Biographie de Marianne Denicourt

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Marianne Denicourt, née le 14 mai 1966 à Paris, de son vrai nom Marianne Cuau, est une actrice, réalisatrice et scénariste française.



Fille de Bernard Cuau, professeur de cinéma et journaliste, et soeur d'Emmanuelle Cuau, Marianne Denicourt est fascinée dans sa jeunesse par le cirque et la danse. Adolescente, elle fait sa première apparition à l'écran en figurante dans L'Argent de Robert Bresson. Après le baccalauréat, elle suit des cours d'art dramatique avant d'intégrer l'école des Amandiers de Nanterre, où elle a pour professeurs Patrice Chéreau et Pierre Romans. En 1987, elle est L'Amoureuse dans le marivaudage que tourne Jacques Doillon avec les élèves des Amandiers, cependant le film ne sortira en salles qu'en 1993.

Entre-temps, Marianne Denicourt fait ses classes dans le cinéma d'auteur : La Belle Noiseuse de Jacques Rivette (cinéaste qui la fait chanter et danser en 1995 dans Haut bas fragile) ou dans La Vie des morts, le moyen métrage qui, en 1990, révèle Arnaud Desplechin dont elle devient la compagne. On la retrouve dans les deux premiers longs métrages du jeune auteur : La Sentinelle et Comment je me suis disputé….

Au milieu des années 1990, Marianne Denicourt s'oriente vers un cinéma plus populaire : assistante d'un psychanalyste dans Passage à l'acte de Francis Girod, elle interprète une maîtresse du Marquis dans le Sade de Benoît Jacquot (2000), deux films dans lesquels elle donne la réplique à celui qui sera pendant plusieurs années son compagnon, Daniel Auteuil. On la retrouve à l'affiche de plusieurs comédies, du corrosif À mort la mort ! de Romain Goupil au tendre Quelqu'un de bien de Patrick Timsit en passant par Une pour toutes de Claude Lelouch, et Monique (2001), où elle a pour rivale une poupée gonflable. L'actrice revient en 2005 sur le terrain du film d'auteur avec Le Domaine perdu de Raoul Ruiz.



Estimant que le film Rois et reine d'Arnaud Desplechin - qui a été son compagnon au début des années 1990 - s'inspire largement de sa vie, elle publie, en 2005, un livre contre lui. Dans ce livre, co-écrit avec la journaliste Judith Perrignon et intitulé Mauvais génie, elle l'attaque violemment pour avoir exploité ce qu'elle reconnaît comme des éléments douloureux de sa vie privée et de leur vie commune[1]. Elle le poursuit ensuite en justice, en 2006, lui réclamant 200 000 euros de dommages-intérêts, mais elle est déboutée le 3 avril 2006 par le tribunal[2]. Celui-ci estime que l'œuvre de Desplechin, même si elle s'inspire largement de la personnalité et de l'histoire de Marianne Denicourt, voire de ses proches, constitue une œuvre de fiction non réductible à ces faits réels[3].





  • 1986 : Hôtel de France de Patrice Chéreau
  • 1987 : L'Amoureuse de Jacques Doillon
  • 1988 : La Lectrice de Michel Deville
  • 1989 : Aventures de Catherine C. de Pierre Beuchot
  • 1989 : Comme d'habitude de Bruno Herbulot
  • 1989 : Vanille fraise de Gérard Oury
  • 1990 : La Belle Noiseuse de Jacques Rivette
  • 1991 : La Vie des morts d'Arnaud Desplechin
  • 1992 : La Sentinelle d'Arnaud Desplechin
  • 1992 : L'Instinct de l'ange de Richard Dembo
  • 1994 : Mère séropositive de Benoît Jacquot
  • 1994 : Bête de scène de Bernard Nissille
  • 1995 : 1, 2, 3 lumières !, court métrage de Philippe Lioret
  • 1995 : Les Péchés mortels de Patrick Dewolf
  • 1995 : Haut bas fragile de Jacques Rivette
  • 1996 : Le Bel Été 1941 de Christian de Chalonge
  • 1996 : Comment je me suis disputé... (ma vie sexuelle) d'Arnaud Desplechin
  • 1996 : Passage à l'acte de Francis Girod
  • 1996 : Le Jour et la Nuit de Bernard-Henri Lévy
  • 1998 : Holderlin, le cavalier de la nuit de Nina Grosse
  • 1998 : À mort la mort ! de Romain Goupil
  • 1998 : The Lost Son de Chris Menges
  • 1998 : Le Plus Beau Pays du monde de Marcel Bluwal
  • 1999 : L'Homme de ma vie de Stéphande Kurc
  • 1999 : Une pour toutes de Claude Lelouch
  • 2000 : Me Without You de Sandra Goldbacher
  • 2000 : Heidi de Markus Imboden
  • 2000 : Sade de Benoît Jacquot
  • 2001 : La Merveilleuse Odyssée de l'idiot toboggan de Vincent Ravalec
  • 2001 : Monique : toujours contente de Valérie Guignabodet
  • 2002 : Quelqu'un de bien de Patrick Timsit
  • 2004 : L'Américain de Patrick Timsit
  • 2004 : Le Domaine perdu de Raoul Ruiz
  • 2008 : La Sainte Victoire de François Favrat


  • 2006 : Une maison à Kaboul
  • 2007 : Nassima, une vie confisquée


  • 1995 : Haut bas fragile


  • 1999 : Balzac de Josée Dayan
  • 2006 : Djihad de Felix Olivier


  • 1987 : Platonov d'Anton Tchekhov, mise en scène Patrice Chéreau, Théâtre des Amandiers, une domestique
  • 1999 : La Chambre bleue d'Arthur Schnitzler, mise en scène Bernard Murat, Théâtre Antoine
  • 2004 : Une pièce espagnole de Yasmina Reza, mise en scène Luc Bondy, Théâtre de la Madeleine
  • 2006 : La Musica de Marguerite Duras, mise en scène Nicole Aubry, Théâtre de l'Atelier
  • 2007 : Jeanne d'Arc au bûcher d'Arthur Honegger, Opéra de Bâle
  • 2009 : La Ville de Martin Krimp, mise en scène Marc Paquien, Théâtre des Abbesses




(fr+en) Marianne Denicourt sur l’Internet Movie Database.