Biographie de Pierre van Dievoet

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Pierre van Dievoet (1661-1729) était un sculpteur bruxellois. Il vécut à Londres et Bruxelles.

Van Dievoet est baptisé à la Collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles le 29 juin 1661 (Il eut comme parrain le célèbre Pierre Stockmans, Conseiller de Brabant, diplomate et helléniste). Il est fils du second mariage de Gilles van Dievoet, bourgeois de Bruxelles, avec Gertrude Zeevaert. Gilles van Dievoet (décédé avant 1675) était veuf en premières noces de Catherine Slachmeulder, dont il avait eu notamment le célèbre orfèvre de Louis XIV, Philippe van Dievoet.

Pierre van Dievoet s'est donc trouvé orphelin de père vers l'âge de douze ou treize ans. Sa mère Gertrude Zeevaert, remariée avec Charles De Lens, meurt à Bruxelles le 22 juillet 1705. Ses funérailles ont lieu en la Chapelle de la Madeleine où elle est enterrée, en présence de seize prêtres, le 24 juillet 1705.

D'abord installé à Bruxelles il part ensuite en Angleterre ; il est possible qu'il en soit parti à cause de la révolution de 1688, il revient en tous cas dans sa ville natale où il termine sa vie.

Son frère aîné Philippe van Dievoet, dit Vandive (1654-1738), quitte également jeune sa patrie, en 1672, et s'installe à Paris, où il devient orfèvre, conseiller du roi, syndic général des rentes de l'Hôtel de Ville de Paris, consul de Paris, grand-garde du corps des orfèvres et administrateur au Grand Bureau des Pauvres de l'Hôpital dit "des Petites Maisons" destiné aux "insensés" et aux personnes faibles et caduques.

D'après Vertue, Pierre van Dievoet arrive à Londres pendant le règne de Charles II, sans doute vers 1679.



Selon le chevalier Marchal, ses œuvres essentielles se trouvent en Angleterre et sont "parmi les meilleures de son époque"[1]. Pierre van Dievoet travaille en effet à Londres dans l'atelier du sculpteur quaker Grinling Gibbons pendant presque huit ans, de 1680 à 1688.

Sa production anglaise (surtout de statuaire) reste mal connue car peu de recherches ont été effectuées pour les retrouver et les inventorier (ce qui se faisait parfois après décès). George Vertue le mentionne uniquement comme statuaire[2].

Le même George Vertue (1684-1756) lui attribue, en collaboration avec un certain Laurens de Malines, la statue en bronze de Jacques II (1686) dans la cour de Whitehall, actuellement à Trafalgar Square[3].

De son côté Margaret Whinney fait remarquer que cette statue n’a pas un caractère anglais mais continental et elle reprend cette même attribution : and indeed it is continental and not English work, two Flemings, Laurens of Malines and Dievot of Brussels, were employed to model and make it[4]. Cette attribution est reprise par Sir Lionel Henri Cust : Dyvoet... and Laurens... who executed the statue of James II at Whitehall[5].

Le Laurens mentionné est identifié par P. E. Claessens comme le sculpteur malinois Laurent van der Meulen[6]. Tipping, dans sa biographie de Grinling Gibbons, reprend et répète Vertue.

Dans la notice qu'il consacre à Pierre van Dievoet dans son Dictionay of British sculptors (p. 130), Rupert Gunnis cite également les propos de Vertue (Walpole Society, Vertue, vol. I p. 61) selon lesquels la statue de Jacques II a été « modelled and made » par Pierre van Dievoet et Laurent van der Meulen, mais cite en outre un autre témoignage d'époque, celui du Juriste Sir John Bramston (1611-1700) qui dans son autobiographie (Camden Society, 1845) attribue quant à lui cette statue à Gibbons lui même : « on New Year's Day, 1686, a statue in brass was to be seen (placed the day before) in the yard at Whitehall made by Gibbons... of the present King James II ». Toutefois, le témoignage précis de Vertue, spécialiste des arts et ayant essayé de rassembler le plus de documentation possible sur les artistes de son temps a plus de valeur que celui d'un citoyen de Londres qui peut croire comme étant de Gibbons ce qui n'est que de l'atelier de Gibbons et qui est bien l'œuvre de Pierre van Dievoet de Bruxelles et de Laurent van der Meulen de Malines.



