Biographie de Maurice Druon

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Metro France

Défilé du Front national : "On a la même gueule que tout le monde"
Metro France
Avant de conclure par une citation empruntée au résistant et académicien Maurice Druon : "L'unité se dissout quand la grandeur s'effondre." Dans la foule, les adhérents et sympathisants en redemandent. Venu de la petite commune de Plogoff dans le ...




Le Point

La Légion étrangère (2), de Narvick à Bir Hakeim
Le Point
Le futur Premier ministre français assurera à Maurice Druon qu'il n'avait pas fait preuve de courage : "C'était de l'orgueil ! À la Légion, nous voulions être les meilleurs. Alors, quand on veut être les meilleurs, il faut bien engager sa vie !" Sous ...




Un nouveau jardin sur le périph
Ville de Paris
Joseph Kessel et Maurice Druon, eux-mêmes d'origine russe, s'inspirent du texte russe et l'adaptent. Maurice Druon est un ancien élève du lycée Michelet de Vanves. Quelques chiffres. Espace pour les adolescents 1 000 m². Jardins partagés 420 m² ...

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Sud Ouest

Transports : des perturbations par manque de trains
Sud Ouest
Hier soir, dans la salle de projection de l'espace culturel Maurice-Druon de Coutras, avait lieu le premier comité de l'année pour les lignes 16, 24 et 25 du TER Aquitaine desservant Bordeaux, Coutras, Angoulême et Périgueux. En présence de Marie ...

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Richesses bretonnes - Agence Bretagne Presse
Agence Bretagne Presse
Maurice Druon est célèbre, pourtant les Rois Maudits sont dénués de finesse et bourrés de clichés, à coté de Sigrid Undset (Kristin Lavransdatter), ce n'est rien. Et bien sûr, il ne faut pas compter sur France-Musique pour entendre de la musique ...




20minutes.fr

"Fugue vénitienne" de Marie-Claude Gay chez Ed. De Borée (Riom ...
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Dans le désordre, Colette pour sa vive sensibilité et son admirable écriture, Victor Hugo, Zola, Balzac pour leur capacité à décrire la noirceur de la vie, André Maurois et Maurice Druon, Pearl Buck qui a enchanté mon adolescence, Graham Greene et ...

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Entre les lignes
Libération
Elle aime tellement Tistou les pouces verts, de Maurice Druon, qu'elle s'en inspire pour écrire son premier conte : «Putain, c'est du Marguerite Duras», dit son père épaté. Elle a environ 7 ans. Le père d'Agnès Desarthe est le pédiatre Aldo Naouri ...

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Quelques réflexions sur un 1er mai
Le Blog de Bruno Gollnisch (Blog)
Et de citer l'écrivain et authentique résistant et patriote Maurice Druon, «l'unité se dissout quand la grandeur s'efface». Une unité dont doit, dont sait aussi faire preuve le Front National dans son entreprise de conquête du pouvoir. La grande ...




Boulevard Voltaire

1er mai : Marine Le Pen rafle la mise…
Boulevard Voltaire
La citation de Maurice Druon est plus longue que la phrase qu'a retenue la presse : « L'unité se dissout quand la grandeur s'effondre (40min30). « Croire en un projet national, retrouver l'unité de la nation est un beau dessein, et ne sera pas possible ...




L'Express

Revivez la journée du 1er mai: Marine Le Pen fait son show, les ...
L'Express
"L'unité se dissout quand la grandeur s'effondre" souligne Marine Le Pen, citant l'écrivain gaulliste Maurice Druon. L'Express. 12h26 : Le "mur des cons" est une menace pour la République. Il s'agit d'une grave dérive qui montre le caractère subversif ...
Le Pen veut être la «lumière» d'une France plongée «dans les ...Le Figaro

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Maurice Druon de Reyniac, né le 23 avril 1918 à Paris, est un écrivain et homme politique français, membre de l'Académie française dont il a été le secrétaire perpétuel durant quatorze ans et dont il est doyen d'élection (élection en 1966) depuis la mort d'Henri Troyat en 2007.





