Biographie de Michel de L'Hospital

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... cette hypothèse dans un nombre important de centres pour vérifier si les observations se confirment dans les situations réelles », a commenté Javier Escaned, MD, PhD, cardiologue interventionnel de l'Hospital Clínico San Carlos de Madrid, en ...




Augsburger Allgemeine

Austausch: Eine Woche in Riom
Augsburger Allgemeine
... Begleitern Ilona Meyr, Sandra Schweihofer und Thomas Abele auf den Weg in die Auvergne, um eine Woche lang am Unterricht des Collège Michel de l'Hospital und Lycée Virlogeux teilzunehmen und das Alltagsleben ihrer Gastfamilie kennenzulernen.




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Les dernières places de parking gratuit près de l'hôpital passent en ...
Courrier Picard
Actuellement, il n'y a que la rue Michel-de-l'Hospital et cette petite place coincée entre l'école Ferdinand-Buisson et le collège Gabriel-Hanotaux qui possèdent des places gratuites. Une partie de ce parking est déjà en zone bleue avec un ...




Blanca Li, el món als seus peus
El Periódico de Catalunya
La directora Danièle Thompson li va oferir un paper a 'Sopar d'amics' (2008), i Michel Gondry ha comptat amb ella per a l'adaptació a la gran pantalla estrenada recentment de la cèlebre novel·la de Boris Vian 'L'escuma dels dies'. Com a realitzadora, compta amb diversos curts i dos llargmetratges, 'El desafío' (2002), homenatge a les comèdies ... En lloc d'anar al còctel, me'n vaig anar a l'hospital”. Amb una trajectòria tan impressionant, més d'una parlaria des d'un pedestal. No és el cas de Blanca. Quan mira ...




Saint-John Perse en mer : un journal (très) intime
Fabula
... de signes sexuels, voire par un obscur sentiment d'échec dû au rôle que le diplomate a joué dans les accords de Munich (c'est là l'hypothèse que Cl. Thiébaut propose au lecteur à partir d'une note où Alexis Léger se compare à Michel de l'Hospital ...




en bref POUILLOUX
Le JSL
Rue Michel-de-l'Hospital : Des travaux d'extension du réseau d'eaux pluviales entre les n° 28 et 38 vont être réalisés. Spectacle gratuit ce lundi à l'Ecla. À l'Ecla de Saint-Vallier les groupes Mazovia et Lasowiacy offrent un spectacle folklorique ...


Conseiller au Parlement de Paris, ambassadeur au concile de Trente, surintendant des finances et enfin chancelier de France. Il s'employa de toutes ses forces à calmer les haines religieuses et arrêter l'effusion du sang.



I. Genèse


1. Famille

Michel de l'Hôpital est né à Aigueperse dans le Puy de Dôme vers 1505, date à laquelle Louis XII reçoit de l'empereur Maximilien l'investiture du duché de Milan, et à laquelle Martin Luther décide après un jour d'orage d'entrer dans les ordres. Il meurt en 1573 au château de Vignay, en pleines guerres de Religion. Jean de Galuccio, son ancêtre, était originaire du Royaume de Naples. Arrivé en France, il fut adopté par Jean de l'Hôpital, clerc des Arbalétiers de France dont il prit le nom et les armes en 1349 grâce à des Lettres de Naturalisation. Les armes de la famille de l'Hôpital sont d'azur à une tour plantée sur un rocher d'argent, au chef cousu e gueules chargé de trois étoiles d'or.

2. Une formation de juriste

Michel de l'Hôpital est avant tout un juriste. Il débute sa formation à l'université de Padoue, où il deviendra professeur de droit civil. Cette formation peut en partie expliquer l'ampleur des réformes juridiques voulues par Michel de l'Hôpital. Humaniste de son temps, l'Italie est pour lui un passage obligé. Il y fait ses études et y voyage beaucoup. Il a notamment été à Rome, lieu de pèlerinage traditionnel où il a été, entre autres, auditeur de la Rote, ce qui lui vaut une grande réputation de savant. Sa carrière de juriste se poursuit lorsqu'il est nommé délégué aux Grands Jours de justice de Moulins en 1540, de Riom en 1542 et de Tours en 1546, et plus particulièrement quand il devient premier président de la Chambre des comptes de Paris.