Le roi y est représenté en pied, costumé en imperator, il est couvert d'un paludamentum drapé, et tient de la dextre un bâton de commandement. Il est très intéressant de comparer cette statue avec celle de St. Hommebon, également par van Dievoet et qui se trouve à Bruxelles (voir plus loin). On constate des similitudes entre ces deux œuvres, par exemple dans le drapé du manteau, dans la façon qu'a la tête de se tourner vers la droite et dans la posture générale.

Moins de deux ans après l'exécution de la statue de Jacques II, éclate la révolution contre ce monarque catholique. Les auteurs de sa statue, catholiques eux-mêmes, ne peuvent pas rester à Londres. Ainsi, Pierre van Dievoet et Laurent van der Meulen sont forcés de revenir dans leur patrie. Comme le dit Vertue, Pierre van Dievoet abandonne ses affaires de sculpture (he gave up « his business of carving ») et quitte l'Angleterre lors des troubles de la révolution (... and left England in the « troubles of the Révolution »)[7].

Pierre van Dievoet retourne à Bruxelles, sa ville natale, et son condisciple Laurent van der Meulen revient à Malines. Pierre van Dievoet rentre sans doute par Anvers, où George Vertue le signale dans ses notes[8]. En tous cas on le retrouve plus tard également à Paris où, sous la graphie de Pierre Vandivout, il est parrain d’un fils de son frère Philippe van Dievoet, dit Vandive, orfèvre du roi Louis XIV[9].



De retour dans sa patrie vers 1689, Pierre van Dievoet doit satisfaire aux exigences de l'institution corporative et s'inscrire au métier des Quatre Couronnés dont il est reçu officiellement maître en 1695. C'est à cette date que commence son œuvre bruxelloise. Cette année-là également, Bruxelles est détruite par le bombardement français du maréchal de Villeroy.

Déjà de son vivant Pierre van Dievoet est considéré comme un sculpteur renommé.

Longtemps après sa mort, un rapport du magistrat de Bruxelles à Charles-Alexandre de Lorraine, daté du 27 septembre 1771, cite Pierre van Dievoet dans une liste de sculpteurs bruxellois très remarquables[10].

De son œuvre bruxelloise, on connaît encore seulement les pièces mentionnées par Guillaume Des Marez, en attendant d'autres "découvertes" ou authentifications. On attache surtout le nom de Pierre van Dievoet à la réalisation et à la conception du célèbre forum de la capitale. Il est un de ceux auxquels les Bruxellois sont redevables d'avoir la « plus belle Grand-Place du monde ».

Nous passons ici son œuvre en revue dans l'ordre où en parle Des Marez (Guide illustré de Bruxelles, Bruxelles, 1928).





Grand-Place n° 4

  • Sculpteurs : Pierre van Dievoet et Laurent Merkaert.
La partie inférieure du Sac, avec l'enseigne sculptée (1644) ne fut pas démolie lors du bombardement et c'est à partir du troisième étage que débute la reconstruction par l'architecte Pastorana en 1697. C'est donc à partir de cet étage que commencent les sculptures de Pierre van Dievoet et Laurent Merkaert. A savoir : un gâble très orné, des torchères et des vases aux angles, au sommet un globe sur lequel est placé un compas et sur le plein cintre des fenêtres, de lourdes guirlandes de fleurs et de fruits et une coquille, la frise du troisième étage est composée de cartouches dont trois rehaussées de têtes d'anges. Il s'agit d'un gâble typiquement bruxellois. Notons que cette maison fut restaurée en 1912 par l'architecte Jean Seghers et que les cariatides actuelles sont l’œuvre du sculpteur Edouard Marchant (1852).



Grand-Place, n° 6

Le Cornet (den Horen), ou Maison des Bateliers est, comme le fait remarquer Guillaume Des Marez, une des plus originales maisons de la Grand-Place, le fronton représentant la poupe d'un navire du XVIIe siècle.

