Marine Le Pen, de son nom complet Marion Anne Perrine Le Pen[1], née le 5 août 1968 à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), est une avocate et femme politique française.
Elle occupe l'un des deux postes de vice-président exécutif du Front national[2], et siège depuis juin 2004 au Parlement européen. Elle est également présidente du groupe FN au conseil régional d'Île-de-France depuis mars 2004 et conseillère municipale d'Hénin-Beaumont depuis mars 2008.
Marine Le Pen est la benjamine des trois filles de Jean-Marie Le Pen, président du Front national depuis 1972, et de sa première épouse Pierrette Lalanne. Élève au lycée Florent Schmitt de Saint-Cloud[3], elle étudie par la suite le droit à l'université Paris II-Assas[4] où elle obtient une maîtrise en droit (mention carrières judiciaires) en 1990 puis un DEA de droit pénal en 1991[5]. Durant ses années à l'université, elle prend part au Cercle national des étudiants de Paris (CNEP), un mouvement étudiant proche du Front national, dont elle est un temps la présidente d'honneur[4].
En 1992, elle obtient le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) et devient avocate au barreau de Paris[4]. Elle plaide alors régulièrement devant la 23echambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris qui juge les comparutions immédiates[6]. Elle rapporta qu'elle fut amenée dans ce cadre, à défendre des étrangers en situation irrégulière[6]. Elle sera inscrite au barreau de Paris jusqu'en 1998, date à laquelle elle entre au service juridique du Front national[4].
Mère de trois enfants, elle fut mariée à Franck Chauffroy, un dirigeant d'entreprise[7] qui a travaillé avec le FN, puis à Éric Iorio[8], ancien secrétaire national du FN aux élections[9] et actuel conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais[10], dont elle est aujourd'hui divorcée.
Marine Le Pen se présente pour la première fois à une élection lors des législatives de 1993[11]. Alors âgée de vingt-quatre ans, elle est la candidate du Front national dans la 16e circonscription de Paris, dans le 17e arrondissement[11]. Elle y recueille 11,10 % des voix derrière le député sortant Bernard Pons, réélu dès le premier tour avec 63,14 % des votes, et le candidat socialiste Jean-Luc Gonneau (11,85 %)[12].
C'est en 1998 qu'elle commence à exercer son premier mandat politique, en tant que conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais[13], élue dans le Nord sur la liste conduite par Carl Lang. Mais c'est le 5 mai 2002, au soir du second tour de l'élection présidentielle auquel Jean-Marie Le Pen s'était qualifié, qu'elle apparaît sur la scène médiatique[14]. Alain Vizier, le directeur de la communication du Front national, était alors chargé d'envoyer les cadres du parti sur les différents plateaux de télévision. Un des intervenants qui devait représenter le FN sur France 3 s'étant désisté au dernier moment, c'est à Marine Le Pen qu'il fait appel[14],[15].
Un mois plus tard, en juin 2002, elle se présente aux élections législatives à Lens, dans la treizième circonscription du Pas-de-Calais. Elle obtient 24,24 % des voix au premier tour, ce qui lui permet de se qualifier pour le second tour au cours duquel elle recueille 32,30 % des suffrages face au candidat socialiste Jean-Claude Bois[16].
Elle adhère au Front national en 1986[17] à l'âge de 18 ans. En 1998, elle entre au service juridique du Front national qu'elle dirige jusqu'en 2003[13]. Entre temps, en 2000, elle prend la tête de l'association Génération Le Pen, fondée en 1998 par Samuel Maréchal, qu'elle renomme Générations Le Pen, dont le but reconnu est la « dédiabolisation » du parti.
C'est dans cette optique de « dédiabolisation » qu'elle déclare sur LCI le 30 avril 2003 : « Il faut faire émerger un islam français, parce que l’islam de France, on a l’impression que c’est une notion territoriale ». Sur la question de l'IVG, elle a une position beaucoup plus souple que la ligne traditionnelle du FN, ce qui lui vaut des critiques au sein du parti. Elle reste en revanche favorable à la peine de mort.
