Biographie de René Magritte

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René François Ghislain Magritte, né le 21 novembre 1898 à Lessines[1] en Belgique, dans le Hainaut, et mort à Bruxelles le 15 août 1967, est un peintre surréaliste belge.



René Magritte est le fils de Léopold Magritte, tailleur, et de Adeline[2] Bertinchamp, modiste. La famille s'installe en 1900 à Gilly où naissent ses deux frères Raymond (1900-1970) et Paul (1902-1975). En 1910 ses parents s'installent à Châtelet où il suit un cours de peinture.[3] Leurs affaires marchant mal, son enfance se passe en déménagements constants. En 1912 sa mère se suicide par noyade dans la Sambre.[4] Magritte et ses deux frères habitent l'année suivante à Charleroi avec leur père qui confie leur éducation à des gouvernantes.[5] Il fait ses études à l'athénée de la ville et se passionne alors pour les films de Fantômas, lit Stevenson, Edgar Allan Poe, Maurice Leblanc et Gaston Leroux. Lors de la foire de Charleroi, il rencontre en 1913 une fille de treize ans, Georgette Berger, dont le père est boucher à Marcinelle. Ils se rencontrent régulièrement sur le chemin de l'école. Les premières œuvres de Magritte, de style impressionniste datent de 1915.

De 1916 à 1918 Magritte fréquente l’Académie royale des beaux-arts de Bruxelles où il suit les cours de Van Damme, Sylva, Ghisbert Combaz et le symboliste Constant Montald. La famille installée à Bruxelles, il travaille en 1919 et 1920 dans l'atelier de Pierre-Louis Flouquet qui lui fait découvrir le cubisme et le futurisme. Avec Flouquet et les frères Pierre et Victor Bourgeois, il collabore à la revue Au volant que dirige Pierre Bourgeois. Des toiles de Magritte et Flouquet sont exposées en janvier 1920 au Centre d'art de Bruxelles. Le même mois Magritte rencontre E. L. T. Mesens, engagé comme professeur de piano pour son frère Paul. Après avoir fait en 1921 et 1922 son service militaire au camp de Beverloo, près de Leopoldsburg, puis au ministère de la guerre à Anvers, il épouse en juin 1922 Georgette Berger qu'il a retrouvée par hasard au Jardin botanique de Bruxelles en 1920 et travaille comme dessinateur, avec le peintre Victor Sercranckc, dans l'usine de papier peint Peeters-Lacroix.

En 1924 Magritte rencontre Camille Goemans et Marcel Lecomte qui l’introduisent dans le milieu dada. Il doit alors à Lecomte, ou selon Scutenaire à Mesens, sa plus grande émotion artistique : la découverte d’une reproduction du Chant d’amour de Giorgio De Chirico (1914)[6]. « Mes yeux ont vu la pensée pour la première fois » écrira-t-il en se souvenant de cette révélation. En octobre Magritte et Mesens projettent de lancer, avec Goemans et Lecomte, une nouvelle revue, Période, coulée dès avant sa naissance par un tract lancé par Paul Nougé puis fondent en mars 1925 la revue Œsophage (un seul numéro).

Le rapprochement du groupe de Correspondance, qui réunit dès 1924 Nougé, Goemans et Lecomte, avec Mesens et Magritte, leur confection d'un tract commun en septembre 1926 contre Jean Cocteau, auquel s'associe le musicien André Souris, leur participation commune en 1927 au dernier numéro de la revue Marie créée par Mesens en juin 1926, marquent l'ébauche de la constitution du groupe surréaliste de Bruxelles, que rejoint en juillet Louis Scutenaire et Irène Hamoir. Le groupe se trouvera réuni en janvier 1928 pour la première grande exposition de Magritte à la galerie L'Époque dirigée par Mesens, dont la préface de Nougé est contresignée par Goemans, Lecomte, Mesens, Scutenaire et Souris. Magritte peint dès 1926 Le Jockey perdu, l'une de ses premières toiles surréalistes (exposée en avril 1927 à la galerie Le Centaure) et réalise plusieurs projets publicitaires pour la maison de couture Norine van Hecke, en 1927 illustre pour la maison Muller et Samuel le catalogue des fourrures pour 1928 (le Catalogue Samuel), édité avec des textes de Nougé.