Par contrat passé le 3 avril 1697, les doyens du Métier des Bateliers confièrent à Pierre van Dievoet l'exécution de toute la sculpture de la façade.



Grand-Place n° 10

Lors de la construction de cette demeure, l’architecte De Bruyn prononça la phrase célèbre : « Vous avez eu la conscience de travailler pour l'éternité ! ». Nous pensons à la suite de Des Marez que Pierre Van Dievoet sculpta pour cette façade les chapiteaux et les décorations ornant le fûts des colonnes corinthiennes, les deux lions couchés au pied d'un cartouche, ainsi que les volutes et les dauphins du fronton. Marc de Vos exécuta les bas-reliefs représentant les Vendanges, la cueillette du Houblon et le transport de la bière.



Grand-Place n° 24-25

Pierre van Dievoet y exécuta originellement toutes les sculptures (1698). On y remarque, par Pierre van Dievoet, la statue de Saint Hommebon de Crémone (Sanctus Homobonus) bénissant les passants de la Grand-Place[11]. Cette statue de saint Hommebon est la seule œuvre monumentale de Pierre van Dievoet qui ait été identifiée à Bruxelles. Signalons que l'actuel buste de sainte Barbe au-dessus de la porte d'entrée est l'œuvre de Godefroid Van den Kerckhove (1872). Pierre Van Dievoet exécuta également pour la corporation des tailleurs, des « keerse », c'est-à-dire de ces enseignes richement sculptées qui étaient portées par les suppôts des corporations lors des processions.



Grand-Place, n° 34

  • Architecte : Pierre van Dievoet.
Guillaume Des Marez pense que le sculpteur Pierre van Dievoet est l'architecte qui dressa les plans de cette maison qui ne manque pas d'élégance.





Marché aux Herbes n° 42

Jean De Broe, marchand de draps, conseiller et receveur de la ville de Bruxelles fit édifier cette maison en 1696[12].

Il choisit, comme le dit Des Marez, pour l'exécution des bas-reliefs « un sculpteur renommé de l'époque, Pierre van Dievoet ». Selon contrat passé le 25 juin 1696, « Pierre Van Dievoet, sculpteur, fera sur la façade de la maison dénommée l'Agneau Blanc deux bas-reliefs avec des enfants et un petit agneau au-dessus de la porte avec le petit Jésus et le petit saint Jean. Item, sur la pierre dessous le balcon, il sculptera selon son goût toute sculpture qu'il jugera bon. Item, en haut il fera quelque festons dans la frise, avec deux cartouches. Pour cela il recevra 80 florins et une culotte de velours ". Mais laissons parler Des Marez : « Les bas-reliefs, gracieux et animés, y sont toujours, et au-dessus de la porte Jésus et Jean-Baptiste jouent avec le petit agneau blanc. Sous le balcon, conformément à la convention de 1696, qui stipulait qu'en cet endroit le sculpteur Van Dievoet devait imaginer un motif suivant son inspiration, on voit un aigle volant sur un fond sillonné de nuages, tenant d'une patte une couronne, de l'autre un cartel. Tout en haut, une belle frise sépare les étages; on y voit des rinceaux et des flambeaux entrecroisés et renversés. Les godrons des volutes du gâble se terminent par une patte vigoureusement taillée."

Remarquons que ces bas-reliefs sont dans la tradition de François du Quesnoy et qu'ils rappellent par exemple son célèbre relief « enfants jouant avec une chèvre » ou un dessin sur le même sujet conservé à Vienne (Albertina, Graphische Sammlung, inv. n° 8446). Il s'agit d'une composition dont le thème se retrouve dans l’œuvre d'un Pierre Brébiette d'un Nicolas Poussin ou dans les sculptures de François du Quesnoy, Lucas Faydherbe et Marc de Vos.