Lors du XIIe congrès du Front national, qui s'est tenu à Nice en avril 2003, Marine Le Pen est reléguée à la 34e place du Comité central par les votes des délégués départementaux. Malgré ce désaveu, son père la nomme vice-présidente du parti dès le lendemain.
Elle maintient nombre de positions historiques du Front national, telles que l'arrêt de l'immigration et le principe de la préférence nationale. Elle a mené campagne pour la victoire du « non » au référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe en 2005.
À la fin de la même année, Marie-France Stirbois, Jacques Bompard et Bernard Antony, qui dénoncent la trop grande influence de Marine Le Pen au Front national, sont exclus du bureau politique.
Avec Alain Soral et Jean-François Touzé, elle est à l'origine du discours de Valmy le 20 septembre 2006, jour du lancement de la campagne de Jean-Marie Le Pen.
En novembre 2007, lors du XIIIe congrès du Front national à Bordeaux, Marine Le Pen arrive en seconde position derrière Bruno Gollnisch, à l'élection du comité central du FN[18]. Les adhérents ont été 75,76 % à lui accorder leur confiance[18]. Lors de ce même congrès, Jean-Marie Le Pen la nomme vice-présidente exécutive du FN, chargée des « affaires intérieures », ce qui implique entre autres : la formation des cadres et des militants, la communication interne et externe du parti et la « propagande »[19].
Elle a annoncé à plusieurs reprises qu'elle serait candidate à la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national[20]. Ce dernier devrait normalement abandonner son poste de président du FN lors du prochain congrès qui aura lieu en 2010[21].
Elle a été désignée comme directrice stratégique de la campagne de son père. Elle a présenté le 11 décembre 2006 la nouvelle campagne d'affiche du Front national : une jeune femme maghrébine pose pour une affiche de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen. L'affiche sur l'immigration a semé le trouble dans la vieille garde frontiste. Des représentants de l'aile catholique traditionaliste du FN ont jugé la photo non conforme à l'idéologie du FN. Marine Le Pen a défendu ce choix destiné à moderniser l'image de son père. « Sur cette affiche, on évoque la nationalité, l'assimilation, l'ascenseur social, la laïcité, qui sont des domaines dans lesquels la droite et la gauche ont absolument échoué. Un certain nombre de Français d'origine immigrée sont conscients de cet échec et entendent obtenir des réponses. Beaucoup d'entre eux se tournent vers le candidat Jean-Marie Le Pen pour en obtenir », a-t-elle expliqué.
Elle a présenté six affiches[22] représentant chacune un Français avec le même pouce vers le bas pour illustrer l'« échec » de la droite et de la gauche dans chacun de ces domaines. Une septième affiche représente Jean-Marie Le Pen entouré des six Français avec le slogan : « avec Le Pen, tous ensemble, relevons notre France ».
Marine Le Pen est une personne de plus en plus médiatisée, qui apparaît fréquemment dans les médias européens et québécois (Francs-Tireurs) ainsi que sur sur Internet, notamment les sites DailyMotion et YouTube. Bien qu'elle partage plusieurs positions traditionnelles du FN, elle veut symboliser une voie plus « progressiste » et veut rompre avec les idées selon lesquelles le FN est raciste, sexiste, antisémite... Plusieurs la considèrent, malgré leurs divergences politiques, comme une femme « belle, intelligente, sympathique » (Thierry Ardisson, Diam's, Patrick Sébastien), soit comme étant une personnalité charismatique, ce qui la rendrait « encore plus dangereuse que son père ».
L'échec de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle, gratifié de 10,44 % alors qu'il espérait une nouvelle présence au second tour, provoque la discorde au sein du parti. Marine Le Pen est accusée par ses concurrents d'avoir éloigné le parti de sa tradition en l'ouvrant aux influences externes et en adoptant une stratégie de « dédiabolisation » finalement vaine. Marine Le Pen semble toutefois devoir être la seule rescapée de ce que la presse appelle un « effondrement » du FN, puisqu'elle est le seul membre du parti à se qualifier au second tour des élections législatives du 17 juin 2007. En rassemblant une grande partie de l'électorat de droite, elle réalise un score de 41 % face à son concurrent du second tour, le socialiste Albert Facon.
