Biographie de Pierre de Ronsard

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la Nouvelle République

Le collège Pierre-de-Ronsard sur la scène
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Pour des raisons d'agenda, les représentations de fin d'année données par les élèves de 4e et 3e option théâtre du collège Pierre-de-Ronsard ne pouvaient avoir lieu, comme habituellement, au centre socioculturel de la place de France. En se rabattant ...




Mornant. Le collège Pierre-de-Ronsard se distingue au concours ...
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... le 23/05/2013 à 23:10. Le collège Pierre-de-Ronsard se distingue au concours Kangourou. Comme chaque année, le collège Pierre-de-Ronsard participe au concours Kangourou de mathématiques, concours qui comporte 24 questions proposées le .




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Les collégiens n'ont pas peur du loup
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Cette première édition n'a attiré que deux classes : la 6e A du collège Gaston-Jollet à Salbris et la 5e 4 du collège Pierre-de-Ronsard à Mer. Toutes deux ont choisi comme thème celui des « loups et autres bestes en Loir-et-Cher ». Les élèves ont ...

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Un promenoir pour la poésie
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... dont des textes sont maintenant gravés sur des parchemins disposés dans le jardin, ont lu quelques poèmes, « dans ce lieu remarquable marqué par l'esprit de Ronsard », comme l'a souligné Catherine Desprez, adjointe au maire chargée de la culture ...




L'histoire sur Bip TV
la Nouvelle République
C'est ce soir, à 20 h 30, qu'est diffusé sur Bip TV le quatrième des huit épisodes d'O'Centre de l'Histoire, série consacrée à la région Centre et aux personnages historiques célèbres qui l'ont traversée ou habitée. Après George Sand à Nohant, Pierre ...




COUTURE-SUR-LOIR (41) - Ronsard et l'Antiquité
Radio Intensité
Samedi 29 et dimanche 30 juin : Ronsard et l'Antiquité. Au manoir de la Possonnière. Organisé par l'association Pierre de Ronsard. Les rendez-vous de la Possonnière "Ronsard et l'Antiquité". Concerts, ateliers, rencontres, conférence, balades poétiques .




Sud Ouest

Mignonne, allons voir si la rose...
Sud Ouest
Véronique Glad-Beylard continue cette passion héritée de son père Georges et accueille le visiteur pour une visite guidée ou libre, avec la dégustation du thé au jardin. Si Pierre de Ronsard, qui a magnifié les roses était de ce monde, il serait ...




Le juge de l'expropriation saisi
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Deux chantiers importants de voirie sont programmés dans les mois qui viennent dans le quartier du Clos des Roses, rue Pierre-de-Ronsard et au carrefour des rues du Général-Weygand et Philéas-Lebesgue, qui sera totalement réaménagé. Vendredi soir ...




sur l'agenda
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sur l'agenda. 13/06/2013 05:21. > Adapei. L'association départementale des amis et parents de personnes handicapées mentales d'Indre-et-Loire (Adapaei 37) organise son assemblée générale ce jeudi 13 juin, à 18 h, à la mairie de Tours (salon Ronsard ...

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Courrier Picard

Michael Lonsdale au parc Songeons, samedi
Courrier Picard
Le spectacle La rose et la biodiversité comprend de la lecture : des extraits de Marguerite Duras, Umberto Ecco, Pierre de Ronsard ou Alfred Musset. Les textes sont interprétés par des invités. À l'occasion de son passage à Compiègne, le comédien ...


Pierre de Ronsard (né en septembre 1524[1] au manoir de la Possonnière, près du village de Couture-sur-Loir en Vendômois - 28 décembre 1585[2]), est un des poètes français les plus importants du XVIe siècle. « Prince des poètes et poète des princes », Pierre de Ronsard, adepte de l’épicurisme, est une figure majeure de la littérature poétique de la Renaissance. Auteur d’une œuvre vaste qui, en plus de trente ans, a touché aussi bien la poésie engagée et « officielle » dans le contexte des guerres de religions avec les Hymnes et les Discours (1555-1564), que l’épopée avec La Franciade (1572) ou la poésie lyrique avec les recueils des Odes (1550-1552) et des Amours ( Les Amours de Cassandre, 1552 - Les Amours de Marie, 1555 - Sonnets pour Hélène, 1578). Ces poèmes lyriques qui développent les thèmes de la nature et de l’amour, associés aux références de l’Antiquité gréco-latine et à la forme du sonnet, constituent la partie vivante de l’œuvre de l’animateur du renouveau poétique que fut Pierre de Ronsard avec ses compagnons de la Pléiade et son ami Joachim du Bellay. Soutenu par Henri II puis Charles IX, Pierre de Ronsard a été célébré par ses contemporains mais déprécié par François de Malherbe et les Classiques puis oublié avant d’être redécouvert dans la première moitié du XIXe siècle par Sainte-Beuve et par les Romantiques.