Cette maison « l'Agneau Blanc » était située non loin de la propre habitation du sculpteur Pierre van Dievoet qui demeurait également au Marché aux Herbes dans la belle maison appelée « l'Aiguière d'Or », située en face de la Grande Boucherie. Un très intéressant acte notarié dressé à l'occasion du décès de l'épouse du sculpteur en 1719, fait revivre le décor familier dans lequel vécut l'artiste. On y voit décrit un de ces intérieurs qui nous ont été rendus familiers par les peintres flamands de son époque : scriban orné d'écailles, chaises en cuir d'Espagne, tasses en fine porcelaine, un paravent peint de six panneaux, sans oublier le pot à thé et le pot à chocolat en cuivre. Cet inventaire donne le nombre des tableaux dont étaient ornés les murs des diverses pièces de « l'Aisguière d'Or » et qui s'élevait à soixante cinq, parmi lesquels le portrait de Charles II roi d'Espagne de pieuse mémoire, un tableau représentant Notre Seigneur au Jardin et qui avait été offert à Pierre van Dievoet par son beau-père Jean Charles de Witte, ainsi qu'un grand paysage peint par feu le Sieur de Vadder. (Archives Générales du Royaume, notaire Parys, acte du 10 février 1719, protocole n° 464). A Bruxelles, Pierre van Dievoet avait gardé des contacts avec son frère et ses neveux de Paris, les fameux orfèvres van Dievoet dits Vandive. Toute une série d'actes des notaires Van den Eede, Pilloy et Parys mettent bien en lumière ses contacts d'affaires avec son frère à Paris. Ces actes s'échelonnent de 1709 à 1727. Après sa mort deux actes de 1731 et 1738, signés cette fois-ci par ses frères Jean-Baptiste et Nicolas van Dievoet et leurs enfants continuent ces contacts avec les Van Dive. Ces actes concernent des rentes que le sculpteur Pierre van Dievoet possédait sur les aides et gabelles et cinq grosses fermes de France. L'acte le plus intéressant est celui du 4 mai 1709 passé à Bruxelles par devant le notaire François van den Eede. Cet acte nous apprend en effet que le maréchal de Villeroy, le destructeur de Bruxelles, devait au sculpteur Pierre van Dievoet, une somme de 293 livres et 15 sols selon billet du 7 juin 1705 dûment contrôlé à Paris le 7 décembre 1707, avec les intérêts de ladite somme et les dépens faits pour en avoir le payement selon une sentence rendue au Présidial du Châtelet de Paris le 21 janvier 1709. (Pierre van Dievoet est cité dans cet acte comme marchand de galons d'or et d'argent car par son mariage avec Dorothée de Witte veuve de Jacques van der Borcht il participait à l'exploitation de la manufacture de galons et fils d'or et d'argent des Van der Borcht). Un examen des archives du Châtelet de Paris qui condamna le maréchal de Villeroy à payer cette somme au sculpteur Pierre van Dievoet pourrait nous apprendre à quoi elle correspondait. Cet acte est bien curieux car il met en relation le destructeur de Bruxelles et un de ses reconstructeurs !

La plupart des œuvres bruxelloises de Pierre van Dievoet se situent de 1696 à 1698, il s'agit là de ses œuvres principales que la postérité a reconnues. Il existe certainement bon nombre d'œuvres de ce sculpteur dans les églises où sur les façades bruxelloises dont il est l'auteur mais qui n'ont pas encore pu lui être attribuées.

C'est dans la période où se situe ses œuvres les plus importantes qu'il épousa le 19 juin 1697 en l’église de Saint-Jacques-sur-Caudenberg, une patricienne bruxelloise issue du noble lignage de Sweerts Dorothée de Witte qui était depuis un an la belle-mère de son frère cadet Jean-Baptiste van Dievoet. Dorothée de Witte était veuve de Jacques van der Borcht dont elle avait eu seize enfants parmi lesquels Anne van der Borcht épouse de Jean-Baptiste van Dievoet, Jean-Charles van der Borcht, conseiller et Maître général des Monnaies et le poète néo-latin Petrus van der Borcht. Les Van der Borcht exploitaient une manufacture de fils d'or et d'argent dont le graveur Harrewijn a transmis l'image jusqu'à nous.