Elle est candidate aux législatives de 2007 à Hénin-Beaumont (62) prenant comme suppléant Steeve Briois, conseiller municipal FN de la ville et ancien candidat FN aux législatives de 2002. Le 24 mai 2007, l'ancien socialiste, Daniel Janssens prend la tête du comité de soutien de Marine Le Pen. Daniel Janssens a été pendant dix-sept ans secrétaire de la section Leforest du Parti socialiste et pendant vingt-quatre ans premier adjoint au maire de Leforest. S'affirmant déçu particulièrement par le député sortant socialiste Albert Facon, Daniel Janssens déclare vouloir « donner un coup de pied dans la fourmilière[23] ». Elle est également soutenue par Alain Griotteray, Michel Caldagués[24] et Paul-Marie Coûteaux (MPF).
Au premier tour de 2007[25], Marine Le Pen améliore sensiblement le score du FN en 2002[26] : elle obtient 10 593 voix, soit 24,5 % des suffrages exprimés (au lieu de 20,1 %), dans un contexte de légère progression, par rapport à 2002, tant de l'abstention (41,5 % des inscrits, au lieu de 39,7 %) que des suffrages blanc ou nuls (2,25 % des votants, au lieu de 2,1 %).
Au second tour, le 17 juin, la progression par rapport à 2002 est plus importante. Marine Le Pen obtient en effet, alors qu'aucun candidat éliminé au premier tour n'a appelé à se reporter sur sa candidature, 17 107 voix, soit 41,65 % des suffrages exprimés (au lieu de 32,1 %), tandis que, par rapport au deuxième tour de 2002, l'abstention régresse (de 45 % à 42,2 % des inscrits) et que la proportion des suffrages blancs ou nuls subit un léger tassement (de 7,1 % à 6 % des votants). Le député sortant socialiste Albert Facon, est donc réélu, mais perd environ 1 700 voix et près de 10 % des suffrages exprimés par rapport à 2002.
Elle figure en deuxième position sur la liste soutenue par le Front national et conduite par Steeve Briois à Hénin-Beaumont. Avec un score de 28,83 %, ils échouent dans leur tentative de remporter la mairie mais font élire cinq conseillers municipaux dont Marine Le Pen[27]. Toutefois, le groupe FN annonce qu'il ne siègera pas au conseil municipal de la ville avant que le recours en annulation qu'il a déposé, ne soit examiné par le tribunal administratif[28]. Celui-ci ayant été rejeté, M. Briois a porté l'affaire devant le Conseil d'Etat. Lorsque celui-ci rendra sa décision, Marine Le Pen, qui exerce plusieurs mandats électoraux, devra démissionner de l'une des fonctions qu'elle occupe, afin de respecter la loi sur la limitation du cumul des mandats[29]. Marine Le Pen et Steeve Briois se sont finalement mis à siéger au conseil municipal.
Marine Le Pen, qui avait été élue députée européenne en 2004 dans la circonscription électorale de l'Île-de-France, a cette fois-ci été choisie par la commission d'investiture de son parti, pour mener la liste du Front national dans la circonscription nord-ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Picardie)[30]. Le député européen sortant Carl Lang, élu dans cette même circonscription, n'ayant pas accepté cette décision, a refusé de figurer sur la liste de Marine Le Pen et décidé de mener une liste dissidente, tout en ne démissionnant pas du Front national[31]. Il a par conséquent été suspendu du parti[32].
Bien que couramment classée à l’extrême droite de l'échiquier politique[Qui ?], elle se revendique de la « droite nationale »[réf. nécessaire].
