Biographie de Marin Marais

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Ouest-France

Concert : La Messinoise de Strasbourg à Moëllien
Ouest-France
Enfin les oeuvres de Marin Marais, Hotteterre, Duphly et Morel compléteront ce programme varié. Tarifs : 14 €, réduit : 10 €, étudiants et scolaires de plus de 12 ans, gratuit pour les moins de 12 ans. Réservations au 02 98 92 50 40.




Le Télégramme

Un samedi au marché. Le sel marin de Vents et Marais
Le Télégramme
Julien produit son sel sur un marais salant d'un hectare à Beauvoir-sur-Mer, en Vendée pour son entreprise Vents et Marais. Lorsque le soleil et le vent ont accompli leur mission pour évaporer l'eau dans le marais salant, le saulnier récolte le sel ...




LaDépêche.fr

Nos coups de cœur du mois de mai
LaDépêche.fr
Le concert célèbre le compositeur Marin Marais et les violes du Roi Soleil. Odyssud à Blagnac les 24 et 25 mai à 21 heures. Tarifs : de 10 € à 18 € le 24 et de 16 € à 27 € le 25. Tél. 05 61 71 75 15 (www. odyssud.com). Imaginons que nous soyons ...




Art du portrait et musique à la salle Molière
Lyon Info
D'un côté le prestigieux ensemble La Rêveuse interprète François Couperin, Antoine Forqueray et Marin Marais ; de l'autre Jean-Philippe Guye, musicologue et professeur d'esthétique au Conservatoire de Lyon, commentera les pièces musicales présentées et ...




Sud Ouest

La viole de gambe fait son retour en concert
Sud Ouest
Cet instrument est celui des grands maîtres tels que Sainte-Colombe, Marin Marais, Demachy, Tobias Hume, Diego Ortiz, etc. L'interprète Bruno Angé, après une formation classique, s'est s'investi dans une recherche originale avec sa viole autour ...




QuébecSpot Média

Constantinople à La Chapelle Historique du Bon-Pasteur les 24-25 mai
QuébecSpot Média
Tissé autour de la musique de deux grands compositeurs de l'époque baroque, le génie français Marin Marais (1656- 1728) et le prince moldave Dimitrius Cantemir (1673-1723), ce répertoire s'articule autour d'arrangements musicaux exceptionnels et ...




DESTINATION POITOU-CHARENTES Rochefort ou la ville(ré)inventée
L'Hebdo
C'est d'ailleurs pour la servir qu'elle fut créée quasiment de toutes pièces au XVIIe siècle, au milieu des marais. Il n'y avait là que quelques chaumières, un château en ruine et un manoir appartenant à un seigneur protestant (l'hôtel de Cheusses qui ...




Une soirée sur le marais vous est proposée
Delta FM
C'est ce vendredi à Eperlecques, avec à 20h00 à la salle polyvalente : la projection d'un film sur le marais, puis un débat sur l'environnement, l'entrée est gratuite. Celle de Saint-Omer participera bien sûr à cet événement avec des visites guidées de ...

et plus encore »



Concert. LES CANTATES ET CONCERTOS à l'Eglise Saint-Claude de ...
Tribune de Lyon
Cette réunion de plaisantins interprétera le Dom Quichote de Courbois, la Sonnerie de Sainte-Geneviève du Mont-de-Paris du bien connu Marin Marais, ou encore ce morceau de Corrette (qui n'avait pas que des amis chez les Chiennes de garde) : La Femme ...




From here . . . to there
Irish Times
Marin Marais, the 17th-century master of the viola da gamba and composer of more than 700 works including instrumental pieces and operas, remains overshadowed by more familiar figures of the French baroque such as Charpentier, Rameau, Couperin and ...


Marin Marais (31 mai 1656-15 août 1728) était un violiste ou gambiste (musicien jouant de la viole de gambe) et compositeur français de la période baroque.



Marin Marais est né à Paris le 31 mai 1656 au sein d'une famille modeste : ses parents sont Vincent Marais, cordonnier et Catherine Bellanger. Seul le frère de Vincent, prêtre, est d'un milieu social plus élevé.