Pierre est le fils cadet de Louis de Ronsard (chevalier qui accompagna les enfants de François Ier lors de leur captivité en Espagne en qualité de maître d’hôtel) et de Jeanne de Chauldrier.

Il a étudié au Collège de Navarre à Paris en 1533. Il semblerait qu’il n’ait pas apprécié la vie rude de l’école médiévale. Il est page auprès du dauphin, François, puis de son frère Charles, duc d’Orléans. Quand Madeleine de France épousa le roi Jacques V d'Écosse, en 1537, Ronsard fut attaché au service du roi et passa trois années en Grande-Bretagne. En 1539, il retourna en France et entra à l’Écurie royale. Il est dans la compagnie du duc d’Orléans.

Cette fonction lui offrit l’occasion de voyager : il fut envoyé en Flandre puis de nouveau en Écosse. Bientôt une fonction plus importante lui fut offerte et il devint le secrétaire de la suite de Lazare de Baïf, le père de son futur collègue de Pléiade et compagnon à cette occasion, Antoine de Baïf. Il a été attaché de la même manière à la suite du cardinal du Bellay-Langey et sa querelle mythique avec François Rabelais date de cette époque.

Cette carrière diplomatique prometteuse fut cependant subitement interrompue, une otite chronique qu’aucun médecin ne put guérir le laissa à moitié sourd. Pierre de Ronsard décida alors de se consacrer à l’étude. Il choisit le Collège de Coqueret dont le principal était Jean Dorat, aussi professeur de grec et helléniste convaincu (qui fera partie de la Pléiade) qu’il connaissait puisqu’il avait été le tuteur de Baïf. Antoine de Baïf accompagna Ronsard ; Joachim du Bellay, le second des sept, les rejoignit bientôt. Muretus (Marc-Antoine Muret), passionné de latin, qui jouera un rôle important sur la création de la tragédie française, y était aussi étudiant à la même époque.

La période d’étude de Ronsard dura sept années et demie et le premier manifeste de ce nouveau mouvement littéraire prônant l’application des principes de la Pléiade a été écrit par Du Bellay. Défense et illustration de la langue française parut en 1549 : la Pléiade (ou Brigade, comme elle s’appelait à ses débuts) était alors lancée. Elle comprenait sept écrivains : Ronsard, Du Bellay, Baïf, Rémy Belleau, Pontus de Tyard, Jodelle et Jean Dorat. Un peu plus tard, Ronsard publia ses premières œuvres en 1550 dans ses quatre premiers recueils Odes.

En 1552, le cinquième livre des Odes fut publié en même temps que Les Amours de Cassandre. Ces recueils déclenchèrent une véritable polémique dans le monde littéraire. Une histoire illustre les rivalités et critiques qui existaient alors : on dit que Mellin de Saint-Gelais, chef de file de l’École marotique, lisait des poèmes de Ronsard de façon burlesque devant le roi afin de le dévaloriser. Cependant, Marguerite de France, la sœur du roi (plus tard duchesse de Savoie), prit à un moment le recueil des mains de Mellin et se mit à le lire, rendant aux poèmes toute leur splendeur : à la fin de la lecture, la salle était sous le charme et applaudit chaleureusement. Ronsard était accepté comme poète. Les deux poètes se réconcilièrent, comme l’indique le sonnet de M. de S. G. En faveur de P. de Ronsard.

Sa gloire fut subite et hors mesure. Sa popularité ne faillit jamais. En 1555-1556, il publia ses Hymnes. Il termina ses Amours en 1556 puis il donna une édition collective de ses œuvres, selon la légende à la demande de Marie Stuart, épouse du roi François II en 1560. En 1565, ce sont Élégies, mascarades et bergeries qui parurent en même temps que son intéressant Abrégé de l’art poétique français.