Le sculpteur Pierre van Dievoet et son épouse avaient passé leurs conventions matrimoniales par-devant le notaire Henri de Prenne (A.G.R., N.G.B. Port. 2585) le 19 juin 1697. Il y est qualifié de « maître sculpteur » (zyn personnelycken gecompareert Sr. Peeter Van Dievoet, ingesetene borger der voorg. stadt ende meester beldtsnyder van sijnen style toecomende bruydegom...).

Pierre van Dievoet s’était donc marié à l’âge de 36 ans. Continuant sa carrière de sculpteur il fut appelé en 1703, à l'âge de quarante deux ans, à diriger sa corporation et fut nommé doyen des Quatre-Couronnés.

Par la suite, jugeant le temps venu de disposer de leurs biens, le sculpteur Pierre van Dievoet et son épouse Dorothée de Witte passèrent par-devant le notaire Van den Eede (n° 1159) un contrat mutuel en forme de donation inter vivos, et de testament en date du 17 juillet 1709. Nous y apprenons qu'il existait un portrait du sculpteur et de son épouse : « item de twee pourtraitten d'eene van hem eerste comparant (Pierre van Dievoet) ende d'ander van syne voors huysvrouwe (Dorothée de Witte) ». Nous ignorons ce que sont devenus ces portraits. Cet acte mentionne notamment les livres, dessins et outils servant à l'exercice de l'art de sculpture : « alle syne (de Pierre van Dievoet) cleederen, lynwaert, diamantrink, handecachet, boecken, teeckeningen ende gereetschappen raeckende d'exercitie van het beltsnyders cunst ».

Peut-être a-t-il abandonné vers l'année de ce testament l'exercice de la sculpture car à partir de 1709 les actes le mentionnent comme marchand de galons d’or et d'argent ou simplement marchand. Nous savons ainsi qu’il participa activement à l'exploitation de la manufacture et du négoce de fils d'or et d'argent de feu Jacques van der Borcht premier mari de Dorothée de Witte et qui passera ensuite entre les mains de leur fils et beau-fils Jean-Charles van der Borcht conseiller et Maître Général des Monnaies.

Le sculpteur Pierre van Dievoet continua sa carrière de notable en exerçant des fonctions publiques. De 1713 à 1723, soit de cinquante-deux à soixante-deux ans, c'est-à-dire pendant une décennie, il fut octovir puis Doyen, élu des Nations auprès du Tribunal de la Draperie nommé Lakengulde ou Gilde Drapière, antique institution bruxelloise qui jouissait d'un immense prestige. Il devint ainsi un « frère de la Gilde ». A la fin de ce mandat, de 1723 à 1724, soit de soixante-deux à soixante-trois ans, il fit partie du magistrat en devenant Conseiller de la Ville de Bruxelles. Il quitta à partir de cette année la vie publique. Homme pieux, il avait été jusqu’à la fin de sa vie « maistre d'église », c'est-à-dire marguillier de Sainte-Gudule. Il mourut à Bruxelles le 2 mars 1729. Il était âgé de soixante-huit ans.

Six mois après sa mort, le nom du sculpteur Pierre van Dievoet fut mêlé à un incident qui irrita profondément sa famille. Le 4 septembre 1729, le marchand de draps Bernard de Vel, époux de la veuve de Joseph van der Borcht, avait déclaré publiquement, en pleine Grand-Place de Bruxelles au milieu des œuvres du défunt, à Jean-Baptiste van Dievoet le jeune, neveu du sculpteur, que ce dernier « avait proféré des milliers de faux serments ». Jean-Baptiste, âgé alors de 25 ans, il était né le 30 mai 1704, vint rapporter ces propos à son père Jean-Baptiste, époux d'Anne van der Borcht. Celui-ci furieux se rendit avec son frère Nicolas chez le notaire Michel Parys le 10 septembre 1729 et lui demanda d'aller protester auprès de Bernard de Vel et de lui demander s'il maintenait de tels propos injurieux.

Le notaire accomplit sa mission et Bernard de Vel lui répondit qu'il donnera réponse par écrit. Le 15 septembre 1729, le notaire se rendit à nouveau auprès de De Vel pour savoir s'il avait réponse écrite; il n'en avait point, mais prétendit n'avoir jamais tenu de tels propos injurieux. L'incident fut clos, la mémoire du sculpteur Pierre van Dievoet était sauve.