Fils de Lazare Kessel, lauréat du premier prix du Conservatoire et membre de la Comédie Française[1], suicidé à l'âge de 21 ans avant de l'avoir reconnu, Maurice Druon est baigné par son ascendance dans la littérature : il est le neveu de l'écrivain Joseph Kessel, arrière-petit fils d'Antoine Cros, troisième et dernier roi d’Araucanie, arrière-petit neveu du poète Charles Cros, et l'arrière-arrière-petit fils d'Odorico Mendes[1], homme de lettres brésilien, protecteur du 17e fauteuil de l'Académie brésilienne des lettres. Il porte le nom de son père à l'état civil, René Druon de Reyniac, notaire dans le Nord, avec qui sa mère s'était mariée.

Il passe son enfance à La Croix-Saint-Leufroy, en Normandie, où il fait la connaissance de Pierre Thureau-Dangin[1], fils du secrétaire perpétuel de l'Académie française, Paul Thureau-Dangin. Il fait ses études secondaires au lycée Michelet de Vanves. Lauréat du Concours général en 1936, il commence à publier, à l’âge de dix-huit ans, dans les revues et journaux littéraires tout en étant élève à la Faculté des lettres de Paris puis à l'École libre des sciences politiques (1937-1939).



Élève officier de cavalerie à l’École de Saumur en 1940, il participe à la Campagne de France, participant aux glorieux combats des cadets de Saumur sur la Loire. Après sa démobilisation, il reste en zone libre, et y fait représenter sa première pièce, Mégarée. Il s'engage dans la Résistance et quitte la France en 1942 avec son oncle Kessel, traversant clandestinement l’Espagne et le Portugal pour rejoindre à Londres les rangs des Forces françaises libres. Il devient l'aide de camp du général François d'Astier de la Vigerie, puis attaché au poste « Honneur et Patrie » avant d'être chargé de mission pour le Commissariat à l’intérieur et à l’information et correspondant de guerre auprès des armées françaises en 1944 jusqu’à la fin des hostilités. Il écrit alors avec Kessel le Chant des partisans qui, sur une musique composée par Anna Marly, devient l'hymne aux mouvements de la Résistance durant la Seconde Guerre mondiale.

À partir de 1946, il se consacre à sa carrière littéraire, reçoit le Prix Goncourt (1948) pour son roman Les Grandes Familles et divers prix prestigieux pour l’ensemble de son œuvre. Le 8 décembre 1966, il est élu au 30e fauteuil de l’Académie française, succédant à Georges Duhamel. Il accède à la célébrité avec sa saga historique littéraire, Les Rois maudits, adaptée en 1973 à la télévision. Maurice Druon n'a jamais caché que sa série « Les Rois maudits » avait été le résultat d'un travail d'atelier. Au nombre des collaborateurs qu'il remercie dans sa préface, on relève les noms de Gilbert Sigaux, José-André Lacour et Edmonde Charles-Roux parmi quelques nègres de moindre envergure.

Il participe entre 1969 et 1970 à la Commission de réforme de l'ORTF.



Restant engagé politiquement durant toutes ces années, Maurice Druon est nommé en 1973 ministre des Affaires culturelles par Georges Pompidou. La nomination de cette figure historique du gaullisme, seul non-élu du gouvernement, homme de lettres popularisé par ses succès littéraires et l'adaptation télévisuelle des Rois Maudits, résistant ne cachant pas son goût pour l'ordre, devait permettre de calmer une majorité échaudée par le projet de Beaubourg[2]. Il s'appuie sur son succès littéraire et télévisuel pour assoir sa légitimité politique, affirmant à Jean Mauriac : « Et puis, au fond, mes lecteurs ne sont-ils pas mes électeurs ? »[3]. « Logique qui donne l'Élysée à Guy Lux et Matignon à Zitrone » lui répond Maurice Clavel[4].

