Victor Jérôme Frédéric Napoléon Bonaparte, « prince Napoléon », dit le prince Victor ou familièrement « Totor » (« Napoléon V » pour les bonapartistes) (18 juillet 1862 - 3 mai 1926), était le fils du prince Napoléon et de Marie-Clotilde de Savoie.
Désigné comme son successeur au titre de chef de la Maison impériale française par le prince impérial, il ne devint l'aîné des Napoléon qu'en 1891, à la mort de son père, le prince Napoléon (Jérôme), bien que son frère cadet, le prince Louis Napoléon (1864-1932), colonel dans la garde impériale russe, lui soit préféré par de nombreux bonapartistes.
Après la mort du président Félix Faure et lors de l'affaire Dreyfus, un certain nombre de factions politiques a tenté de tirer avantage du désordre, et le prince Victor a annoncé à une délégation de la commission impérialiste qu'il comptait restaurer l’Empire français quand le moment serait favorable. Pour atteindre cet objectif, il a indiqué qu'il allait prendre lui-même la tête du mouvement avec son frère, le prince Louis, qu'il jugeait indispensable aux forces bonapartistes pour « son prestige et [...] son talent militaire, ainsi que son rang dans l'armée russe ». Le duc d'Orléans, prétendant "concurrent" au trône, disposait de son côté de forces prêtes, elles aussi, à traverser la frontière française. Au final, les soulèvements prévus ne se sont pas matérialisés et la Troisième République française a survécu à l'une de ses plus graves crises.
En 1910, il épouse la princesse Clémentine de Belgique (1872-1955), fille cadette du roi Léopold II et de la reine Marie-Henriette. Le couple, très uni, habite en Belgique et a deux enfants :
Ce bonheur est assombri par la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle ils trouvent refuge en Angleterre chez l'impératrice Eugénie (veuve de Napoléon III) et apportent leur aide à des œuvres de charité en faveur des soldats.
Le prince Victor Napoléon s'éteint en 1926 et son fils, le prince Louis, lui succède comme chef de la Maison impériale. Il repose aux côtés de son épouse dans la chapelle impériale d'Ajaccio.
Désigné comme son successeur au titre de chef de la Maison impériale française par le prince impérial, il ne devint l'aîné des Napoléon qu'en 1891, à la mort de son père, le prince Napoléon (Jérôme), bien que son frère cadet, le prince Louis Napoléon (1864-1932), colonel dans la garde impériale russe, lui soit préféré par de nombreux bonapartistes.
Après la mort du président Félix Faure et lors de l'affaire Dreyfus, un certain nombre de factions politiques a tenté de tirer avantage du désordre, et le prince Victor a annoncé à une délégation de la commission impérialiste qu'il comptait restaurer l’Empire français quand le moment serait favorable. Pour atteindre cet objectif, il a indiqué qu'il allait prendre lui-même la tête du mouvement avec son frère, le prince Louis, qu'il jugeait indispensable aux forces bonapartistes pour « son prestige et [...] son talent militaire, ainsi que son rang dans l'armée russe ». Le duc d'Orléans, prétendant "concurrent" au trône, disposait de son côté de forces prêtes, elles aussi, à traverser la frontière française. Au final, les soulèvements prévus ne se sont pas matérialisés et la Troisième République française a survécu à l'une de ses plus graves crises.
En 1910, il épouse la princesse Clémentine de Belgique (1872-1955), fille cadette du roi Léopold II et de la reine Marie-Henriette. Le couple, très uni, habite en Belgique et a deux enfants :
- Marie-Clotilde Bonaparte (Bruxelles, 20 mars 1912-Château de la Pommerie, 1996), qui épouse à Londres le 17 octobre 1938 le comte Serge de Witt
- Louis Bonaparte, prince Napoléon 1914-1997).
Ce bonheur est assombri par la Première Guerre mondiale, au cours de laquelle ils trouvent refuge en Angleterre chez l'impératrice Eugénie (veuve de Napoléon III) et apportent leur aide à des œuvres de charité en faveur des soldats.
Le prince Victor Napoléon s'éteint en 1926 et son fils, le prince Louis, lui succède comme chef de la Maison impériale. Il repose aux côtés de son épouse dans la chapelle impériale d'Ajaccio.
- Laetitia de Witt, Le prince Victor Napoléon 1862-1926, Fayard, Paris, 2007.
- Dominique Paoli, Clémentine, princesse Napoléon, Éditions Racine, Bruxelles, 1998.