Un Gilles VAN DIEVOET épousa le 11 novembre 1597 en l'église de la Chapelle à Bruxelles une Jeanne VAN DEN STEEN, mais la destruction des archives de notre ville lors du bombardement d'août 1695 nous a empêché jusqu'à présent de le situer par rapport au Gilles qui suit sub I.

  • I) Sieur Gilles VAN DIEVOET, décédé avant 1675, bourgeois de la ville de Bruxelles, épousa en premières noces Damoiselle Catherine SLACHMEULDER et en secondes noces en l'église Sainte-Gudule, à Bruxelles, le 31 juillet 1660, Damoiselle Gertrude ZEEVAERT, décédée à Bruxelles le 22 juillet 1705 et enterrée le 24 dito dans l'église de la Madeleine (service à seize prêtres).
Il eut du premier mariage deux enfants nés à Bruxelles :

1) Anne-Marie van Dievoet qui épousa le Sieur GODO, dont Catherine Godo et Jeanne Godo.
2) Philippe van Dievoet dit Vandive, baptisé à Sainte-Gudule le 9 janvier 1654, orfèvre à Paris, bourgeois de Paris, conseiller du roi, Officier de la Garde-Robe du Roi, syndic général des rentes de l'Hôtel de Ville de Paris et Consul de ladite ville. Il mourut à paris le 1er février 1738. Il avait épousé Anne MARTINOT, fille du fameux horloger du Roi, Balthazar Martinot, et fut père de Balthazar-Philippe Vandive également orfèvre et consul de Paris. Son nom fut changé en Vandive par le Dauphin (Voir à leur sujet - Henry Nocq, Le poinçon de Paris).
Gilles van Dievoet eut de son second mariage avec Gertrude ZEEVAERT, trois enfants nés à Bruxelles, qui suivent sous 3, 4 et 5.

3) Pierre VAN DIEVOET, bourgeois de la ville de Bruxelles, célèbre sculpteur bruxellois, sculpteur à la Cour d'Angleterre, disciple de Grinling Gibbons, revint à Bruxelles lors de la Révolution de 1688. Doyen des Quatre-Couronnés à Bruxelles en 1703, Marguillier de Sainte-Gudule, doyen puis octovir de la Gilde Drapière (1713 à 1723) et conseiller de la Ville de Bruxelles (1723 à 1724). Fut baptisé à Sainte-Gudule le 29 juin 1661, et eut comme parrain l'illustre jurisconsulte Pierre Stockmans, conseiller de Brabant, et comme marraine Damoiselle Marie de Smet.
Le sculpteur Pierre van Dievoet épousa en l'église de Saint-Jacques-sur-Caudenberg à Bruxelles, le 19 juin 1697, Dorothée DE WITTE, fille de Jean-Charles de Witte et de Dorothée Buys issue du lignage SWEERTS, un des Sept Lignages de Bruxelles. Jean-Charles de Witte était originaire d’Anvers et il ne faut pas confondre sa famille avec une famille de Witte originaire de Strijtem qui étaient brasseurs.

Pierre van Dievoet mourut à Bruxelles en son domicile, la maison du Marché aux Herbes appelée « l'Aisguière d'Or », le 2 mars 1729. Il n'eut point d'enfants.