En août 1927, Magritte quitte la Belgique et séjourne au Perreux-sur-Marne, (Val-de-Marne) jusqu'en juillet 1930. Il rencontre les surréalistes (André Breton, Paul Éluard, Max Ernst, Salvador Dalí), participe à leurs activités et expose à la galerie Goemans. Il publie en 1929 Le Sens propre, suite de cinq tracts reproduisant chacun l'un de ses tableaux avec un poème de Goemans, et Les Mots et les images dans La révolution surréaliste. Durant l'été il rend visite à Dali à Cadaqués où il retrouve Éluard et Gala. Il rentre à Bruxelles en 1930 et y présente en 1931 une exposition organisée par Mesens, avec une préface de Nougé. Il adhère l'année suivante au Parti communiste belge et rencontre Paul Colinet. Entre 1931 et 1936, il participe à une petite entreprise de publicité[7], une activité alimentaire qu’il n'exerce certainement pas par vocation et qui s’est étendue sporadiquement entre 1918 et 1965.

Magritte expose en 1933 au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles et dessine en 1934 Le Viol pour la couverture de Qu'est-ce que le surréalisme ? d'André Breton. Il réalise en 1936 sa première exposition à New York, à la galerie Julien Levy, fait la connaissance l'année suivante de Marcel Mariën et séjourne à Londres où il expose en 1938 à la London gallery de Mesens. Après avoir dirigé de février à avril 1940 avec Ubac la revue L'Invention collective (deux numéros), Magritte, après l'invasion allemande, le 19 mai 1940, de la Belgique, quitte Bruxelles, séjourne trois mois à Carcassonne, où le rejoignent Scutenaire, Irène Hamoir, Raoul et Agui Ubac, puis rentre à Bruxelles.

De 1943 à 1945 Magritte utilise la technique des impressionnistes durant sa période du surréalisme en plein soleil ou période Renoir. En 1943 Les Images défendues de Nougé et Magritte de Mariën, en 1947 René Magritte de Scutenaire, constituent les premiers ouvrages qui lui sont consacrés. En mars 1948 il peint en six semaines une quarantaine de tableaux et de gouaches aux tons criards (période vache) destinées, en un acte typiquement surréaliste, à dérouter les marchands parisiens et scandaliser le bon goût français, qui sont exposées à la galerie du Faubourg et préfacées par Scutenaire (Les pieds dans le plat)[8]. Irène Hamoir léguera bon nombre de ces œuvres au Musée de Bruxelles.

De 1952 à 1956 Magritte dirige la revue La Carte d'après nature, présentée sous forme de carte postale. Il réalise en 1952 et 1953 Le Domaine enchanté, huit panneaux pour la décoration murale du casino de Knokke-le-Zoute, en 1957 La Fée ignorante pour le Palais des Beaux-Arts de Charleroi et en 1961 Les Barricades mystérieuses pour le Palais des congrès de Bruxelles. Une première exposition rétrospective de son œuvre est organisée en 1954 par Mesens au Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Le succès de Magritte vient lentement grâce au marchand Iolas, à partir de 1957, et à l’Amérique. En avril 1965 il part pour Ischia en Italie pour améliorer sa santé et passe par Rome, en décembre se rend pour la première fois aux États-Unis à l'occasion d'une exposition rétrospective au MOMA, présentée par la suite à Chicago, Berkeley et Pasadena. En juin 1966 et juin 1967 les Magritte passent avec Scutenaire et Irène Hamoir des vacances en Italie. Le 4 août une nouvelle rétrospective ouvre au Musée Boijmans Van Beuningen de Rotterdam. Magritte meurt chez lui le 15 août d’un cancer[9] à soixante-neuf ans. Il est enterré aux côtés de son épouse au cimetière communal de Schaerbeek. Sa sépulture fait l’objet d’une procédure de classement comme monument et site.