En 1667, Marin Marais devient enfant de chœur à Saint-Germain-l'Auxerrois où il rencontrera Michel-Richard de Lalande (également enfant de chœur) et François Lalouette (vicaire). À seize ans, il quitte volontairement Saint-Germain-l'Auxerrois et tente de se perfectionner auprès de Sainte-Colombe à la basse de viole qu'il a apprise lors de sa formation d'enfant de chœur. Celui-ci, se sentant peut-être menacé par le grand talent du jeune musicien lui dit au bout de six mois qu'il ne peut rien lui apprendre de plus ! Titon du Tillet rapporte que Marin Marais se serait alors caché sous le cabinet de travail installé dans le jardin de Sainte Colombe pour tenter de percer les secrets de ce maître mais aurait été découvert et chassé au bout de quelque temps par ce dernier.

Marais entre ensuite dans l'orchestre de l'Académie royale de musique dirigé par Lalouette - peut-être d'ailleurs grâce à l'influence de celui-ci. Le directeur de l'Académie royale de musique était alors Lully .

En 1676, il épouse Catherine Darnicourt avec laquelle il aurait eu (selon Titon du Tillet) dix-neuf enfants; on a trouvé la trace de treize enfants en tout cas, le dernier ayant été Jérôme. La pièce "Le tombeau pour Marais Le Cadet" a vraisemblablement été écrite pour lui. Marin Marais obtient en 1679 une charge de « joueur de viole de la musique de la Chambre » dans la Musique du roi (Louis XIV). Il cumulera cette charge avec une carrière de musicien à l'Opéra pendant quarante ans.

C'est en 1685 que Marin Marais commence à écrire des pièces pour viole ; un premier livre paraît en 1686. C'est cette même année qu'il entreprend d'écrire pour la scène l'Idylle dramatique qui rencontrera un grand succès mais dont n'ont été retrouvées que les paroles.

Après la mort de Jean-Baptiste Lully, qui donne aux compositeurs une plus grande liberté pour faire jouer leurs œuvres, Marais écrit Alcide (livret de Jean-Galbert de Campistron), en collaboration avec Louis Lully (fils aîné de Jean-Baptiste) qui sera représenté en 1693 avec un grand succès.

Il se produit parallèlement comme violiste avec d'autres musiciens de la cour auprès de Louis XIV mais aussi de son entourage (duc de Bourgogne, Madame de Montespan ; Mme de Maintenon, etc.). C'est dans ces termes que Madame de Sévigné rendait compte à sa fille dans une lettre de 1696 d'une telle séance de musique:

« Les jeunes gens, pour s'amuser dansèrent aux chansons, ce qui est présentement fort en usage à la Cour. Joua qui voulut, et qui voulut aussi prêta l'oreille au joli concert de Vizé, Marais, Descoteaux et Philibert. Après cela on attrapa minuit et le mariage fut célébré dans la chapelle de l'hôtel de Créquy. »
Un livre publié en 1692, Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole, montre le répertoire utilisé par Marais pour ces concerts à la cour.

En 1701, Marais est appelé à diriger une très grande cérémonie pour la guérison du dauphin, réunissant deux cent cinquante musiciens et chanteurs au cours de laquelle seront interprétés, entre autres, deux de ses motets : Domine salvum fac regem et un autre dont on ne connaît pas le titre.

Après cette importante prestation, il devient chef d'orchestre permanent à l'opéra vers 1704. Il écrira encore Alcyone, tragédie en musique (représentée en 1706) qui rencontrera aussi un grand succès.

Il connaît ensuite une période moins faste avec l'échec de Sémélé qui sera son dernier ouvrage lyrique. Par ailleurs de nouveaux et brillants violistes viennent contester sa suprématie de violiste et de compositeur : Louis de Caix d'Hervelois et surtout Antoine Forqueray .

En 1708, Marais demande et obtient que son fils aîné, Vincent, reprenne sa charge de violiste auprès du roi. Il continue cependant à jouer à la cour jusqu'à la mort de Louis XIV, après laquelle ses activités se restreignent. Il poursuit également l'enseignement et la pratique de son instrument et vit dans une certaine aisance. Presque un an jour pour jour après le décès de sa fille aînée, le 4 août 1727, il meurt à son tour le 15 août 1728.







Il écrivit près de 600 pièces pour viole, réparties en cinq livres, chacun de ces derniers comprenant, entre autres, une quarantaine de suites, avec parfois des pièces de caractères comme le Tombeau pour Monsieur de Sainte-Colombe, le Tombeau pour Monsieur de Lully , le Tableau de l'opération de la taille , etc ...

