efforts et du travail dispensés pour une finalité édifiante. L'hétérogénéité de ses moyens d'expression et la complexité de ses œuvres, de la peinture (Nu descendant un escalier en 1913), à l'installation plastique la plus hermétique (Étant donnés..., inachevée en 1966) en passant par l'objet tout fait décrété œuvre d'art par sa seule volonté, associées à sa constante revendication du « droit à la paresse », ne permettent de classer Duchamp dans aucun des mouvements artistiques du XXe siècle. Il a traversé le cubisme, le futurisme, Dada et le surréalisme en s'excluant de lui-même de tout courant.

C’est auprès de ses frères, de sa sœur et de leurs amis qu’il entreprend son apprentissage de la peinture. À ses débuts, il fréquente principalement des artistes d’inspiration cubiste comme Fernand Léger ou Robert Delaunay, ou encore Albert Gleizes et Jean Metzinger, auteurs de l’ouvrage Du Cubisme qui pose les bases théorique du cubisme en 1912.

Il est présent au côté du groupe de la Section d'or en 1912 à Paris pour une exposition à la galerie La Boétie.

En 1913, aux États-Unis, les nouvelles recherches européennes sont présentées lors de l’exposition "Armory show" à New York. Le Nu descendant un escalier qui y est présenté, provoque hilarité et scandale. Cette œuvre dénote des tendances cubistes au futurisme de la "photo-dynamique".


Il s’écarte de la peinture, vers 1913-1915, avec les premiers ready-made, objets « tout faits » qu’il choisit pour leur neutralité esthétique : Roue de bicyclette (1913), Porte bouteille (1914), Fontaine (1917), un urinoir renversé sur lequel il y appose la signature « R. Mutt ». Cet objet est refusé par les organisateurs de l'"Armory show". Il a pris un article ordinaire de la vie la plus prosaïque qui soit et l'a placé de manière à ce que sa signification d’usage disparaisse sous le nouveau titre et le nouveau point de vue.

Réformé en 1914, il part à New York et entretient des liens avec Man Ray, Alfred Stieglitz et Francis Picabia avec qui il fonde la revue 291.

Il eut un impact non négligeable sur le mouvement dadaïste; courant auquel on peut rattacher Mariée mise à nu par ses célibataires-mêmes (1912-1923).

Duchamp était préoccupé par le temps, la vitesse et la décomposition des mouvements. Ce qui l'a justement amené, en 1925, à faire du cinéma expérimental plus précisément l'Optical cinema avec son unique film Anemic cinema (35 mm, noir et blanc de 7 min). Son film présente des plaques rotatives qui seront plus tard, en 1935, les Rotoreliefs. Ces plaques tournantes comportent des jeux optiques, des jeux de mots, et de la géométrie.

À travers ses œuvres, Duchamp mène une réflexion sur la notion d’Art, sur l'esthétique, préparant ainsi ce qu'est l'art conceptuel. Le pop-art et le happening ont aussi fait de fréquents emprunts aux pratiques et démarches artistiques de Duchamp. Les écrits de Marcel Duchamp ont été publiés sous les titres Duchamp du signe, 1958, et Marchand du sel, 1958. Il fut également le créateur d'un personnage fictif, Rrose Sélavy, sculpteur et auteur d’aphorismes maniant la fausse contrepèterie et l’allitération.

Son œuvre la plus riche et étrange, à l’élaboration complexe, est la Mariée mise à nu par ses célibataires, même ou Grand Verre, réalisée sur panneau de verre (1915-1923, musée de Philadelphie). Le Grand Verre est l’aboutissement de plusieurs études préliminaires telles que Neuf moules mâlics (1914-1915, 66 x 101,2 cm. Succession Alexina Duchamp) qui correspond à l’obsession d’une « vraie forme » invisible, obtenue par contact, afin de synthétiser toutes ses théories magiques et sa théorie de l’art comme « fait mental ». Réalisée à l’huile, feuille et fil de plomb, montée entre deux plaques de verre, cette étude fut fêlée lors de son transport en 1916, mais Marcel Duchamp refusa de la faire restaurer. Dans les dernières années de sa vie, Duchamp exécuta une œuvre pour le musée des Beaux-Arts de Philadelphie, Étant donnés: 1) La chute d’eau, 2) le gaz d’éclairage (1944-1968), environnement sculptural érotique, interdit, par sa volonté, à la vue du public.

Marcel Duchamp fut aussi Satrape du Collège de Pataphysique en 1953, devint membre de l'Oulipo en 1962.

Il fut un excellent joueur d'échecs. Champion de Haute-Normandie en 1924, il participa plusieurs fois au championnat de France et fit partie de l'équipe de France à l'Olympiade d'échecs de la Haye (1928), Hambourg (1930), Prague (1931) et Folkestone (1933).

Le 8 juin 1927, Duchamp épouse Lydie Sarazin-Levassor (1903-1988). Ils divorcent six mois plus tard le 25 janvier 1928. La rumeur colportait que c’était, pour Duchamp, un mariage de convenance. En effet, Lydie Sarazin-Levassor était la petite-fille d’un riche constructeur automobile, Émile Levassor. Au début de janvier 1928, Duchamp dit à sa femme qu’il ne pouvait plus supporter les devoirs du mariage et son enfermement. Moins de trois semaines plus tard, ils divorçaient[2],[3]

En deuxième noce, il épouse Teeny, la première épouse de Pierre Matisse, célèbre marchand d'art du Fuller Building de New York et fils du peintre Henri Matisse.

