Biographie de Marshall McLuhan

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Penser ? Il ya une application pour ça !
Marianne
Pour Marshall Mc Luhan (5) sociologue et prophète des temps modernes, si l'imprimé a un rôle profondément centralisateur qui induit automatiquement une société structurée autour d'un centre donneur d'ordres, la vitesse de l'électricité crée « des ...




Équipe Denis Coderre - Un faux départ
Le Devoir (Abonnement)
Le philosophe des médias Marshall McLuhan disait « the medium is the message ». On ne peut dire mieux à propos de ce parti baptisé tout simplement Équipe Denis Coderre, sans autre dénomination. Un parti, c'est d'abord un projet que l'on cherchera à ...

et plus encore »



Several species of small furry blog-ideas gathered together...
Stuff.co.nz
Are we right to ask to be paid for something that is work - or should we all just accept that creative work can be performed by almost anyone in these days of the net, Marshall McLuhan's "global village" filling the void, the web, the world with far ...




Rita Leistner: Looking for Marshall McLuhan in Afghanistan
BagNews Notes
Marshall McLuhan argued that “the medium is the message;” that “with man his knowledge and the process of obtaining knowledge are of equal magnitude” (McLuhan, Understanding Media, Part I, Chapter 3, “Reversal of the Overheated Medium”). Of course ...




L'art numérique existe-t-il?
Mediapart
À l'instar de la célèbre phrase de Marshall McLuhan il est devenu commun de confondre le message et son médium. Si la peinture, la sculpture, la musique, etc. définissent le champ d'intervention par les outils employés, alors le numérique peut ...




De l'édition à la contre-édition
AgoraVox
Il suffit d'appliquer le principe « Le médium, c'est le message » introduit par le sociologue canadien des communications Marshall McLuhan dans son livre Pour comprendre les médias. « [...] en réalité et en pratique, le vrai message, c'est le médium ...




CURRENTLY VIEWING: special features / staying connected in the ...
The Message Online
/data/news/3090/file/realname/images/me.jpg. I have always been fascinated by Marshall McLuhan's concept of a Global Village, the idea that the world has become as small as a village thanks to the technology that connects all of us. I believe he was right.




Rich Warren: Audiophile shares experiences in sound
Champaign/Urbana News-Gazette
... your music in whatever format pleases you. Marshall McLuhan presciently proclaimed: "The medium is the message." Rich Warren, who lives in the Champaign area, is a longtime reviewer of consumer electronics. He can be emailed at hifiguy@mchsi.com.




Need for umbrella today depends on context of current conditions
Winnipeg Free Press
If the medium is indeed the message — and Winnipeg-born and educated Marshall McLuhan tells us it's so — then today the medium is rain and the message is, "Take your umbrella." That's this morning's message anyway. By this afternoon, the skies will ...




PublicServiceEurope.com

Video games industry puts on its serious face
PublicServiceEurope.com
"Anyone who makes the distinction between serious games and entertainment games doesn't know the first thing about either," says Van Mastrigt, adapting a quote from the media theorist Marshall McLuhan. In his view the purpose of the game does not ...


Herbert Marshall McLuhan (21 juillet, 1911 - 31 décembre, 1980) est un éducateur, un philosophe, un sociologue, un professeur de littérature anglaise et un théoricien de la communication canadien. Il est l'un des fondateurs des études contemporaines sur les médias.



McLuhan naît le 21 juillet 1911 à Edmonton, en Alberta. En 1916, la famille déménage à Winnipeg, au Manitoba, où il fréquente l'Université du Manitoba. Il y obtient son baccalauréat et sa maîtrise en arts. Il poursuit ses études à Cambridge, en Angleterre, où il étudiait la Nouvelle Critique sous la gouverne de F.R. Leavis et de I.A. Richards. Il obtient là aussi un baccalauréat et une maîtrise en arts.

Il se convertit au catholicisme en 1937, nommé conseiller du Vatican en 1976. En 1936, McLuhan accepte un poste de professeur adjoint au Département d'anglais de l'Université du Wisconsin. Puis il enseigne à l'Université St. Louis, première d'une série d'institutions catholiques auxquelles il sera affilié. C'est durant son séjour à St. Louis qu'il rencontre Corrine Lewis, qu'il épouse en 1939, peu avant de retourner à Cambridge poursuivre des études doctorales. Une fois son doctorat terminé, il s'installe de nouveau à St. Louis et commence sa carrière comme professeur.[1]

En 1944, McLuhan revient au Canada. Il enseigne de 1944 à 1946 au Collège Assumption à Windsor (Ontario). En 1946, McLuhan déménage à Toronto, la capitale provinciale, pour enseigner la littérature anglaise au collège catholique St. Michael, qui fait partie de l'Université de Toronto. Il reste à Toronto jusqu'en 1979, pour la plupart comme chef du Centre for Culture and Technology.