  • Pièces à une et à deux violes (1686)
    • Suite a deux violes en Ré mineur : 1. Prélude ; 2. Allemande ; 3. Courante ; 4. Sarabande ; 5. Gigue ; 6. Gavotte ; 7. Menuet — Sujet Diversitez ; 8. Thème et 20 variations
    • Suite en ré majeur : 1. Prélude ; 2. Fantaisie ; 3. Allemande ; 4. Courante ; 5. Sarabande ; 6. Gigue ; 7. La Paysanne ; 8. Gavotte ; 9. Menuets ; 10. Rondeau
    • Suite en la majeur : 1. Prélude ; 2. Boutade ; 3. Allemande et Double ; 4. Courante ; 5. Sarabande ; 6. Sarabande ; 7. Gigue ; 8. Menuet ; 9. Rondeau
    • Suite à deux violes en sol majeur : 1. Prélude ; 2. Allemande ; 3. Courante ; 4. Sarabande ; 5. Gigue ; 6. Gavotte en rondeau ; 7. Menuet ; 8. Gavotte ; 9. Fantaisie ; 10. Chaconne
    • Suite en ré mineur : 1. Prélude ; 2. Prélude ; 3. Allemande ; 4. Courante et double ; 5. Sarabande ; 6. Gigue, gigue & double ; 7. Prélude ; 8. Fantaisie ; 9. Rondeau ; 10. Gavotte en rondeau, gavotte
    • Suite en sol mineur : 1. Prélude ; 2. Allemande ; 3. Courante ; 4. Sarabande ; 5. Gigue ; 6. Gavotte ; 7. Menuet ; 8. Prélude ; 9. Rondeau
    • Suite en ré mineur : 1. Prélude ; 2. Allemande, double ; 3. courante double ; 4. Sarabande ; 5. Gigue, double ; 6. Fantaisie ; 7. Menuets ; 8. Rondeau ; 9. Fantaisie en si mineur
    • Suite en fa dièse mineur : 1. Prélude ; 2. Allemande ; 3. Courante ; 4. Sarabande ; 5. Gigue ; 6. Menuet ; 7. Rondeau
    • Suite en ré majeur : 1. prélude ; 2.Allemande, double ; 3. Courante, double ; 4. Sarabande ; 5. Gigue ; 6. Chaconne ; 7. Tombeau de Mr. Meliton à 2 violes
  • Basses continues des pièces à une et deux violes avec une augmentation de plusieurs pièces particulières en partition (1689)
  • Pièces de violes, Deuxième livre (1701)
  • Pièces de viole, Troisième livre (1711)
  • Pièces à une et à trois violes, Quatrième livre (1717)
  • Pièces de viole, Cinquième livre (1725)


Le musicien est l'un des premiers, en France, à avoir écrit des pièces en trio.

  • Pièces en trio pour les flûtes, violons et dessus de viole avec la basse continue (1692)
  • La Gamme et autres morceaux de symphonie pour le violon, la viole et le clavecin (1723) parmi lesquelles la célèbre Sonnerie de Sainte-Genevière du Mont ;


  • Alcide (1693) (en collaboration avec Louis de Lully)
  • Ariane et Bacchus (1696)
  • Alcyone (1706)
  • Sémélé (1709)


  • Sylvette Milliot et Jérôme de La Gorce, Marin Marais, Paris, Fayard, 1991.
  • Jonathan Dunford et Pierre-Gilles Girault, « Un portrait du musicien Marin Marais par Jean Dieu de Saint-Jean au musée du château de Blois », Cahiers du château et des musées de Blois, n° 37, déc. 2006-juin 2007, p. 14-21.


  • Portrait par André Bouys, illustré ici.
  • Portrait par Jean Dieu de Saint-Jean, conservé à Blois musée du château.




Le 22 octobre 2006, à l'occasion du 350e anniversaire de la naissance du musicien, célébré grâce au "Festival Marin Marais", a été dévoilée à l'église Saint-Médard de Paris une plaque commémorative en hommage à Marin Marais. En effet, le nouveau-né avait été baptisé le 31 mai 1656, jour de sa naissance, dans cette Eglise.



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