Maurice Herzog, né à Lyon le 15 janvier 1919, est un alpiniste et un homme politique français.
Maurice Herzog était dans la Résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale. A l'instar de Roger Frison-Roche (officier de liaison de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins), il défendra la France dans les Alpes. Durant la campagne des Alpes (hiver 1944-1945), il était capitaine de la 2ème compagnie du 27e bataillon de chasseurs alpins, au sein de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins. Un écrivain militaire explique que le capitaine Herzog, "un des meilleurs alpinistes du bataillon (..) a formé son unité à son image."[1]
Maurice Herzog fut le premier à gravir avec Louis Lachenal et une expédition composée de Gaston Rébuffat, Lionel Terray, Marcel Ichac, Jean Couzy, Marcel Schatz, Jacques Oudot (médecin) et Francis de Noyelle (agent de liaison), un sommet de plus de 8 000 mètres, l'Annapurna, le 3 juin 1950. Il eut les orteils et les doigts gelés lors de cette expédition. Un exploit largement popularisé en France par la Une de Paris Match, le film Victoire sur l'Annapurna de Marcel Ichac et le livre Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog dans lequel il retrace son ascension.
Haut commissaire, puis Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports de 1958 à 1965, il est l'homme de confiance du Général de Gaulle afin de développer la pratique du sport pour former des champions qui seront les représentants d'une France forte en dehors des frontières. Il utilise ainsi le mythe de la pyramide coubertinienne : former des champions par la masse. Il est aussi le personnage clé dans l'évolution rapide du réseau des Maison des Jeunes et de la Culture dans les années 1960 et à l'origine de la création des bases de plein air et de loisirs.
Maire de Chamonix (1968-1977), vice-président du groupe UDR, député du Rhône (1962) puis de Haute-Savoie (1967-1978), il fut également Président du Tunnel du Mont-Blanc ainsi que Président et membre de conseils d'administration d'entreprises du BTP et de produits pétroliers. Il est aussi membre de l'Académie des sports.
Pilote d'avion, 1500 heures de vol dont 500 homologuées. Président du Club Alpin Français (CAF) de 1952 à 1955. Fondateur en 1964 et président de l'office franco allemand pour la jeunesse. De 1970 à 1994 membre du Comité International Olympique (CIO), puis membre honoraire.
Un hommage vibrant lui fut rendu le 20 novembre 1981, Salle Pleyel aux galas de la Montagne par le grand guide Jean Afanassieff qui présentait Fitz Roy face nord et Christian Cousin, alpiniste vainqueur de l'hivernale Cima Presanella en Dolomites.
Il s'est marié une première fois à Paris le 23 juillet 1964 à Marie-Pierre de Cossé-Brissac, avec qui il a ses deux premiers enfants, Laurent, (24 juin 1965 - 26 avril 1999) et Félicité. Il s'est remarié à Elisabeth Gamper en 1976, avec qui il a eu deux autres enfants, Sébastien et Mathias.
Il vit aujourd'hui à Neuilly-sur-Seine.
Maurice Herzog était dans la Résistance française lors de la Seconde Guerre mondiale. A l'instar de Roger Frison-Roche (officier de liaison de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins), il défendra la France dans les Alpes. Durant la campagne des Alpes (hiver 1944-1945), il était capitaine de la 2ème compagnie du 27e bataillon de chasseurs alpins, au sein de la 5e demi-brigade de chasseurs alpins. Un écrivain militaire explique que le capitaine Herzog, "un des meilleurs alpinistes du bataillon (..) a formé son unité à son image."[1]
Maurice Herzog fut le premier à gravir avec Louis Lachenal et une expédition composée de Gaston Rébuffat, Lionel Terray, Marcel Ichac, Jean Couzy, Marcel Schatz, Jacques Oudot (médecin) et Francis de Noyelle (agent de liaison), un sommet de plus de 8 000 mètres, l'Annapurna, le 3 juin 1950. Il eut les orteils et les doigts gelés lors de cette expédition. Un exploit largement popularisé en France par la Une de Paris Match, le film Victoire sur l'Annapurna de Marcel Ichac et le livre Annapurna premier 8000 de Maurice Herzog dans lequel il retrace son ascension.
Haut commissaire, puis Secrétaire d'État à la Jeunesse et aux Sports de 1958 à 1965, il est l'homme de confiance du Général de Gaulle afin de développer la pratique du sport pour former des champions qui seront les représentants d'une France forte en dehors des frontières. Il utilise ainsi le mythe de la pyramide coubertinienne : former des champions par la masse. Il est aussi le personnage clé dans l'évolution rapide du réseau des Maison des Jeunes et de la Culture dans les années 1960 et à l'origine de la création des bases de plein air et de loisirs.
Maire de Chamonix (1968-1977), vice-président du groupe UDR, député du Rhône (1962) puis de Haute-Savoie (1967-1978), il fut également Président du Tunnel du Mont-Blanc ainsi que Président et membre de conseils d'administration d'entreprises du BTP et de produits pétroliers. Il est aussi membre de l'Académie des sports.
Pilote d'avion, 1500 heures de vol dont 500 homologuées. Président du Club Alpin Français (CAF) de 1952 à 1955. Fondateur en 1964 et président de l'office franco allemand pour la jeunesse. De 1970 à 1994 membre du Comité International Olympique (CIO), puis membre honoraire.
Un hommage vibrant lui fut rendu le 20 novembre 1981, Salle Pleyel aux galas de la Montagne par le grand guide Jean Afanassieff qui présentait Fitz Roy face nord et Christian Cousin, alpiniste vainqueur de l'hivernale Cima Presanella en Dolomites.
Il s'est marié une première fois à Paris le 23 juillet 1964 à Marie-Pierre de Cossé-Brissac, avec qui il a ses deux premiers enfants, Laurent, (24 juin 1965 - 26 avril 1999) et Félicité. Il s'est remarié à Elisabeth Gamper en 1976, avec qui il a eu deux autres enfants, Sébastien et Mathias.
Il vit aujourd'hui à Neuilly-sur-Seine.
- Grand croix de la Légion d'honneur en 2008
- Croix de guerre
- Commandeur du Mérite sportif
- Ordre du Mérite avec étoile (Allemagne)
- Ordre du Mérite (Autriche)
- Croix de guerre gurkha (Népal)
- Ordre olympique
- et d'autres décorations étrangères[2]
- Annapurna - Premier 8000, Editions Arthaud.
- Renaître - Une autre vie après l'Annapurna, Editions Jacob-Duvernet.
- ↑ Jean Mabire, La Bataille des Alpes, tome 2, Presses de la Cité, 1990, page 212, ordre de bataille page 262, photo en cahier central.
- ↑ Annapurna 1er 8000, Arthaud éditeur
- Sommets montagneux de plus de huit mille mètres
- Annapurna (article traitant notamment de l'expédition française de 1950).
- Annapurna Premier 8000, Maurice Herzog, édition Arthaud (ISBN 2700396383).
- Carnets du vertige, Louis Lachenal.
- Regards vers l'Annapurna, livre de photos de l'expédition de 1950, réalisé notamment par Maurice Herzog et Marcel Ichac.