McLuhan est membre de l'école de communication de Toronto.



L'idée maîtresse que l'on retrouve à travers les ouvrages de McLuhan tient en une seule phrase : «le message c'est le média». Ce n'est pas le contenu qui affecte la société, mais le canal de transmission lui-même. Un exemple simple permet de mieux saisir cette affirmation : l'imprimé est un média, car il permet de transmettre une information depuis un émetteur vers un récepteur. En tant que média, il est plus rapide que la parole transmise de bouche à oreille, par exemple. Mais plus que le gain de temps, c'est la plus grande distance parcourue par cet imprimé dans un laps de temps constant qui importe. Considérons une cité donnant des ordres à ses garnisons via l'imprimé, l'association de celui-ci avec la roue et la route permet de contrôler une région notablement plus vaste. Ce média a un rôle profondément centralisateur : il induit automatiquement une société structurée autour d'un centre donneur d'ordres.

McLuhan situe le message non pas dans le seul sens exprimé par l'émetteur, mais dans la combinaison unique de l'effet message / média (pragmatique de la communication). Ainsi, l'expérience vécue du media utilisé (téléphone, Internet, etc.) est remise en premier plan, subordonnant le message au média, et inversant ainsi la traditionnelle opposition fond / forme.

En énonçant que le message, c'est le média, il énonce entre autres que le fond (l'important) c'est la forme prise par le média (l'effet de la technologie), ainsi que sa combinaison avec son message. Selon lui, les exemples se multiplieront naturellement à l'âge électronique : ces structures se révèleront d'elles-mêmes, permettant de les discerner plus aisément. Par exemple, une conversation identique transmise de personne à personne, par le téléphone ou par le biais du clavardage est vécue différemment selon son mode de transmission.

En outre, le medium utilisé influence considérablement nos sens et, par là même, notre cerveau; à tel point que le contenu même du message peut s'en trouver grandement affecté. Imaginons par exemple qu'en ouvrant un album de famille on y découvre une photographie représentant une jeune fille avec une fleur à la bouche. Jolie photo. Imaginons maintenant la même photo tirée en grand format et exposée dans une célèbre galerie d'art contemporain. Dans le premier cas, on dit: cette photo est sympathique, mignonne,etc. Dans le second cas, on dit: « Vraiment sublime, cette image ! Quel grand photographe! » L'« habillage », c'est-à-dire la galerie et même la signature de l'artiste, nous a grandement influencés par rapport au contenu: une simple jeune fille avec une fleur. Idem pour le goût : une étiquette de Château-Margaux ou celle d'un vin quelconque, collée sur la même bouteille, n'aura pas la même influence sur la dégustation...On "boit l'étiquette"; Le cerveau travaille à notre insu!

Par ailleurs, McLuhan classe les médias en deux grandes catégories. D'un côté, les médias « chauds », qui ne demandent la participation que d'un seul de nos sens. L'information reçue par ce sens étant d'entrée de jeu très riche, la participation du cerveau est faible. De l'autre côté, les médias « froids » qui s'adressent à plusieurs sens et sont plutôt pauvres. Ils demandent de la part du récepteur une participation très importante pour compenser cette pauvreté. Ainsi, à cause de la très grande différence de qualité des images, le cinéma est « chaud », alors que la télévision est « froide ».



En 1962, Mac Luhan annonce que nous quittions la « Galaxie de Gutenberg » pour entrer dans la « Galaxie de Marconi ». Certains en conclurent que c'en était fini de l'information imprimée. Or, ce fut le contraire qui se produisit. C'est en effet dans les pays où elle était le plus diffusée que la presse quotidienne, malgré l'essor de la télévision, a continué à se développer le plus. Car, en délivrant une information plus rapide mais plus brute, les media électroniques ont augmenté le besoin de vérifier et d'étayer.