Marine Le Pen a déclaré dans l'émission télévisée Ripostes du 21 janvier 2007 sur France 5 : « La langue qui est un élément fondamental de lien du peuple français, est en train de disparaître. Sous le règne de M. Sarkozy est apparu, en Bretagne par exemple, le bilinguisme. C'est-à-dire que vous avez non plus ce qui pouvait être compréhensible, le nom de la ville en breton, mais maintenant vous avez par exemple « toutes directions » ou « zone commerciale » ; c'est-à-dire que l'on revient au bilinguisme et c'est extrêmement grave. »
Elle occupe l'un des deux postes de vice-président exécutif du Front national[2], et siège depuis juin 2004 au Parlement européen. Elle est également présidente du groupe FN au conseil régional d'Île-de-France depuis mars 2004 et conseillère municipale d'Hénin-Beaumont depuis mars 2008.
Marine Le Pen est la benjamine des trois filles de Jean-Marie Le Pen, président du Front national depuis 1972, et de sa première épouse Pierrette Lalanne. Élève au lycée Florent Schmitt de Saint-Cloud[3], elle étudie par la suite le droit à l'université Paris II-Assas[4] où elle obtient une maîtrise en droit (mention carrières judiciaires) en 1990 puis un DEA de droit pénal en 1991[5]. Durant ses années à l'université, elle prend part au Cercle national des étudiants de Paris (CNEP), un mouvement étudiant proche du Front national, dont elle est un temps la présidente d'honneur[4].
En 1992, elle obtient le certificat d'aptitude à la profession d'avocat (CAPA) et devient avocate au barreau de Paris[4]. Elle plaide alors régulièrement devant la 23echambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris qui juge les comparutions immédiates[6]. Elle rapporta qu'elle fut amenée dans ce cadre, à défendre des étrangers en situation irrégulière[6]. Elle sera inscrite au barreau de Paris jusqu'en 1998, date à laquelle elle entre au service juridique du Front national[4].
Mère de trois enfants, elle fut mariée à Franck Chauffroy, un dirigeant d'entreprise[7] qui a travaillé avec le FN, puis à Éric Iorio[8], ancien secrétaire national du FN aux élections[9] et actuel conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais[10], dont elle est aujourd'hui divorcée.
Marine Le Pen se présente pour la première fois à une élection lors des législatives de 1993[11]. Alors âgée de vingt-quatre ans, elle est la candidate du Front national dans la 16e circonscription de Paris, dans le 17e arrondissement[11]. Elle y recueille 11,10 % des voix derrière le député sortant Bernard Pons, réélu dès le premier tour avec 63,14 % des votes, et le candidat socialiste Jean-Luc Gonneau (11,85 %)[12].
C'est en 1998 qu'elle commence à exercer son premier mandat politique, en tant que conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais[13], élue dans le Nord sur la liste conduite par Carl Lang. Mais c'est le 5 mai 2002, au soir du second tour de l'élection présidentielle auquel Jean-Marie Le Pen s'était qualifié, qu'elle apparaît sur la scène médiatique[14]. Alain Vizier, le directeur de la communication du Front national, était alors chargé d'envoyer les cadres du parti sur les différents plateaux de télévision. Un des intervenants qui devait représenter le FN sur France 3 s'étant désisté au dernier moment, c'est à Marine Le Pen qu'il fait appel[14],[15].
Un mois plus tard, en juin 2002, elle se présente aux élections législatives à Lens, dans la treizième circonscription du Pas-de-Calais. Elle obtient 24,24 % des voix au premier tour, ce qui lui permet de se qualifier pour le second tour au cours duquel elle recueille 32,30 % des suffrages face au candidat socialiste Jean-Claude Bois[16].
Elle adhère au Front national en 1986[17] à l'âge de 18 ans. En 1998, elle entre au service juridique du Front national qu'elle dirige jusqu'en 2003[13]. Entre temps, en 2000, elle prend la tête de l'association Génération Le Pen, fondée en 1998 par Samuel Maréchal, qu'elle renomme Générations Le Pen, dont le but reconnu est la « dédiabolisation » du parti.