Par ces déclarations abruptes, il incarne une culture conservatrice, en rupture avec l'ouverture et la modernisation voulue par Jacques Duhamel. Ainsi quand il menace les directeurs de théâtre subversifs de leur couper les subventions en proclamant que « Les gens qui viennent à la porte de ce ministère avec une sébile dans une main et un cocktail Molotov devront choisir »[5], il provoque la polémique : après la réponse de Roger Planchon puis celle de Jean-Louis Barrault qui dénonce « le clairon de la répression culturelle », une procession funèbre silencieuse symbolisant la mort de la liberté d'expression rassemble le 13 mai 1973, à l'initiative de plusieurs metteurs en scène, dont Ariane Mnouchkine, Jean-Pierre Vincent, Jean Jourdheuil et Bernard Sobel, avec le soutien de la gauche, plusieurs milliers de manifestants.

Mais, si la censure au cinéma persiste, à travers l'interdiction d'Histoires d'A de Charles Belmont et Marielle Issartel, qui présente un avortement par aspiration en direct, et le refus de distribution de La Bonzesse de François Jouffa, racontant l'histoire d'une femme qui se prostitue pour payer un voyage à Katmandou[6], les coupes et interdictions sont restées limitées sous ce ministère selon Emmanuel Wallon[2]. Maurice Druon inscrit ses actions dans la continuité de son prédécesseur, conservant à leur poste les principaux directeurs du ministère, et reconduisant Jacques Rigaud comme directeur de cabinet, jusqu'au départ de ce dernier et son remplacement par Dominique Le Vert. Ses relations au sein du ministère sont parfois délicates, ses différends avec Pierre Emmanuel provoquant la démission entière du Conseil du développement culturel, créé en décembre 1971 à la suite de la commission culturelle du VIe plan.

Sous son ministère, doté d'un budget d'environ 0,5 % du budget de l'État, pas encore grevé par les travaux de Beaubourg, est crée l'Association française pour les célébrations nationales, tandis que la Caisse nationale des Lettres du ministère de l'Éducation nationale est transféré, sous le nom de Centre national des Lettres, à celui des Affaires culturelles, avec des attributions élargies à l'aide aux auteurs et à la littérature francophone non française[2]. De nouveaux Centres d'action culturelle (CAC) sont homologués à Annecy, Douai, Fort-de-France, Montbéliard et Paris (Carré Thorigny), les orchestres nationaux se mettent en place à Toulouse, Bordeaux et Alforville[2], les budgets des théâtres nationaux sont augmentés, et la Comédie française rénovée[7].



Non reconduit en 1974, il est élu député de Paris de 1978 à 1981. Il occupe divers postes diplomatiques ou politiques comme membre du Conseil franco-britannique ou représentant aux Assemblées parlementaires du Conseil de l'Europe et de l'Union de l'Europe occidentale.

Secrétaire perpétuel à partir du 7 novembre 1985, il renonce à cette fonction en octobre 1999, cédant la place à Hélène Carrère d'Encausse, et devenant au 1er janvier suivant, secrétaire perpétuel honoraire. Comme académicien, il intervient régulièrement sur l'évolution, qu'il souhaite très lente, de la langue française face à la société, particulièrement hostile sur la féminisation des mots. En 1990, à l'occasion des réflexions sur la nouvelle orthographe demandée par Michel Rocard, il prend partie pour des rectifications limitées, et surtout non restrictives, pour que ce soit l'usage qui ratifie les évolutions de la langue. En 2006, sa critique du français « pittoresque » des Québécois, comparée à la langue « très sûre, très pure, très exacte » cadrée en France au XVIIe siècle lui a valu plusieurs critiques au Québéc[8].

Il est également membre de plusieurs académies, comme celles de Bordeaux, d'Athènes, du royaume du Maroc et l'Académie roumaine. Il collabore également comme chroniqueur irrégulier au Figaro, rassemblant ses écrit plusieurs ouvrages dont Le Bon français (1996-1999) et Le Franc-parler (2001-2002). Il est aussi partisan de la reconstruction du Palais des Tuileries.



