Maurice Pialat est un réalisateur français de cinéma né le 21 août 1925 à Cunlhat (Puy-de-Dôme, France) et mort le 11 janvier 2003 à Paris d'une maladie rénale à l'age de 77 ans. Il est enterré au cimetière du Montparnasse à Paris.
Par l'approche réaliste de son cinéma, il est considéré comme un héritier direct de Jean Renoir. Maurice Pialat reste cependant inclassable. Anticonformiste, exigeant, très critique envers les films de ses contemporains autant qu'envers ses propres films, il tracera jusqu'à sa mort un cinéma sans concession proche de celui de Jean Eustache.
Bien que commençant à réaliser à la fin des années 50 et ayant une esthétique proche de celle des cinéastes de la Nouvelle Vague, il restera toujours en marge de ce mouvement n'ayant que peu de considération pour leur cinéma, hormis celui de Jean-Luc Godard.
La première passion de Pialat fut la peinture. Il gardera un rapport intime avec cet art (qu'il met en scène dans Van Gogh), même s'il cesse de peindre du moment où il commence à tourner. S'il aimait à se décrire comme autodidacte, il n'en est rien. Maurice Pialat est passé par les écoles des Arts Décoratifs puis par les Beaux-Arts de Paris. Suite à ces apprentissages il tente d'exposer, sans succès et vit de petits boulots (visiteur médical, représentant pour diverses sociétés...).
En 1951, il achète une caméra et tourne quelques courts-métrages en amateur (Isabelle aux Dombes, Drôles de bobines tourné en 1957 ou L'Ombre familière en 1958...).
En 1960, une commande le conduit à filmer en Turquie une série de courts-métrages, qui marqueront le début sa carrière cinématographique.
En 1968, à 43 ans, il tourne son premier long-métrage de fiction, L'Enfance nue.
En 1972, au festival de Cannes, il déclare : "Ce qui est grave dans le cinéma, c'est qu'il n'a jamais fait de progrès. Le premier film était le meilleur... Il y avait déjà tout."[1]
Lors de l'édition 1987 du même festival, il reçoit la Palme d'Or pour Sous le soleil de Satan. Sous les sifflets d'une partie de la salle qui aurait voulu voir le prix adressé aux Ailes du désir, il dresse le poing et lâche « Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus ».
Par l'approche réaliste de son cinéma, il est considéré comme un héritier direct de Jean Renoir. Maurice Pialat reste cependant inclassable. Anticonformiste, exigeant, très critique envers les films de ses contemporains autant qu'envers ses propres films, il tracera jusqu'à sa mort un cinéma sans concession proche de celui de Jean Eustache.
Bien que commençant à réaliser à la fin des années 50 et ayant une esthétique proche de celle des cinéastes de la Nouvelle Vague, il restera toujours en marge de ce mouvement n'ayant que peu de considération pour leur cinéma, hormis celui de Jean-Luc Godard.
La première passion de Pialat fut la peinture. Il gardera un rapport intime avec cet art (qu'il met en scène dans Van Gogh), même s'il cesse de peindre du moment où il commence à tourner. S'il aimait à se décrire comme autodidacte, il n'en est rien. Maurice Pialat est passé par les écoles des Arts Décoratifs puis par les Beaux-Arts de Paris. Suite à ces apprentissages il tente d'exposer, sans succès et vit de petits boulots (visiteur médical, représentant pour diverses sociétés...).
En 1951, il achète une caméra et tourne quelques courts-métrages en amateur (Isabelle aux Dombes, Drôles de bobines tourné en 1957 ou L'Ombre familière en 1958...).
En 1960, une commande le conduit à filmer en Turquie une série de courts-métrages, qui marqueront le début sa carrière cinématographique.
En 1968, à 43 ans, il tourne son premier long-métrage de fiction, L'Enfance nue.
En 1972, au festival de Cannes, il déclare : "Ce qui est grave dans le cinéma, c'est qu'il n'a jamais fait de progrès. Le premier film était le meilleur... Il y avait déjà tout."[1]
Lors de l'édition 1987 du même festival, il reçoit la Palme d'Or pour Sous le soleil de Satan. Sous les sifflets d'une partie de la salle qui aurait voulu voir le prix adressé aux Ailes du désir, il dresse le poing et lâche « Si vous ne m'aimez pas, je peux vous dire que je ne vous aime pas non plus ».
- 1951 : Isabelle aux Dombes
- 1952 : Congrès Eucharistique Diocésain (tourné à Cunlhat, Puy-de-Dôme son village natal)
- 1957 : Drôle de Bobine
- 1958 : L'Ombre familière
- 1961 : Pigalle et L'Amour existe
- 1962 : Janine
- 1964 : Pehlivan, Istanbul, Byzance, Corne d'Or, Bosphore et Maître Galip dits les Courts-Métrages Turcs
- 1966 : Les Champs-Élysées, Van Gogh et La Camargue
- 1967 : De la mer jaillira la lumière et Paris étudiant
- 1968 : Tauromachie en France, Lugdunum
- 1968 : L'Enfance nue
- 1970 : La Maison des bois ( Feuilleton TV de sept épisodes )
- 1972 : Nous ne vieillirons pas ensemble
- 1974 : La Gueule ouverte
- 1978 : Passe ton bac d'abord
- 1980 : Loulou
- 1983 : À nos amours
- 1985 : Police
- 1987 : Sous le soleil de Satan
- 1991 : Van Gogh
- 1995 : Le Garçu
- 1957 : Le Jeu de la nuit de Daniel Costelle
- 1969 : Que la bête meure de Claude Chabrol
- 1970 : La Maison des bois
- 1973 : Mes petites amoureuses de Jean Eustache
- 1983 : À nos amours
- 1987 : Sous le soleil de Satan
- 1956 : Marie Stuart de Frédéric Schiller, mise en scène Raymond Hermantier, Théâtre Hébertot : Le comte de l'Aubespine
- 1968 : Prix Jean-Vigo pour L'Enfance nue
- 1983 : Prix Louis Delluc pour À nos amours
- 1984 : César du meilleur film pour À nos amours, ex-aequo avec le Bal d'Ettore Scola. À nos amours sera récompensé également par le César du meilleur espoir féminin attribué à Sandrine Bonnaire.
- 1987 : Palme d'or pour Sous le soleil de Satan
- Site Internet dédié à Maurice Pialat
- Maurice Pialat sur l'Internet Movie Database
- ↑ François Guérif, Ciné miscellanées (2007), éditions Payot & Rivages.