En 1563, poète engagé, il publie une Remontrance au peuple de France.

L’Académie des Jeux floraux de Toulouse le récompense, en 1580, pour une pièce dans laquelle il chantait son aïeul Banul Mãrãcine, accouru des bords du Danube pour porter secours à « France, mère des arts, des armes et des lois. » Le peuple de Toulouse, estimant l'églantine, prix des Jeux floraux, trop modeste pour honorer « le poète français », lui envoya une Minerve d’argent massif de grand prix. Ronsard remercia le cardinal de Chastillon, archevêque de Toulouse, qui l’avait toujours admiré, en lui adressant l’« Hymme de l’Hercule chrestien ».

Le changement rapide de souverains n’altéra pas les traitements auxquels a droit Ronsard. Après Henri et François, c’est Charles IX qui tomba sous son charme. Il lui mit même des pièces à disposition dans le palais. Ce parrainage royal a eu quelques effets négatifs et l’œuvre demandée par Charles IX, La Franciade, n’égale pas le reste de l’œuvre de Ronsard, le choix fait par le roi (le décasyllabe plutôt que l’alexandrin) étant regrettable.

La mort de Charles IX ne sembla pas avoir changé les faveurs auxquelles il avait droit à la cour royale. Mais Ronsard, ses infirmités augmentant, choisit de passer ses dernières années loin de la cour, alternant ses séjours dans une maison lui appartenant à Vendôme, dans une abbaye à Croix-Val non loin de là ou encore à Paris où il était l’invité de Jean Galland, intellectuel du Collège de Boncourt. Il avait peut-être aussi une maison en propre au Faubourg Saint-Marcel.Il voyagea en Andalousie pendant trois mois, à Cordoue, où il trouva l’inspiration pour son poème Ode a l’Antiquité.

Ses dernières années furent marquées par la perte de nombreux de ses amis et son état de santé s’aggrava. Des souverains étrangers, dont la reine Élisabeth Ire d’Angleterre, lui envoyaient des présents. Malgré la maladie, ses créations littéraires restèrent toujours d’aussi bonne qualité et quelques-uns de ses derniers écrits sont parmi les meilleurs. Ronsard ne fit pas l’unanimité et on trouve des poèmes contre Ronsard dans la collection de manuscrits rassemblés par François Rasse des Nœux.

Ronsard meurt dans la nuit du 27 au 28 décembre 1585 au prieuré de Saint-Cosme, dont il était le prieur, et y est enseveli dans la crypte de l’église, aujourd’hui en ruine. Ronsard était également titulaire de Croix-Val en Vaudomois (paroisse de Ternay) et de Bellozane dans le diocèse de Rouen. Deux mois plus tard, il reçoit un hommage officiel au collège de Boncourt où ses funérailles solennelles sont célébrées à Paris le 25 février 1586, date anniversaire de la bataille de Pavie[3]. Toute la cour s’y presse, à telle enseigne que plusieurs dignitaires devront renoncer à y assister[4], et l’oraison est prononcée par son ami Jacques Du Perron et un Requiem de Jacques Mauduit composé pour l’occasion est exécuté par l’orchestre particulier du roi.



Pierre de Ronsard (rose) : La « Pierre de Ronsard » est une variété de rose créée en 1986 par Alain Meilland. Elle présente de gros boutons de pétales blancs et roses et a l’allure d’une pivoine. Très prisée des décorateurs, elle a été récompensée, en 2006, par la Fédération mondiale des sociétés de roses.



  • Les quatre premiers Livres des Odes (1550): Ode à Cassandre («Mignonne, allons voir si la rose»)
  • Le Cinquième Livre (1552)
  • Les Amours (1552)
  • Le Bocage royal (1554)
  • Les Amours de Marie (1555)
  • Les Hymnes de 1555 (1555)
  • Continuation des amours (1555)
  • Second livre des Hymnes (1556)
  • Nouvelle continuation des Amours (1556)
  • Réponse aux injures et calomnies (1563)
  • Poèmes (1560-1573)
  • Discours des misères de ce temps (1562)
  • La Franciade inachevé(1572)
  • Sonnets pour Hélène (1578) : « Quand vous serez bien vieille... »
  • Second livre des Amours (1578)
  • Sur la mort de Marie (1578)