« Une caisse auprès de son berceau, la récupération d’un ballon de navigation échoué sur le toit de la maison familiale, la vision d’un artiste peintre peignant dans le cimetière où il jouait avec une petite fille[10]... trois souvenirs d'enfance que l'artiste gardera toute sa vie», résume une biographie de Magritte[11].

Ses peintures jouent souvent sur le décalage entre un objet et sa représentation. Par exemple, un de ses tableaux les plus célèbres est une image de pipe sous laquelle figure le texte « Ceci n’est pas une pipe » (La Trahison des images, 1928-29). Il s’agit en fait de considérer l’objet comme une réalité concrète et non pas en fonction d’un terme à la fois abstrait et arbitraire. Pour expliquer ce qu’il a voulu représenter à travers cette œuvre, Magritte a déclaré ceci : « La fameuse pipe, me l’a-t-on assez reprochée ! Et pourtant, pouvez-vous la bourrer ma pipe ? Non, n’est-ce pas, elle n’est qu’une représentation. Donc si j’avais écrit sous mon tableau « ceci est une pipe », j’aurais menti ! »

La peinture de Magritte s’interroge sur sa propre nature, et sur l’action du peintre sur l’image. La peinture n’est jamais une représentation d’un objet réel, mais l’action de la pensée du peintre sur cet objet. Magritte réduisait la réalité à une pensée abstraite rendue en des formules que lui dictait son penchant pour le mystère : « je veille, dans la mesure du possible, à ne faire que des peintures qui suscitent le mystère avec la précision et l’enchantement nécessaire à la vie des idées », déclara-t-il. Son mode de représentation, qui apparaît volontairement neutre, académique, voire scolaire, met en évidence un puissant travail de déconstruction des rapports que les choses entretiennent dans la réalité. Magritte excelle dans la représentation des images mentales. Pour Magritte, la réalité visible doit être approchée de façon objectale. Il possède un talent décoratif qui se manifeste dans l’agencement géométrique de la représentation. L’élément essentiel chez Magritte, c’est son dégoût inné de la peinture plastique, lyrique, picturale. Magritte souhaitait liquider tout ce qui était conventionnel. « L’art de la peinture ne peut vraiment se borner qu’à décrire une idée qui montre une certaine ressemblance avec le visible que nous offre le monde » déclara-t-il. Pour lui, la réalité ne doit certainement pas être approchée sous l’angle du symbole. Parmi les tableaux les plus représentatifs de cette idée, La Clairvoyance (1936) nous montre un peintre dont le modèle est un œuf posé sur une table. Sur la toile, le peintre dessine un oiseau aux ailes déployées.

Un autre tableau, La Reproduction interdite (1937) montre un homme de dos regardant un miroir, qui ne reflète pas le visage de l’homme mais son dos. De la même manière, la peinture n’est pas un miroir de la réalité.

Peintre de la métaphysique et du surréel, Magritte a traité les évidences avec un humour corrosif, façon de saper le fondement des choses et l’esprit de sérieux. Il s’est glissé entre les choses et leur représentation, les images et les mots. Au lieu d’inventer des techniques, il a préféré aller au fond des choses, user de la peinture qui devient l’instrument d’une connaissance inséparable du mystère. « Magritte est un grand peintre, Magritte n'est pas un peintre », écrivait dès 1947 Scutenaire [12].