Cette épitaphe est gravée sur sa tombe au cimetière de Rouen : « D’ailleurs, c'est toujours les autres qui meurent. »





  • Femme-cocher, 1907, dimension de l'oeuvre : 31,7x24,5cm
  • La Broyeuse de chocolat, 1912
  • Le Roi et la Reine entourés de nus vites, 1912
  • Le Passage de la Vierge à la Mariée, 1912
  • Nu descendant un escalier, 1912
  • Roue de bicyclette, 1913
  • Trois stoppages étalon, 1913[4]
  • In advance of the broken arm, pelle à neige, 1914
  • Apolinère Enameled, émail à la façon d'une réclame, 1914
  • Porte-bouteilles, 1914
  • La Broyeuse de chocolat N°2, 1914
  • Le Grand Verre, 1915-1923
  • Fontaine, urinoir renversé et signé « R. Mutt », 1917
  • L.H.O.O.Q., reproduction de La Joconde affublée d'une paire de moustache, 1919
  • Air de Paris, objet, 1919
  • Fresh widow, fenêtre aux carreaux teintés de noir, 1920
  • Rotative plaques verre (optique de précision), œuvre cinétique, 1920
  • Why not sneeze Rrose Selavy ?, boîte surréaliste : morceaux de marbre blanc taillés comme des cubes de sucre contenus dans une cage à oiseaux d'où sortent un os de seiche et un thermomètre, 1921
  • La Mariée mise à nu par ses célibataires, même, grand verre commencé en 1915 et volontairement inachevé en 1925
  • Anemic cinema, court métrage réalisé avec la collaboration de Man Ray et Marc Allégret, 1926
  • La Boîte-en-valise, 1936-1941 (en série jusqu'en 1968), coffret de cuir rouge contenant 80 œuvres en reproductions diverses : fac-similés et objets miniatures, 41,5 x 38,5 x 9,9[5]
  • Prière de toucher, sein en mousse collé sur la couverture du catalogue de l'Exposition internationale du surréalisme à la Galerie Maeght, 1947
  • Étant donné le gaz d'éclairage et la chute d'eau, peinture (première version), 1949
  • Coin de chasteté, objet, 1963
  • Étant donnés : 1° la chute d'eau, 2° le gaz d'éclairage, variante tridimensionnelle de Grand verre, élaborée depuis 1946, inachevée en 1966


  • Vitaly Halberstadt et Marcel Duchamp, Opposition et cases conjuguées sont réconciliées, L'Échiquier, 1932
  • Marcel Duchamp, The Creative Act / Le Processus créatif
    Où il développe le concept de coefficient d'art.
  • Marcel Duchamp, Duchamp du signe, Flammarion, 1975 (ISBN 2-08-081614-4)


  • Yves Arman, Marcel Duchamp joue et gagne. (Marcel Duchamp Plays and Wins), Marval Press, 1984 (ISBN 1299242022)
  • Ecke Bonk, Marcel Duchamp. The Portable Museum, Londres, 1989
  • Marc Décimo, La Bibliothèque de Marcel Duchamp, peut-être, Les presses du réel, coll. «  L'écart absolu / Chantier », Dijon, 2002
  • Marc Décimo, Marcel Duchamp mis à nu. À propos du processus créatif, Les presses du réel, coll. «  L'écart absolu / Chantier », Dijon, 2004 (ISBN 9782840661191)
  • Marc Décimo, Le Duchamp facile, Les presses du réel, coll. «  L'écart absolu / Poche", Dijon, 2005
  • Marc Décimo dir., Marcel Duchamp et l'érotisme, Les presses du réel, coll. «  L'écart absolu / Chantier », Dijon, 2008
  • Judith Housez, Marcel Duchamp, éditions Grasset, 2006. Prix de la Biographie 2006 de l'hebdomadaire Le Point.
  • Laurent Le Bon (sous la direction de), Dada, catalogue de l'exposition présentée au Centre Pompidou (octobre 2005 - janvier 2006), Éditions du Centre Pompidou, Paris, 2005, pages 354 à 389, (ISBN 2844262775)
  • Bernard Marcadé, Marcel Duchamp, éd. Flammarion (ISBN 2-08-068226-1)
  • Marc Partouche, Marcel Duchamp, éd. Images en manœuvres, 1992
  • Michel Sanouillet & Elmer Peterson, Salt Seller: The Writings of Marcel Duchamp, Oxford University Press, 1973
  • Sophie Stévance, Duchamp, de la musique à l’ère de la modernité, revue "Étant Donné", no 6, Paris, juin 2005, p. 198-215
  • Sophie Stévance, Impacts et échos de la sonosphère de Marcel Duchamp, thèse de doctorat, 2005.
  • Sophie Stévance, Marcel Duchamp et la musique, à paraître.
  • L'École de Rouen de l'impressionnisme à Marcel Duchamp 1878-1914, musée des Beaux-Arts de Rouen, 1996 (ISBN 2-901431-12-7)


  • Le prix Marcel Duchamp


  1. Naturalisé américain en 1955.
  2. Hulten, Pontus. Marcel Duchamp, Work and Life: Ephemerides on and about Marcel Duchamp and Rrose Selavy, 1887-1968. Pages 8-9 juin (1927) au 25 janvier (1928). (ISBN 026208225X)
  3. Lydie Fisher Sarazin-Levassor, Un échec matrimonial : le cœur de la mariée mis à nu par son célibataire, même, préface Marc Décimo, éd. Les Presses du réel, 2004 (ISBN 2840661098)
  4. Le Bon, op. cité, page 466
  5. Reproduit dans « Varian Fry et les candidats à l'exil », Actes Sud, 1999, p. 86


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