C'est dans cette optique de « dédiabolisation » qu'elle déclare sur LCI le 30 avril 2003 : « Il faut faire émerger un islam français, parce que l’islam de France, on a l’impression que c’est une notion territoriale ». Sur la question de l'IVG, elle a une position beaucoup plus souple que la ligne traditionnelle du FN, ce qui lui vaut des critiques au sein du parti. Elle reste en revanche favorable à la peine de mort.
Lors du XIIe congrès du Front national, qui s'est tenu à Nice en avril 2003, Marine Le Pen est reléguée à la 34e place du Comité central par les votes des délégués départementaux. Malgré ce désaveu, son père la nomme vice-présidente du parti dès le lendemain.
Elle maintient nombre de positions historiques du Front national, telles que l'arrêt de l'immigration et le principe de la préférence nationale. Elle a mené campagne pour la victoire du « non » au référendum sur le projet de traité établissant une Constitution pour l'Europe en 2005.
À la fin de la même année, Marie-France Stirbois, Jacques Bompard et Bernard Antony, qui dénoncent la trop grande influence de Marine Le Pen au Front national, sont exclus du bureau politique.
Avec Alain Soral et Jean-François Touzé, elle est à l'origine du discours de Valmy le 20 septembre 2006, jour du lancement de la campagne de Jean-Marie Le Pen.
En novembre 2007, lors du XIIIe congrès du Front national à Bordeaux, Marine Le Pen arrive en seconde position derrière Bruno Gollnisch, à l'élection du comité central du FN[18]. Les adhérents ont été 75,76 % à lui accorder leur confiance[18]. Lors de ce même congrès, Jean-Marie Le Pen la nomme vice-présidente exécutive du FN, chargée des « affaires intérieures », ce qui implique entre autres : la formation des cadres et des militants, la communication interne et externe du parti et la « propagande »[19].
Elle a annoncé à plusieurs reprises qu'elle serait candidate à la succession de Jean-Marie Le Pen à la tête du Front national[20]. Ce dernier devrait normalement abandonner son poste de président du FN lors du prochain congrès qui aura lieu en 2010[21].
Elle a été désignée comme directrice stratégique de la campagne de son père. Elle a présenté le 11 décembre 2006 la nouvelle campagne d'affiche du Front national : une jeune femme maghrébine pose pour une affiche de la campagne présidentielle de Jean-Marie Le Pen. L'affiche sur l'immigration a semé le trouble dans la vieille garde frontiste. Des représentants de l'aile catholique traditionaliste du FN ont jugé la photo non conforme à l'idéologie du FN. Marine Le Pen a défendu ce choix destiné à moderniser l'image de son père. « Sur cette affiche, on évoque la nationalité, l'assimilation, l'ascenseur social, la laïcité, qui sont des domaines dans lesquels la droite et la gauche ont absolument échoué. Un certain nombre de Français d'origine immigrée sont conscients de cet échec et entendent obtenir des réponses. Beaucoup d'entre eux se tournent vers le candidat Jean-Marie Le Pen pour en obtenir », a-t-elle expliqué.
Elle a présenté six affiches[22] représentant chacune un Français avec le même pouce vers le bas pour illustrer l'« échec » de la droite et de la gauche dans chacun de ces domaines. Une septième affiche représente Jean-Marie Le Pen entouré des six Français avec le slogan : « avec Le Pen, tous ensemble, relevons notre France ».
Marine Le Pen est une personne de plus en plus médiatisée, qui apparaît fréquemment dans les médias européens et québécois (Francs-Tireurs) ainsi que sur sur Internet, notamment les sites DailyMotion et YouTube. Bien qu'elle partage plusieurs positions traditionnelles du FN, elle veut symboliser une voie plus « progressiste » et veut rompre avec les idées selon lesquelles le FN est raciste, sexiste, antisémite... Plusieurs la considèrent, malgré leurs divergences politiques, comme une femme « belle, intelligente, sympathique » (Thierry Ardisson, Diam's, Patrick Sébastien), soit comme étant une personnalité charismatique, ce qui la rendrait « encore plus dangereuse que son père ».