Dans le legs « Irène Scutenaire-Hamoir », dont Tom Gutt est l’exécuteur testamentaire, au Musée royal d’art moderne à Bruxelles (Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique) figurent les nombreuses œuvres du peintre (plus d’une vingtaine de peintures, d’une vingtaine de gouaches, d’une quarantaine de dessins, etc.) qui étaient aux murs de leur maison de la rue de la Luzerne, notamment: Portrait de Nougé, 1927; La Voleuse, 1927; Découverte, 1927; Personnage méditant sur la folie, 1928; Portrait d’Irène Hamoir, 1936; La Lecture défendue, 1936; Bel Canto, 1938; Les Grandes espérances, 1940; La Cinquième saison, 1943; Le Sourire, 1943; La Moisson, 1943; La Bonne fortune, 1945; Les Rencontres naturelles, 1945; Les Mille et une nuits, 1946; L’Intelligence, 1946; Le Lyrisme, 1947; Lola de Valence, 1948 (dont les images sont visibles sur le site des Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique [2]).



  • En 1946 Marcel Mariën et Magritte éditent une série de prospectus et tracts mystificateurs et subversifs, L'imbécile, L'emmerdeur et L'enculeur, ces deux derniers saisis par la poste[13].
  • En 1953 Irène Hamoir publie Boulevard Jacqmain, roman écrit avant 1939 dans lequel les membres du groupe surréaliste belge apparaissent sous des surnoms, Nouguier pour Paul Nougé, Gritto pour René Magritte, Maître Bridge pour Scutenaire, Edouard Massens pour E. L. T. Mesens, Bergère pour Georgette Magritte, Marquis pour Paul Magritte, Sourire pour André Souris, Monsieur Marcel pour Lecomte, Evrard pour Geert Van Bruane, Crépue pour elle-même[14].
  • En juin 1962 Mariën confectionne contre Magritte le tract apocryphe Grande baisse, illustré d'un billet de cent francs à l'effigie du peintre, qui présente un barême définitif de ses œuvres à des prix dérisoires et mystifie jusqu'à André Breton[15].
  • C'est « moins dans les musées et les salles d'exposition que l'on peut voir aujourd'hui la « postérité » de Magritte que dans les rues, par de grandes affiches publicitaires ou politiques, dans les librairies, par un nombre croissant de livres dont les couvertures reproduisent ses tableaux et de magazines dont les publicités utilisent ses procédés, chez les disquaires par les pochettes de disques», écrit Georges Roque en 1983 dans son ouvrage Ceci n'est pas un Magritte, Essai sur Magritte et la publicité (Paris, Flammarion, p. 13). Après avoir présenté les travaux publicitaires réalisés par Magritte lui-même, l'auteur analyse les procédés qu'utilise sa peinture. Dans la dernière partie de son étude Georges Roque montre à l'aide de nombreux documents l'énorme impact de l'œuvre de Magritte, détournée ou plagiée par les publicitaires, qui n'en retiennent que l'apparence.
  • Georgette Magritte a fait Charly Herscovici héritier des droits de reproduction des œuvres de Magritte. Il est président de la Fondation Magritte créée à Bruxelles en 1998.
  • René Magritte était 9e dans la version francophone de l’élection du « Plus grand Belge » en 2005. Dans la version flamande, il était 18e.


 : source utilisée pour la rédaction de cet article



  • René Magritte, Manifestes et autres écrits, avertissement de Marcel Mariën, Les Lèvres Nues, Bruxelles, 1972, 192 p.
  • Quatre-Vingt-Deux Lettres de René Magritte à Mirabelle Dors et Maurice Rapin, avec des lettres de Noël Arnaud et Georgette Magritte, Paris, 1976.
  • René Magritte, Écrits complets (édition établie et annotée par André Blavier, Flammarion, Paris, 1979, 766 p. (ISBN 208064128X).
  • René Magritte, Les Mots et les images, choix d’écrits, Labor, Bruxelles, 2000.


