Biographie de Marguerite de Cortone

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Sainte Marguerite de Cortone, pénitente du tiers ordre franciscain, née à Alviano en 1247, morte à Cortone le 22 février 1297. Fête le 22 février.

Elle se livra, dans sa jeunesse, à toute l'impétuosité de ses désirs, puis, à 25 ans, se convertit et se livra de tout son cœur à la pénitence. Elle devint ensuite et pendant vingt-trois années, un modèle de repentir.



Marguerite naquit en Toscane dans une famille paysanne. Elle perdit sa mère alors qu'elle venait d'avoir sept ans ; son père se remaria rapidement, mais sa belle-mère ne lui manifesta aucune attention.

Elle était fort belle, et à 18 ans, elle s'enfuit de la maison paternelle, et devint la maîtresse d'un jeune noble de Montepulciano avec lequel elle eut un fils.

Son amant fut assassiné en 1273. La légende raconte que son chien vint chercher Marguerite pour la conduire jusqu'au corps de son maître, d'où les représentations de la sainte, accompagnée d'un chien.

À la mort de son amant, Marguerite fut prise de remords, elle fit une confession publique et demanda à son père de la reprendre. Celui-ci n'y consentit pas. Elle se réfugia alors avec son fils chez deux femmes du village.

Elle vécut alors dans la plus extrême pauvreté, ayant rejoint les tertiaires franciscaines, s'infligeant de pénibles mortifications, bénéficiant de nombreuses expériences mystiques. Elle se consacra entièrement à la charité, à la prière, au conseil spirituel.

En 1226, elle fonda une communauté de femmes désireuses de venir en aide aux malheureux, ainsi qu'un hôpital à Cortone.

Elle mourut en 1297. Son corps, retrouvé intact, repose dans l'église de Cortone. Elle fut considérée comme sainte dès sa mort, mais ne fut canonisée qu'en 1728.



Léon X permit à la ville de Cortone de célébrer une fête en son honneur. En 1623, Urbain VIII étend cette permission à tout l'ordre franciscain. En 1728, Benoît XIII procède à sa canonisation.

Son directeur spirituel et son ami était Giunta Bevegnati  ; il la fit connaître en écrivant la Légende de sainte Marguerite, que les Bollandistes ont fait imprimer. L'édition la mieux connue est celle de Ludovico da Pelago en 1793.

Les historiens Luc Wadding et Léopold de Chérancé ont soigneusement documenté sa vie. François Mauriac a publié sa biographie en 1945.



De François Mauriac dans Sainte Marguerite de Cortone - Paris - 1945 :

« Pour Marguerite, l'agonie est une extase qui se prolonge, la mort une extase qui s'accomplit. Depuis des années, la chair et le sang n'avaient plus guère de part à son union à Dieu. Elle l'atteignait de moins en moins à travers le sensible. Maintenant, son âme à demi submergée demeure tout offerte à la marée qui déferlera sur elle, une fois rompue la digue du corps »


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