L'échec de Jean-Marie Le Pen à la présidentielle, gratifié de 10,44 % alors qu'il espérait une nouvelle présence au second tour, provoque la discorde au sein du parti. Marine Le Pen est accusée par ses concurrents d'avoir éloigné le parti de sa tradition en l'ouvrant aux influences externes et en adoptant une stratégie de « dédiabolisation » finalement vaine. Marine Le Pen semble toutefois devoir être la seule rescapée de ce que la presse appelle un « effondrement » du FN, puisqu'elle est le seul membre du parti à se qualifier au second tour des élections législatives du 17 juin 2007. En rassemblant une grande partie de l'électorat de droite, elle réalise un score de 41 % face à son concurrent du second tour, le socialiste Albert Facon.
Elle est candidate aux législatives de 2007 à Hénin-Beaumont (62) prenant comme suppléant Steeve Briois, conseiller municipal FN de la ville et ancien candidat FN aux législatives de 2002. Le 24 mai 2007, l'ancien socialiste, Daniel Janssens prend la tête du comité de soutien de Marine Le Pen. Daniel Janssens a été pendant dix-sept ans secrétaire de la section Leforest du Parti socialiste et pendant vingt-quatre ans premier adjoint au maire de Leforest. S'affirmant déçu particulièrement par le député sortant socialiste Albert Facon, Daniel Janssens déclare vouloir « donner un coup de pied dans la fourmilière[23] ». Elle est également soutenue par Alain Griotteray, Michel Caldagués[24] et Paul-Marie Coûteaux (MPF).
Au premier tour de 2007[25], Marine Le Pen améliore sensiblement le score du FN en 2002[26] : elle obtient 10 593 voix, soit 24,5 % des suffrages exprimés (au lieu de 20,1 %), dans un contexte de légère progression, par rapport à 2002, tant de l'abstention (41,5 % des inscrits, au lieu de 39,7 %) que des suffrages blanc ou nuls (2,25 % des votants, au lieu de 2,1 %).
Au second tour, le 17 juin, la progression par rapport à 2002 est plus importante. Marine Le Pen obtient en effet, alors qu'aucun candidat éliminé au premier tour n'a appelé à se reporter sur sa candidature, 17 107 voix, soit 41,65 % des suffrages exprimés (au lieu de 32,1 %), tandis que, par rapport au deuxième tour de 2002, l'abstention régresse (de 45 % à 42,2 % des inscrits) et que la proportion des suffrages blancs ou nuls subit un léger tassement (de 7,1 % à 6 % des votants). Le député sortant socialiste Albert Facon, est donc réélu, mais perd environ 1 700 voix et près de 10 % des suffrages exprimés par rapport à 2002.
Elle figure en deuxième position sur la liste soutenue par le Front national et conduite par Steeve Briois à Hénin-Beaumont. Avec un score de 28,83 %, ils échouent dans leur tentative de remporter la mairie mais font élire cinq conseillers municipaux dont Marine Le Pen[27]. Toutefois, le groupe FN annonce qu'il ne siègera pas au conseil municipal de la ville avant que le recours en annulation qu'il a déposé, ne soit examiné par le tribunal administratif[28]. Celui-ci ayant été rejeté, M. Briois a porté l'affaire devant le Conseil d'Etat. Lorsque celui-ci rendra sa décision, Marine Le Pen, qui exerce plusieurs mandats électoraux, devra démissionner de l'une des fonctions qu'elle occupe, afin de respecter la loi sur la limitation du cumul des mandats[29]. Marine Le Pen et Steeve Briois se sont finalement mis à siéger au conseil municipal.
Marine Le Pen, qui avait été élue députée européenne en 2004 dans la circonscription électorale de l'Île-de-France, a cette fois-ci été choisie par la commission d'investiture de son parti, pour mener la liste du Front national dans la circonscription nord-ouest (Basse-Normandie, Haute-Normandie, Nord-Pas-de-Calais, Picardie)[30]. Le député européen sortant Carl Lang, élu dans cette même circonscription, n'ayant pas accepté cette décision, a refusé de figurer sur la liste de Marine Le Pen et décidé de mener une liste dissidente, tout en ne démissionnant pas du Front national[31]. Il a par conséquent été suspendu du parti[32].