  • Xavier Canonne, Le Surréalisme en Belgique, 1924-2000, Fonds Mercator, Bruxelles, 2006 (ISBN 90-6153-659-6); Actes Sud, Paris, 2007, 352 pages (ISBN 9782742772094)
  • Suzi Gablik, Magritte, Cosmos monographies, Bruxelles, 1978 (traduction de l’anglais, Thames and Hudson, Londres, 1970
  • Marcel Mariën, L’activité surréaliste en Belgique (1924-1950), Bruxelles, Lebeerr-Hossmann, 1979 (510 p.).
  • Jacques Meuris, René Magritte, Taschen, Köln, 1990, 222 pages, (ISBN 382280150157)
  • Bernard Noël, Magritte, Flammarion, Paris, 1977, 96 pages
  • Louis Scutenaire, Avec Magritte, Bruxelles, Lebeer-Hossmann, 1977, 180 p.
  • Harry Torczyner, Magritte, Le véritable art de peindre, Draeger, Paris, 1978, 144 p.
  • Harry Torczyner, René Magritte, signes et images, Drager-Vilo, Paris, 1988, 272 p. (ISBN 2851190121).
  • David Sylvester, Magritte, Flammarion, 1992, catalogue raisonné en deux volumes.
  • Patrick Waldberg, René Magritte, suivi d’une bibliographie générale par André Blavier, André de Rache éditeur, Bruxelles, 1965, 358 pages
  • Irène, Scut, Magritte & C°, Bruxelles, Musée Royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1996.
  • Magritte dans les collections privées, rétrospective, textes de Harry Torczyner, Louis Scutenaire, Evelyne Kornélis, Anne Deknop, E. L. T. Mesens et nombreux témoignages, Galerie Isy Brachot, Bruxelles, 1988, 238 pages
  • Le Mouvement surréaliste à Bruxelles et en Wallonie (1924-1947), Paris, Centre Culturel Wallonie Bruxelles, 1988
  • Numéro René Magritte, (nombreux textes, notamment de E. L. T. Mesens, Louis Scutenaire, Paul Colinet, Camille Goemans, Paul Nougé, Marcel Mariën, André Breton, Paul Éluard, Jacques Prévert, Max Ernst, Jean Arp, Philippe Soupault, Irène Hamoir, Raoul Ubac, Marcel Lecomte, Man Ray), L’Art belge, Bruxelles, janvier 1968 90 pages
  • René Magritte, textes de Camille Goemans, Marcel Mariën, Philippe Junod, Fondation de l’Hermitage, Lausanne, 1987, 236 pages
  • René Magritte et le surréalisme en Belgique, textes de « Elle et lui » [Irène Hamoir et Louis Scutenaire], Marcel Mariën, Marc Dachy et Philippe Roberts-Jones, Bruxelles, Musées royaux des Beaux-Arts de Belgique, 1982, 324 p.
  • René Magritte, la période « vache », « Les pieds dans le plat » avec Louis Scutenaire, Marseille, Musée Cantini, 1992, 168 p. (ISBN 2711825914).
  • Rétrospective Magritte, textes de Louis Scutenaire, Jean Clair et David Sylvester, Bruxelles, Palais des Beaux-Arts, 1978 et Paris, Musée National d’Art Moderne, Centre Georges Pompidou, 1979, 300 p.


  • Luc de Heusch, Magritte ou la leçon de choses, avec la participation de Magritte, Camille Goemans, Marcel Lecomte, Louis Scutenaire et Irène Hamoir, 1960, 20 minutes