4) Jean-Baptiste van Dievoet, qui suit sub II (son testament . N.G.B. n° 1164 du 22 juin 1746 notaire Henri Haberrnan, et son codicille - notaire Haberman acte 74 du 4 déc. 1742 n° 3160. Autre codicille, ibid. 11 juin 1748. L'inventaire de ses biens not. Jacques de Heuck n°6918, acte du 21 avril 1751 et n° 6918 du 20 juillet 1751).
5) Nicolas van Dievoet, bourgeois de la ville de Bruxelles, négociant en vins, doyen de la corporation des marchands de vin, Nation Saint- Jacques, en 1711, fut baptisé à Sainte-Gudule le 7 mai 1669 (ss. Nicolas van der Borcht et Godelieve Zeevaert), épousa à Sainte-Gudule, à Bruxelles, le 25 avril 1700, (tt. Pierre van Dievoet et Henri de Nayere), Anne DE SMET de la paroisse Sainte-Gudule, fille de Charles de Smet et de Catherine Aertssens la fille de Sieur Léonard Aertssens et de Damoiselle Marie Mertens (cfr. N.G.B. notaire Henri Catoir, n° 9915, acte 88, 19 et 22 octobre 1740). Ils eurent Jean- Baptiste van Dievoet-fils-Nicolas; Henry van Dievoet et Anne- Marie van Dievoet qui épousa Sieur Maximilien Clément. (Inventaire des biens de Nicolas van Dievoet : A.G.R. notaire Rasch no 3399, acte 8).
  • II) Jean-Baptiste VAN DIEVOET, fils de Gilles et de Gertrude Zeevaert, bourgeois de la ville de Bruxelles, et négociant en vins. Il naquit à Bruxelles, reçut le baptême à Sainte-Gudule le 6 mars 1663 (ss. Jean Zeevaert et Marie van der Vinnen) et
mourut dans sa ville natale le 4 avril 1751 au Marché au Fromage dans la grande et belle demeure appelée « Den Draeck » (Le Dragon) qu'il y avait fait édifier en 1709. Les funérailles avec service à seize prêtres, eurent lieu en l'église des Récollets, où il fut enterré dans la tombe familiale située devant l'autel de Saint-François. Il avait épousé à Bruxelles à Saint- Jacques-sur-Caudenberg, le 7 juin 1696, Anne VAN DER BORCHT fille de Jacques et de Dorothée de Witte (épouse en secondes noces du sculpteur Pierre van Dievoet), petite fille de François van der Borcht et de Petronille Paridaens, arrière-petite-fille de Laurent van der Borcht et de Marie Orlucx, arrière-arrière-petite-fille de Gilles van der Borcht demeurant à Schaerbeek et de Barbara Bovens. Anne van der Borcht par sa mère Dorothée de Witte épouse en secondes noces du sculpteur Pierre van Dievoet frère de Jean-Baptiste, est issue du lignage patricien des Sweerts un des sept Lignages de Bruxelles. Anne van der Borcht est la sœur de Jean-Charles van der Borcht, conseiller et maître général des monnaies de Sa Majesté Impériale et Catholique ainsi que de Petrus van der Borcht, poète néolatin.

Anne van der Borcht mourut le 26 septembre 1708 et fut enterrée dans le caveau dans l'église des Récollets. Jean-Baptiste van Dievoet épousa en secondes noces à Sainte-Gudule, le 16 novembre 1709 (tt. N. van Dievoet et N. van Volxem) Suzanne VAN DER BIERSTRAETE dont il n'eut point d'enfants, veuve de Jean-Baptiste Segers, décédée le 16 décembre 1732.

Jean-Baptiste van Dievoet et Anne van der Borcht procréèrent neuf enfants, tous nés à Bruxelles et baptisés à Sainte-Gudule ; parmi lesquels Jean-Baptiste van Dievoet époux d'Élisabeth van der Meulen, Pierre van Dievoet, vice-pléban et secrétaire du chapitre d'Anderlecht et Pierre Jacques Joseph van Dievoet, chanoine audit chapitre (leur tombe est toujours visible en la collégiale Saint- Pierre et est signalée par J. de Borchgrave d'Altena, Notes pour servir à l'inventaire des œuvres d'art du Brabant, Bruxelles, 1947, p. 9). (Bibliothèque royale de Belgique, ms. G. 1613) :

La descendance de Jean-Baptiste van Dievoet, frère du sculpteur,a été publiée en 1969 dans le n° 40 de la revue Les lignages de Bruxelles.

Nous donnons ici la transcription de la tombe des familles van der Borcht et van Dievoet. Cette tombe était située dans l'église des Récollets en face de l'autel de Saint-François.