En 1991 paraît le Cours de médiologie générale de Régis Debray, qui est souvent accusé de reprendre les thèses du Canadien, bien qu'il insiste au moins autant sur les communautés (organisation matérialisée) que sur les médias (matière organisée) pour expliquer les phénomènes de transmission des croyances. On leur reprochera à tous deux une trop grande propension à l'historicisme. La succession "logosphère, graphosphère, vidéosphère" chez Debray, tout comme la succession "Galaxie de Gutenberg, Galaxie de Marconi, village planétaire", sont des reconstructions historiques a posteriori, post hoc, qui n'ont pas d'autre pertinence que spéculative.



"Seuls les plus petits secrets ont besoin d'être protégés. Les plus gros sont gardés par l'incrédulité publique."



  • (en) The Mechanical Bride: Folklore of Industrial Man, Vanguard Press, 1951.
  • la Galaxie Gutenberg, la genèse de l'homme typographique, 1962 (titre original : (en) The Gutenberg Galaxy: The Making of Typographic Man, University of Toronto Press)(Paris, Mame, 1967 - Paris, Gallimard 1977, tomes 1 & 2 collection idées, 520 p.)
  • Pour comprendre les médias, Ed. Seuil, coll. Points, 1968, 404 p. (titre original : (en) Understanding Media: The Extensions of Man, McGraw-Hill, 1964.)
  • Message et Massage, un inventaire des effets, Paris, Ed Jean-Jacques Pauvert, 1968, 160 p. (titre original : (en) The Medium is the Massage: An Inventory of Effects, Bantam Books, New York, 1967.)
  • Guerre et Paix dans le village planétaire, Ed. Robert Laffont, Paris, 1970, 192 p. (titre original : (en) War and Peace in the global Village, Bantam Books, New York, 1967.)
  • (en)Through the vanishing Point, Space in Poetry and Painting avec Harley Parker (Au-delà du point de fuite, l'espace de la poésie et de la peinture), Harper and Row, New-York, 1968.) Livre jamais traduit.
  • Mutations 90, Montréal/Paris, Ed Mame/Hurtubise HMH, 1969, 110 p. Recueil de trois articles
  • (en)Culture is our Business (Nos affaires, c'est la culture), McGraw-Hill, New-York, 1970, 338 p.
  • Counterblast, avec Harley Parker, Montréal/Paris, Ed Mame/Hurtubise HMH, 1972, 144 P. (Edition originale : Harcourt, Brace and World, New York, 1969.)
  • Du cliché à l'archétype, la foire du sens, avec Wilfred Watson (traduction Derrick de Kerckove), Montréal/Paris, Ed Mame/Hurtubise HMH, 1973, 238 P. (titre original : (en) From Cliche to Archetype, The Viking Press, New York, 1970.)
  • D'œil à oreille, Ed. Hurtubise HMH, 1977, 404 p. (titre original : (en) Processus and Media, ). Compilation des articles et commentaires de Marshall McLuhan. Contient le résumé des 42 lois des médias telles que formulées par McLuhan.
  • The Global Village, Transformations in World Life and Media in the 21th Century oeuvre posthume avec Bruce R. Powers, Oxford University Press, New-York, 1989,222 p. Jamais traduit.
Interviews  :

  • in Théorie de l'image, sous la direction de Henri Tissot, Robert Laffont, Paris, 1975
  • in Autre homme, autre chrétien à l'âge électronique Pierre Babin, Chalet, Lyon, 1977.
  • in les Écrivains sur la sellette Jean-Louis Ezine, Paris, Seuil, 1981 : “Apocalypse now pour l'écriture.”
Articles :

  • in (en) Explorations in Communication, Boston, Beacon Press, 1960, 208 p. Anthologie publiée avec Edmund Carpenter de la revue dirigée par Marshall McLuhan Explorations, éditée par l'Université de Toronto. Contient les articles : “Classroom without walls” (l'école sans murs), “Acoustic Space” (l'espace acoustique), “'The Effect of the printed Book on Language in the 16th Century” (l'effet du livre imprimé sur la langue au XVIe siècle), “Media Log”, “Five sovereign Fingers taxed the Breath.” (ce dernier titre est un vers de Dylan Thomas)
  • in les Imaginaires, Cause commune, UGE 10/18, Paris, 1976 : “Xéros, simulacre et mort du livre”
  • in Wyndham Lewis et le vorticisme, Pandora/Centre Georges Pompidou, Paris, 1982 : “le vortex de Lewis : art et politique en tant que masques du pouvoir”


  1. (fr)Anciens messagers, nouveaux médias : l'héritage d'Innis et de McLuhan, une exposition de musée virtuelle à Bibliothèque et Archives Canada