  1. Sa date de naissance est incertaine et une forgerie de son époque la fait coïncider avec la date de la bataille de Pavie, le 25 février. Cf. Marcel Francon, La Genèse d’une légende: la date de la naissance de Ronsard, in Modern Philology, vol. 46, n° 1 août 1948, p. 18-21
  2. Marcel Francon, op cit.
  3. Marcel Francon, op cit.
  4. Jean Chrétien Ferdinand Hoefer, Nouvelle biographie générale depuis les temps les plus reculés jusqu’à nos jours, éd. Firmin-Didot, 1861 p. 347, article en ligne




D’après François Rouget :

  • 1560 : in-16, comprend 24 pièces nouvelles.
  • 1567 : in-4.
  • 1571 : in-16 comprend 29 pièces nouvelles.
  • 1572-1573 : in-16 comprend 1 pièce nouvelle.
  • 1578 : in-16, comprend 238 pièces nouvelles.
  • 1584 : la dernière publiée du vivant de l’auteur, comprend 32 pièces nouvelles.
  • 1586 : édition posthume, comprend 30 pièces nouvelles


  • Paul Laumonier (puis R. Lebègue et I. Silver), Ronsard, œuvres complètes, Paris, STFM, 1914-1975.
  • Jean Céard, Daniel Ménager, Michel Simonin, Ronsard, œuvres complètes, Paris, Gallimard, Bibliothèque de la Pléiade, t. I, 1993- t. II, 1994
  • "Les Mascarades" de Pierre de Ronsard ont été illustrées par Edouard Pignon d'eaux-fortes en noir et en couleurs, pour le compte des Bibliophiles de France , 1976.


  • François Rouget, Pierre de Ronsard, Paris-Rome, Memini, Bibliographie des Écrivains français, n° 27, 2005
  • André Gendre, L’Esthétique de Ronsard, Paris, SEDES, 1997
  • Yvonne Bellenger, Lisez la Cassandre de Ronsard, Paris, Champion, Unichamp, 1997
  • Michel Simonin, Pierre de Ronsard, Paris, Fayard, 1990
  • Oliviert Pot, Inspiration et mélancolie dans les Amours de Ronsard, Genève, Droz, 1990
  • Yvonne Bellenger, La Pléiade. La Poésie en France autour de Ronsard, Paris, Nizet, 1988
  • Albert Py, Imitation et Renaissance dans la poésie de Ronsard, Genève, Droz, 1984
  • Daniel Ménager, Ronsard. Le Roi, le Poète et les Hommes, Genève, Droz, 1979
  • Henri Weber, « Autour du dernier sonnet de Ronsard : de la vieillesse à la mort, du cygne au signe », Mélanges Silver, 1974
  • André Gendre, Ronsard, poète de la conquête amoureuse, 1970.
  • Louis Terreaux, Ronsard correcteur de ses œuvres, Genève, Droz, 1968


  • Hallopeau (Louis-Alfred), Le Bas-Vendômois de Montoire à la Chartre-sur-le-Loir. Excursions sur les rives du Loir et de la Braye. Au pays du poète Ronsard, La Chartre-sur-le-Loir, impr. Moire, 1906.
  • Daniel Schweitz, L’Identité traditionnelle du Vendômois : des travaux d’érudition locale à la reconnaissance d’un pays de la Vieille France (fin XVIIIe-XXe siècle), Vendôme, Editions du Cherche-Lune, 2008, 263 p., nbr ill., ISBN : 9 782 904 736 568


  • La Guerre et la paix dans la poésie de Ronsard (dir. Y. Bellenger), Revue des Amis de Ronsard, XX, numéro spécial, Société des Amis de Ronsard du Japon, 2007: « Le monde et la cité : guerre et paix selon Ronsard «  (J. Ceard)'; ' »Ronsard et 'le premier des gendarmes': la guerre dans 'L’Hymne d’Henry II ( J.-C. Ternaux); La Paix dans les poèmes pour les fêtes de cour (D. Ménager); Mars et Venus dans la poésie de Ronsard (Ph. Ford); La guerre amoureuse de Ronsard (A. Gendre); Guerre et paix: les mythes de la féminitude chez Ronsard (G. Demerson); La poésie de la guerre dans 'La Franciade » (D. Bjaï); « L’éloge de la guerre chez Ronsard » (Y. Bellenger)


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