  1. Au 10, rue de la Station. Alain Cueff dans "Beaux Arts Magazine" n°104, septembre 1992, page 54
  2. Régina selon Harry Torczyner, René Magritte, signes et images, Paris, Draeger Vilo, 1988, biographie, p. 256
  3. Dans ce cours, ouvert chaque dimanche matin, où l'on apprend la pyrogravure et la décoration de porte-parapluies, le jeune Magritte passe pour un « prodige ». Des témoins de cette époque ont parlé d'un dessin de 1911 représentant « des chevaux sortant affolés d'une écurie en feu ». Le père de Magritte l'aurait détruit quelques années plus tard. Meuris, p. 20
  4. On a rapporté que les enfants partis à la recherche de leur mère, découvrirent son cadavre, pratiquement nu, à l'exception d'une chemise, trempée et collante, retroussée au point de masquer le visage. Cet événement ne fut jamais confirmé et Magritte éluda toujours les questions à ce sujet, même avec ses amis les plus intimes Louis Scutenaire et Irène Hamoir. Meuris, p. 12
  5. Meuris, p. 12
  6. « C'est Édouard - et nul autre que lui - qui montre à René Magritte la reproduction d'une toile de Chirico, Le chant d'amour, une œuvre qui enthousiasma le jeune peintre au point qu'il faut y voir le détonateur de l'explosion magritienne » (Louis Scutenaire, Mon ami Mesens, Bruxelles, 1972 p. 31). cf. Le Chant d'amour, MOMA, New York, [1]
  7. Affiche pour les chocolats Tonny’s
  8. Xavier Canonne, Le surréalisme en Belgique, 1924-2000, Actes Sud, Paris, 2007, p. 66-68. Xavier Canonne ajoute que devant l'incompréhension, « Paul Éluard excepté », Magritte « pour faire plaisir à son épouse » revient à sa manière d'antan, même s'il se promet, dans une lettre à Scutenaire du 7 juin 1948 de trouver « le moyen d'y glisser de temps à autre une bonne grosse incongrue. Et cela n'empêchera pas les publications pour nous amuser. Cela ce sera du travail hors des heures d'atelier pour moi comme c'est hors des heures de bureau pour Scut. »
  9. Des suites d'une jaunisse selon Alain Cueff dans "Beaux Arts Magazine" n°104, septembre 1992, page 54
  10. « Dans mon enfance, j’aimais jouer avec une petite fille, dans le vieux cimetière désaffecté d’une petite ville de province. Nous visitions les caveaux souterrains dont nous pouvions soulever les lourdes portes de fer et nous remontions à la lumière, où un artiste peintre, venu de la capitale, peignait dans une allée du cimetière, très pittoresque avec ses colonnes de pierres brisées jonchant les feuilles mortes. L’art de peindre me paraissait alors vaguement magique et le peintre doué de pouvoirs supérieurs. » (Magritte, Conférence, 1938).
  11. Patrick Waldberg, Magritte, peintures, L'autre musée, Paris, 1983, p. 19.
  12. Louis Scutenaire, Avec Magritte, Bruxelles, Lebeer-Hossmann, 1977, p.5 [recueil de la plupart des nombreux textes, de 1947 à 1976, de Scutenaire sur Magritte].
  13. René Magritte, Écrits complets, édition établie et annotée par André Blanvier, Flammarion, 1979 : les trois tracts sont reproduits sous le numéro 54 aux pages 159-161. Blavier ajoute en note : « Mariën dit que Magritte est l'auteur unique » du premier tract, « tandis que lui-même collabora » aux deux autres. cf aussi Xavier Canonne, Le surréalisme en Belgique, 1924-2000, Actes Sud, Paris, 2007 : tracts reproduits p. 48
  14. Irène Hamoir, Boulevard Jacqmain, Bruxelles, Éditions des Artistes, 1953; Bruxelles, Didier Devillez Éditeur, 1996.
  15. Xavier Canonne, Le surréalisme en Belgique, 1924-2000, Actes Sud, Paris, 2007, p. 195. Xavier Canonne ajoute à la page suivante que, par « un clin d'oeil involontaire », « le dernier billet à être imprimé par la Banque nationale de Belgique avant le passage à l'euro fut consacré à René Magritte, par une coupure d'une valeur de 500 francs. »




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