Bien que couramment classée à l’extrême droite de l'échiquier politique[Qui ?], elle se revendique de la « droite nationale »[réf. nécessaire].
Marine Le Pen a déclaré dans l'émission télévisée Ripostes du 21 janvier 2007 sur France 5 : « La langue qui est un élément fondamental de lien du peuple français, est en train de disparaître. Sous le règne de M. Sarkozy est apparu, en Bretagne par exemple, le bilinguisme. C'est-à-dire que vous avez non plus ce qui pouvait être compréhensible, le nom de la ville en breton, mais maintenant vous avez par exemple « toutes directions » ou « zone commerciale » ; c'est-à-dire que l'on revient au bilinguisme et c'est extrêmement grave. »
- Marine Le Pen est la cible d'une chanson de Diam's intitulée Marine, où la chanteuse critique les positions politiques de cette dernière et de son père. Le refrain scande : « J'emmerde le Front national ». Marine Le Pen lui répondit par une lettre ouverte[33], proposant à la chanteuse un réel débat sur l'immigration, à laquelle elle ne reçut jamais de réponse, tout du moins publiquement[34].
- Marine Le Pen fait également l'objet d'une fantaisie surréaliste « ambient » de Philippe Katerine, dans son album Robots après tout.
- 15 mars 1998 - 28 mars 2004 : conseillère régionale du Nord-Pas-de-Calais
- Depuis le 28 mars 2004 : présidente du groupe FN au conseil régional d'Île-de-France, élue dans les Hauts-de-Seine
- Membre de la commission permanente
- Depuis le 16 mars 2008 : conseillère municipale de Hénin-Beaumont
- depuis le 13 juin 2004 : députée européenne non-inscrite, élue dans la circonscription régionale Île-de-France[35]
- Membre de la commission des libertés civiles, de la justice et des affaires intérieures.
- Membre de la délégation pour les relations avec Israël
- Membre suppléante de la commission du marché intérieur et de la protection des consommateurs.
- Membre suppléante de la délégation pour les relations avec l'Australie et la Nouvelle-Zélande.
- À contre-flots, éd. Jacques Grancher, coll. « Grancher Depot », Paris, 2006, 322 p., broché, 15 x 22 cm (ISBN 2733909576)
- Bernard Antony, Devoir de réponse à Marine Le Pen et à Philippe de Villiers, Godefroy de Bouillon, 2006 (ISBN 978-2841911950)
- Jacques Bompard, Le Pen contre le Front national [pdf]
- Christiane Chombeau, Le Pen fille & père, éditions du Panama, 2007 (ISBN 978-2-7557-0303-0)
- Front national
- Jean-Marie Le Pen
- (fr) CV et interventions au conseil régional d'Île-de-France
- (fr) CV et interventions au Parlement européen
- (fr) Générations Le Pen
- ↑ Élection des conseillers régionaux d'Île-de-France - Feuille de proclamation - Nom et prénom des élus, p. 6, communiqué de la préfecture d'Île-de-France, 2004. Consulté le 25 septembre 2008.
- ↑ Organigramme du Front national - le bureau politique, site officiel du Front national. Consulté le 10 juillet 2008.
- ↑ Réseau - Marine Le Pen - Formation, Journal du net. Consulté le 13 septembre 2008.
- ↑ a b c d Les élus - Marine Le Pen, site officiel du Front national d'Île-de-France. Consulté le 13 septembre 2008.
- ↑ Vos députés - Fiche personnelle - Marine Le Pen, site officiel du Parlement européen. Consulté le 13 septembre 2008.
- ↑ a b Interview de Marine Le Pen, émission télévisée Tout le monde en parle présentée par Thierry Ardisson, France 2, mai 2006. Consulté sur le site internet Dailymotion le 13 septembre 2008.