II. L'oeuvre politique

1. L'oeuvre législative

Juriste de formation, Michel de l'Hôpital oeuvra pour la simplification du droit français. La tradition attribue une grande partie des édits promulgués entre 1563 et 1567 au chancelier. Il aurait joué un rôle décisif dans l'assemblée du Conseil élargi (où siègent les princes de sang, grands officiers, présidents des parlements) qui s'ouvre à Moulin en 1566 et qui débouche sur l'ordonnance de Moulin. Selon cette ordonnance, les parlements ne pourront refuser d'enregistrer les édits ou ordonnances ni de les faire appliquer, même si les remontrances qu'ils pourront présenter sur ses lois seront rejetées. L'édit de Moulin quant à lui affirme l'inaliénabilité du domaine royal (sauf les apanages). C'est le promoteur des édits de Fontainebleau sur l'arbitrage et la transaction. Après la mort de François II, il a pour projet de diminuer le nombre d'officiers. L'Hospital essaie alors d'harmoniser les points de vue des uns et des autres au Colloque de Poissy en 1562 ; il échoue totalement. Extrait du discours des Etats d'Orléans: « Tu dis que ta religion est meilleure. Je défends la mienne. Lequel est le plus raisonnable, que je suyves ton opinion ou toy la mienne ? Ou qui en jugera si ce n'est un saint concile? Ostons ces mots diaboliques, noms de parts, factions et séditions, luthériens, huguenots, papistes. ne changeons le nom de chrestien. » Le 17 mai 1563 Michel de l'Hôpital rend compte de la situation financière du royaume devant le parlement de Paris pour le pousser à accepter un édit : le roi a 50 millions de livres de dettes, dont 5 sont nécessaire pour payer les troupes et expulser les anglais hors du Havre. Les recettes de l'année précédente sont de 850 000 environ et les dépenses de 18 millions. L'édit du 13 mai 1563 prévoit de vendre les biens du clergé pour créer des rentes de 100 000 écus par an. Le Parlement d'abord hostile finit par accepter.

2. La question de la majorité royale

La majorité de Charles IX est un handicap sérieux, l'autorité d'un roi mineur n'a pas le même poids que celle d'un roi adulte. La référence en matière de majorité est l'ordonnance de Charles V de 1374 qui fixe la majorité des rois de France à 14 ans. Cependant, à la mort de son auteur elle n'a pas été appliquée et sa valeur est critiquée par les conjurés d'Amboise. Les termes de cette ordonnance sont ambigus : la quatorzième année est-elle le lendemain du 13e anniversaire ou le jour du 14e ? La première des innovations du 17 août 1563 consiste à déclarer la majorité du roi lors d'un lit de justice non au Parlement de Paris mais dans un parlement de province, celui de Rouen. La seconde est l'interprétation que le chancelier fait de l'ordonnance de Charles V : la 14e année doit être commencée et non accomplie. Cette déclaration de majorité est aussi l'occasion pour le chancelier de rappeller deux principes qui lui sont chers, le principe de la continuité monarchique et celui du roi législateur (la souveraineté réside dans le pouvoir de faire les lois et seul le roi a ce pouvoir).

3.Les guerres de religion

Huguenot dissimulé aux yeux des catholiques de son temps, il est partisan de l'unité et de la tolérance. Bien qu'il doive sa première carrière à une protectrice de la Réforme, Marguerite de Berry, soeur d'Henri II, et bien que sa femme et sa fille se soient converties, c'est grâce à l'influence du cardinal de Lorraine, un catholique, qu'il est promu chancelier en 1560. Influencé au départ par les idées de concorde religieuse de ce dernier, après l'échec du colloque de Poissy, son évolution le conduit à accepter une tolérance civile, solution politique qui correspond à son profond respect des libertés de conscience. Son gallicanisme le pousse à tenir des positions fermes concernant l'indépendance temporelle de l'Eglise et de la couronne vis à vis du pape, et explique sa rupture en 1564 avec le cardinal de Lorraine qui, revenu du concile de Trente, voulait en faire accepter les décrets en France. Sa volonté de maintenir l'équilibre instauré par l'édit d'Amboise le pousse à une certaine violence. En 1566, on lui reproche même de n'être pas passé par le Conseil pour envoyer des lettres patentes autorisant les protestants à appeler des pasteurs à leur chevet. Il aurait voulu supprimer la vénalité des offices.

Cependant, il échoue dans ses tentatives d'apaisement du conflit. Rêvant d'un concile national impossible, il se heurte rapidement aux Guise qui ont arraché aux États généraux de Fontainebleau la condamnation des Rohan, qu'il refuse de signer, à la difficulté d'application d'édit d'Amboise et au manque de tolérance de ses compatriotes.