  • Grand-Croix de la Légion d'honneur
  • Commandeur des Arts et des Lettres
  • Médaille de la France libre
  • Knight Commander du British Empire (K.B.E.)
  • Grand officier du Mérite de l'ordre souverain de Malte
  • Dignitaire ou titulaire des Ordres des pays suivants : Argentine, Belgique, Brésil, Grèce, Italie, Liban, Maroc, Mexique, Monaco, Portugal, Russie, Sénégal, Tunisie
  • Docteur honoris causa de l'université York (Toronto), de Boston University (États-Unis) et de l'université de Tirana (Albanie)
  • Prix Goncourt (Les Grandes Familles, 1948)
  • Prix littéraire de la Fondation Prince Pierre de Monaco (pour l'ensemble de son œuvre, 1966)
  • Prix Saint-Simon (Circonstances, 1998)
  • Prix Agrippa d'Aubigné (Le Bon français, 2000)


  • Mégarée (1942), pièce de théâtre
  • Le Sonneur de bien aller (1943), nouvelle
  • Le Chant des partisans, avec Joseph Kessel (1943)
  • Lettres d'un Européen et Nouvelles lettres d'un Européen (1943-1970), essais
  • La Dernière Brigade (1946), roman
  • La Chute des Corps (1949), roman
  • Les Grandes Familles (1948-1951), roman en trois tomes, prix Goncourt 1948
  • Un voyageur (1953), comédie
  • Le Coup de grâce (1953), mélodrame, avec Joseph Kessel
  • La Volupté d'être (1954), roman
  • Les Rois maudits (1955-1977), roman historique en sept tomes
  • Tistou les pouces verts (1957), roman jeunesse
  • Alexandre le Grand (1958), roman mythologique
  • Des seigneurs de la plaine à l'hôtel de Mondez (1962), nouvelles
  • Les Mémoires de Zeus (1963-1967), roman mythologique en deux tomes
  • Paris, de César à saint Louis (1964), essai historique
  • Bernard Buffet (1964), essai
  • Le Pouvoir (1965)
  • Le Bonheur des uns (1967), nouvelles
  • L'Avenir en désarroi (1968), essai
  • Une église qui se trompe de siècle (1972), essai
  • La Parole et le Pouvoir (1974), (Plon)
  • Attention la France ! (1981), (Stock)
  • Réformer la démocratie (1982), (Plon)
  • La Culture et l’État (1985), (Vouloir la France)
  • Vézelay, colline éternelle, nouvelle édition (1987), (Albin Michel)
  • Lettre aux Français sur leur langue et leur âme (1994), (Julliard)
  • Circonstances (1997), (Le Rocher)
  • Circonstances politiques (1998)
  • Circonstances politiques II (1999)
  • Le Bon Français (1999), (Le Rocher)
  • La France aux ordres d’un cadavre (2000), essai
  • Ordonnances pour un État malade (2002), (Éditions de Fallois/du Rocher)
  • Le Franc-parler (2003), (Le Rocher)
  • Mémoires. L'aurore vient du fond du ciel (2006), (Plon/Éditions de Fallois)
  • Les Mémoires de Zeus (2007])


  1. ↑ a  b  c  Réponse de M. Pasteur Vallery-Radot au discours de M. Maurice Druon, séance publique de l'Académie française, 7 décembre 1967
  2. ↑ a  b  c  d  Emmanuel Wallon, « Druon (ministère) », dans Emmanuel de Waresquiel (dir.), Dictionnaire des politiques culturelles de la France depuis 1959. Paris : Larousse / CNRS éditions, 2001
  3. Interview pour l'AFP, reprise dans Le Monde du 4 mai 1973
  4. Maurice Clavel, Nouvel Observateur, 14 mai 1973
  5. Cité par Philippe Poirrier dans La politique culturelle en débat. Anthologie, 1955-2005, La Documentation Française, 2006
  6. Jean Montagnard, « Silence, on coupe », L'Unité, 1er mars 1974
  7. Benoît Yvert (dir.), Dictionnaire des ministres (1789-1989), Perrin, 1990 - (ISBN 9782262007102)
  8. Marie-Éva de Villers, Le bicorne de M. Druon…, Le Devoir, 20 janvier 2006







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