- ↑ Jean-Marie LE PEN, le dernier combat ? - Vie privée, le Quid. Consulté le 12 septembre 2008.
- ↑ « Le Pen s’éternise, sa fille marine », Libération, 20 juin 2008. Consulté le 12 septembre 2008.
- ↑ « Le Pen, l'histoire de son lifting », Christophe Forcari, Libération, 2 novembre 2002. Mis en ligne sur le site internet France-Mail-Forum.de. Consulté le 13 septembre 2008.
- ↑ Les 113 élus de la Région - Éric Iorio, site officiel du Conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. Consulté le 13 septembre 2008.
- ↑ a b Actualités régionales Île-de-France, « Portrait de Marine Le Pen (FN) » sur Ina, 1993, France 3. Consulté le 18 décembre 2008.
- ↑ Résultats élections législatives de 1993 - 16ème circonscription de Paris, Le Figaro. Consulté le 18 décembre 2008.
- ↑ a b « Marine Le Pen, la fille préférée », Le Figaro, 31 juillet 2008. Consulté le 1er août 2008.
- ↑ a b « Le Pen, quoi de neuf ? Marine ! », Le Nouvel Observateur, nº2006, 17 avril 2003. Consulté le 1er août 2008.
- ↑ « Marine Le Pen : Le FN avec une perruque blonde », Libération, 5 mars 2004. Mis en ligne sur le site internet Minorités.org. Consulté le 26 septembre 2008.
- ↑ Résultats des élections législatives de 2002 - 13e circonscription du Pas-de-Calais, site officiel du ministère de l'Intérieur. Consulté le 26 septembre 2008.
- ↑ La voix est libre - Limousin, Invité : Marine Le Pen, 7 février 2009, France 3. Consulté le 7 février 2009.
- ↑ a b « Jean-Marie Le Pen réélu à la tête du FN », Le Nouvel Observateur, 22 juin 2008. Consulté le 12 septembre 2008.
- ↑ Discours de clôture du XIIIe Congrès du Front National, Discours et interventions, site officiel du Front national, 18 novembre 2007. Consulté le 12 septembre 2008.
- ↑ « Marine Le Pen sera candidate à la tête du FN en 2010 », Reuters, 5 septembre 2008. Consulté le 12 septembre 2008.
- ↑ « FN : Le rebond ou le chaos », Valeurs actuelles, 11 septembre 2008. Consulté le 12 septembre 2008.
- ↑ Affiches FN
- ↑ « Pas-de-Calais : un ex-PS à la tête du comité de soutien de Marine Le Pen », France 3/AFP, 24 mai 2007.
- ↑ « Deux gaullistes historiques soutiennent Marine », 13 juin 2007.
- ↑ Source : Résultats législatifs (2007) de la 14e circonscription du Pas-de-Calais, sur le site de ministère de l'Intérieur.
- ↑ Source : Résultats législatifs (2002) de la 14e circonscription du Pas-de-Calais, sur le site de ministère de l'Intérieur.
- ↑ Résultats des élections municipales 2008 - Hénin-Beaumont, site du ministère de l'intérieur. Consulté le 10 juillet 2008.
- ↑ « Recours déposé ! », site officiel de Steeve Briois, 23 mars 2008. Consulté le 10 juillet 2008.
- ↑ Le cumul des mandats, site du ministère de l'intérieur. Consulté le 10 juillet 2008.
- ↑ « Le Pen père et fille, têtes de liste aux européennes », Le Figaro, 31 octobre 2008. Consulté le 29 décembre 2008.
- ↑ « Européennes : Carl Lang défie Marine Le Pen », Le Figaro, 13 novembre 2008. Consulté le 29 décembre 2008.
- ↑ « Front National - Carl Lang suspendu pour sa dissidence aux européennes », LCI.fr, 17 novembre 2008. Consulté le 29 décembre 2008.
- ↑ [pdf] Lettre ouverte à Diam's, 4 novembre 2004.
- ↑ YouTube - Diams VS Marine lepen
- ↑ Cf. Parlement européen