La paix de Longjumeau apparaît comme une ultime tentative pour sauver sa politique de tolérance civile. Elle sucite une flambée de la colère catholique. Michel de l'Hospital tente alors l'impossible pour s'opposer aux intransigeances. Il refuse ainsi le sceau à la publication d'une bulle papale autorisant une deuxième aliénation des biens du clergé parce que la condition en est l'engagement du roi de France à extirper l'hérésie. Les sceaux lui seront retirés peu après alors que la troisième guerre a déjà commencé. Le nouveau garde des sceaux, Jean de Morvillier, est un modéré proche du chancelier, mais le départ de Michel de l'Hospital marque l'échec de la politique de tolérance civile.





III. Un philosophe de son temps


1. Un partisan de la tolérance

Michel de L'Hospital est avant tout, le symbole de la politique de tolérance. Malgré l'appui de Ronsard et le voyage de présentation du nouveau roi à son peuple, sa politique de réconciliation échoue totalement. Dès 1560, le pouvoir bascule définitivement du côté catholique, rendant ainsi un affrontement sanglant inévitable. On en rendit Michel de L'Hospital responsable. Il se retire en 1568 pour s'établir dans sa propriété de Vignay, sur la paroisse de Champmotteux. Lors de la Saint Barthélémy, il aurait fait ouvrir les portes de son château à une foule fanatique qui lui laissa la vie sauve. Michel de l'Hospital reste encore aujourd'hui un symbole de tolérance, ainsi, il figure parmi les quatre statues d'hommes illustres placées devant le Palais Bourbon.

"Le couteau vaut peu contre l'esprit"

2. Un protecteur de la Pléiade

Ronsard fréquentait les proches du roi : Marguerite, Jean de Morel, Jean de Brinon mais aussi Michel de l'Hôpital. Les Amours de Ronsard sont publiés avec son Cinquième Livre des Odes dans lequel on trouve une Ode à Michel de l'Hospital. A partir de 1551, des poètes courtisans, dont Mellin de Saint-Gelais, raillèrent auprès du roi les métaphores pindariques et les obscurités des Odes. Mais, protégé par Marguerite de Navarre et Michel de L'Hospital, Ronsard finit par se réconcilier avec ses rivaux et revenir à une inspiration plus simple, à la fois moins érudite et moins ésotérique, en abandonnant Pindare et sa conception du poète inspiré.

3.Un écrivain

Michel de l'Hôpital fut considéré comme un écrivain très renommé. Ses Epîtres furent en effet comparées à celles d'Horace. En 1585, il écrit des Poésies. La majorité de ses oeuvres sont cependant en rapport avec son rôle politique : Traité de la réformation de la justice, Harangues, mercuriales et remontrances, Mémoire sur la nécessité de mettre un terme à la guerre civile (1570), Le but de la guerre et de la paix (1570), Discours pour la majorité de Charles IX et trois autres discours.



Un timbre postal représentant Michel de L'Hospital a été émis le 13 juin 1960.



  • Jean Héritier, Michel de L'Hospital, Flammarion, 1943. 238 p.
  • Albert Buisson, Michel de L'Hospital (1503-1573), Hachette, 1950. 272 p.
  • Seong-Hak Kim, Michel de L'Hôpital. The Vision of a Reformist Chancellor during the French Religious Wars, Kirksville, Missouri : Sixteenth Century Essays & Studies, volume XXXVI, 1997. 218 p.
  • Denis Crouzet, La sagesse et le malheur : Michel de l'Hospital, Chancelier de France, Champ Vallon (coll. « Époques »), 1998. 608 p.
  • Thierry Wanegffelen (dir.), De Michel de L'Hospital à l'édit de Nantes: politique et religion face aux Eglises, Presses universitaires Blaise Pascal, 2003. 612 p.


  • Harangues (1560)
  • Traité de la réformation de la justice
  • Harangues, mercuriales et remontrances
  • Mémoire sur la nécessité de mettre un terme à la guerre civile (1570)
  • Le but de la guerre et de la paix (1570)
  • Poésies (1585)
  • Discours pour la majorité de Charles IX et trois autres discours, édition établie, présentée et annotée par Robert Descimon, Paris : Imprimerie Nationale (coll. « Acteurs de l'histoire »), 1995.










  • Collège Michel de l'Hospital de Riom (63) Dayv








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