D.O.M.
MONUMENTUM
JACOBI VAN DER BORCHT
ET
DOROTHEAE DE WITTE
SVAE VXORIS
NEC NON
JOANNIS BAPTISTAE
VAN DIEVOET
ET
ANNAE VAN DER BORCHT
CONJUGUM
AC POSTERORUM
R.I.P.
Les armoiries du sculpteur Pierre van Dievoet nous ont également été conservées, elles figurent à la Bibliothèque Royale, dans l'Armorial de la Gilde Drapière (ms. G. 123).



  1. Edmond Marchal, Mémoire sur la sculpture aux Pays-Bas pendant les XVIIe et XVIIIe siècles, Bruxelles, 1877, pp. 12 et 190.
  2. Lawrence. Dyvoet. statuarys (Notes Books, 1, 82.), ainsi que : Laurens a statuary of Mechlin... Deivot a statuary of Brussels both these artists were in England and assisted Mr. Gibbons in statuary works in K. Charles 2d. and K. James 2d. time, they left England in the troubles of the Revolution and retird to their own country (ibid. IV, 50).
  3. Dievot of Brussels and Laurens of Mechlin... Vertue says they modelled and cast the statue I have mentioned in the privy-garden (George Vertue, Anecdotes of painting in England, Londres, 1765, vol. III, p. 91, édité par le célèbre Horace Walpole). Pour David Green, dans son Grinling Gibbons, his work as carver and statuary (Londres, 1964), un certain Smooke assure à Vertue que cette statue de Jacques II was modelled and made by Laurence and Devoot (sic).
  4. Margaret Whinney, Sculpture in Britain, 1530 to 1830, Londres, 1964, p. 55.
  5. Dictionnary of National Biography, vol. VII, p. 1140.
  6. Voir P. E. Claessens et J. Cuypers, « Quand Bruxelles ravagée renaît plus belle sous les ailes de l'Archange : le sculpteur Pierre van Dievoet, son œuvre et sa famille » dans l'Intermédiaire des généalogistes, n° 121, Bruxelles, 1966, p. 40. Voir également dans R. Gunnis, sub verbo Vandermeulen, Laurens.
  7. Walpole Society, Vertue, vol. I, p. 106, cité par Gunnis. Voir aussi, Anecdotes of painting, 1765 : « they both - Van Dievoet and Laurens - retired to their own country on the Révolution ».
  8. Notes Books, I, p. 61.
  9. Bimbenet-Privat, Les orfèvres et l'orfèvrerie de Paris au XVIIe siècle, sub verbo VANDIVES et VANDIVOUT.
  10. Edmond Marchal, La sculpture et les chefs-d'œuvres de l'orfèvrerie belge, Bruxelles, 1895, p. 583 note. Ce rapport est publié en partie par Pieter D'Hondt, L'Académie royale, notice historique, p. 21.
  11. Il ne s'agit pas de Saint Boniface comme l'a cru Des Marez ! Cette statue est identifiée comme étant bien saint Hommebon et non pas saint Boniface dans le dossier iconographique la concernant classé à l'Institut royal du Patrimoine artistique. Voir photothèque du patrimoine artistique à la fiche Pierre van Dievoet.
  12. Voir « Généalogie de Brou(x) », dans l'Intermédiaire des généalogistes, n° 122, 1966, p. 88, et Annuaire de la noblesse belge, 1875, p. 70.


  • — « La généalogie et l'héraldique au service de l'histoire de l'art » (nom du sculpteur Pierre van Dievoet dans une liste d'artistes), dans L'Intermédiaire des généalogistes, n° 137, Bruxelles, 1968.
  • — « Généalogie de Brou (x) », dans L'Intermédiaire des généalogistes, n° 122, Bruxelles, 1966, p. 88.
  • La Grand'Place de Bruxelles, illustrations de Van Gucht, Bruxelles, galerie Ex-Libris, s.d., n° 10.
  • Philippe Baert, Mémoires sur les sculpteurs et architectes des Pays-Bas, publié par Mr. le baron de Reiffenberg, Bruxelles, 1848, p. 117.
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  • Liste des familles belges par ancienneté
  • Famille Van Dievoet dit Vandive


Les bas-reliefs de l' Agneau Blanc à Bruxelles, sculptés par Pierre van Dievoet