Biographie de Philippe Hiquily

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新民晚报:虚弱的自夸
人民网
原本想好的题材太有逻辑性,我现在哪还逻辑得起来。随手翻看手机,竟然发现一个朋友发的信息,法国雕塑家菲利普·伊其理(Philippe Hiquily)去世了。 伊其理是谁?就是现在上海静安雕塑公园北京西路、石门二路口转角处 ...




Death of sculptor Philippe Hiquily
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Sculptor Philippe Hiquily died on the night of 27 to 28 March, while he was preparing to celebrate his 88th birthday. Patrice Trigano, the art trader with whom the artist had a close and loyal friendship, said that “the passing away of Philippe is a ...




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Le sculpteur Philippe Hiquily est mort
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Le sculpteur Philippe Hiquily, connu pour son travail sur le métal, est décédé mercredi à l'âge de 88 ans à l'Institut Gustave Roussy à Villejuif où il était hospitalisé, a annoncé la galerie Loft qui l'exposait depuis 25 ans. Par Culturebox avec AFP ...
Décès du sculpteur Philippe HiquilyOuest-France
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Philippe Hiquily est un sculpteur français, né en 1925 à Paris - École Nationale Supérieure des Beaux-Arts (atelier Gimond-Janniot) - Prix de la critique à la Biennale de Paris, 1959.



A 18 ans, il s'engage dans l'armée pour rompre avec sa famille et participe aux campagnes de France et d'Indochine (1945). Philippe Hiquily est un sculpteur du métal depuis le début des années 1950 (fer, tôle, laiton, aluminium).

A l’école des Beaux-Arts de Paris de 1948 à 1953, il fréquente les ateliers des sculpteurs Jean Tinguely et Germaine Richier, pour laquelle il réalise des socles de sculptures. Il expose pour la première fois en 1955 à la galerie Palmes à Paris, puis à la galerie Contemporaries à New York en 1959, où il rencontre les grands noms de l’art américain (Léo Castelli, Rauschenberg, James Rosenquist, Jasper Jones, Isamu Noguchi …). Le succès ne se fait pas attendre : les prestigieux musées new-yorkais (MOMA et Guggenheim) achètent plusieurs de ses œuvres. Pourtant, il connaîtra une traversée du désert de 1965 à 1980, sans toutefois s’arrêter de créer.

Il a exposé régulièrement au Salon de Mai et Jeune sculpture à Paris.

A partir de 1960, il crée du mobilier, meubles à l'esprit onirique et surréaliste. La création de bronzes commence vers 1980. Ils sont exposés pour la première fois en 1986 à la galerie Patrice Trigano à Paris.

Les sculptures de Philippe Hiquily se caractérisent par un érotisme omniprésent, qu'il traduit dans un univers lisse complété par des éléments empruntés à la nature (antennes, cornes, pattes d’insecte …). La recherche de l’équilibre formel est évidente. Il travaille essentiellement à partir de matériaux de récupération.

Hiquily a toujours refusé de se lier à un quelconque mouvement. Le Surréalisme semble pourtant marquer son œuvre. L’utilisation d’objets de rebut le rapproche du Nouveau Réalisme même s’il n’a pas accordé au matériau l’importance que lui donnait ce mouvement. Avec ses sculptures mobiles, on l’a également situé en précurseur de l’Art cinétique. L’érotisme qui imprègne son œuvre a même amené certains à voir en Hiquily un annonciateur de la libération sexuelle de mai 1968.

Philippe Hiquily est représenté dans de nombreux musées : Museum of Modern Art (MOMA) & Musée Solomon R. Guggenheim, New York … Smithsonian American Art Museum (Hirshhorn), Washington … Museum of Contemporary Art, Montréal … Musée National d’Art Moderne- Centre Georges-Pompidou, Paris … Musée d’art moderne de La Havane … Musée d'art moderne de Saint-Étienne …

A propos de Philippe Hiquily, on a dit :

« Centrée sur la recherche de l’équilibre - un peu à la manière dont une danseuse est en équilibre sur les pointes - son œuvre se présente du point de vue formel comme une combinaison de volumes assez plats mais amples et de parties grêles, filiformes. Fréquemment érotique, l’inspiration y est sensibilisée par la plastique et l’on est surtout frappé par la poésie qui s’en dégage ». Robert Maillard, Nouveau dictionnaire de la sculpture moderne, éd. Hazan, 1970

« Toute la sculpture d’Hiquily tient dans le particularisme d’une sensibilité équivoque qui juxtapose sur un univers lisse des éléments empruntés à la nature comme les pattes-antennes ou les cornes fixées sur ces formes pleines et sphériques … Ses femmes facétieuses sont belles, impudiques et drôles … ». La Gazette Drouot, 16.11.2001

« Contrairement à Giacometti ou Germaine Richier, artistes misérabilistes dont la préoccupation première était l'existentialisme, Hiquily fut un hédoniste annonciateur de la libération sexuelle de mai 1968 ». Le Figaro, 25.03.2005

« Philippe Hiquily a voulu être un pur artiste qui ne vit que pour son art, à l’écart du marché … L’œuvre de Hiquily fait le lien entre Surréalisme et Nouveau Réalisme, mais il n’adhéra à aucun de ces mouvements. Il fut ainsi considéré comme un marginal et disparut de la scène artistique jusque il y a peu ». Phillips-de Pury, Maison de ventes, New York (catalogue de la vente du 8 décembre 2005)

Lire : Monographie « Hiquily », François Jonquet, éditions Cercle d’Art, 1992 - « Hiquily, bronzes et mobilier », Pierre Cabanne, éditions de La Différence, 2005