Biographie de Robert Jospin

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L'automobiliste idéal arrive. A l'allure d'un piéton fatigué...
Le Figaro
--Tant que les autorités civiles auront aussi peur du mot retraite que les autorités militaires, on ne réglera pas le dossier que Lionel Jospin avait laissé ...




Tous des "imprudents coupables", par Alain Genestar
Le Monde
Robert Capa raconte, dans son livre Juste un peu flou (Delpire, 2003), sa peur sur cette plage de Normandie, Easy Red, ce 6 juin 1944 au petit matin. ...




Nord Eclair.fr

Contre la menace Bocquet, Percheron joue la carte Robert Hue
Nord Eclair.fr
Vendredi, Lionel Jospin ; hier, Robert Hue. Alors qu'Alain Bocquet mise sur le label « gauche authentique certifiée », Daniel Percheron, lui, ...
24HEURESLa Voix du Nord

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Robert, la mémoire vivante
La Voix du Nord
PENSEZ-Y Lionel Jospin au meeting socialisteL'ancien Premier ministre sera à la salle Jean-Nohain vendredi soir, où se déroulera le meeting des socialistes ...




Midi Libre

Régionales Des candidats qui ne croient pas vraiment aux sondages
Midi Libre
Raymond Couderc (UMP) : « Si je ne me trompe pas, en 1995, Balladur devait être élu, en 2002, on devait avoir un second tour Chirac-Jospin, en 2001, ...

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Liste Vergoz : liste de cumulards !
Zinfos 974
Mais il a oublié un certain Lionel Jospin qui était sûr de lui d'être élu Président de la République et c'est retrouvé éliminé au 1er tour en 2002. le plus ...




Marianne2.fr

Vel d'Hiv: Copé tacle Badinter en refaisant l'histoire
Marianne2.fr
La caméra s'attarde alors sur le visage de Robert Badinter qui, laissant éclater sa colère et son émotion, prononce des paroles extrêmement dures contre les ...

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nouvelobs.com

50 ans de campagnes... et de "coups tordus"
nouvelobs.com
Seulement cinq jours après l'attentat de l'Observatoire, le 21 octobre, l'hebdomadaire d'extrême-droite Rivarol publie le témoignage de Robert Pesquet, ...

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Pauvres affiches de campagne
MediaPart
Bientôt, on trouvera peut-être du Jospin 2002. Et on se demande pourquoi personne ne vote. Mais franchement, tout ça n'est pas très inspirant. ...




Novopress

Requiem et grands remords, par Eric Zemmour
Novopress
... Robert Jospin fut nommé au conseil municipal de Meudon par le pouvoir vichyssois ; il fut radié de la SFIO à la Libération, qu'il ne réintégra qu'en ...


Robert Jospin est un militant et un homme politique français, né le 9 juin 1899, à Saint-Quentin dans l'Aisne et décédé le 9 mai 1990.

Il est le père de Lionel Jospin, ancien Premier ministre français, et de Noëlle Châtelet, écrivain.



Tenté un temps par le pastorat protestant, il a préféré l'enseignement. Il n'a pas achevé ses études à la faculté théologique protestante de Paris, mais il est devenu, avant la guerre, le secrétaire général adjoint des Unions chrétiennes de jeunes gens, une organisation de jeunesse protestante. De sa rencontre avec Victor Méric et Roger Monclin dans les années 1920, naîtra sa collaboration à la presse libertaire : « La Patrie humaine », « Le Réfractaire », « Le Libertaire », etc.



Quatre ans après le congrès de Tours, en 1924, cet anticommuniste viscéral a aussi adhéré à la SFIO. Une SFIO où, après avoir débuté dans le courant le plus à gauche, il se rapproche du courant pacifiste des « Paul-Fauristes ». Dans les années 1930, il devient un des dirigeants de la « Ligue des combattants de la paix », la plus intégriste des organisations pacifistes. Elle n'a qu'un mot d'ordre : « Non à toutes les guerres ». Il est candidat aux législatives dans l’Indre en 1936. En 1939, il devient, à quarante ans, secrétaire général de la Ligue des combattants de la paix, il multiplie les articles dans La patrie humaine, qui déclare « la guerre à la guerre ».



Lors de la Seconde Guerre mondiale, Robert Jospin réside en zone occupée. Il est dans l'étroite mouvance de la « Ligue de la pensée française », une organisation néopacifiste présidée par René Chateau, qui fonctionne avec l'autorisation des services allemands. Cette « ligue » ne défend pas une idéologie fasciste, mais avec la participation de dirigeants du « Rassemblement national populaire » de Marcel Déat, elle soutient sans trop d'ambiguïté la politique de Pierre Laval, qui a toujours pris soin de se ménager quelques appuis parmi les anciens socialistes pacifistes dans ses combats contre l'amiral Darlan et contre l'entourage maurrassien du Maréchal Pétain. En 1942, il subit une courte arrestation pour avoir aidé des résistants. En avril 1944, les stratèges de l'ambassade d'Allemagne à Paris décident de lancer une nouvelle publication, Germinal, destinée à fédérer certains « collaborateurs de gauche ». Financé par le trust allemand Hibberlen, qui édite déjà La France au travail, L'Œuvre, et les Nouveaux Temps. Le premier numéro de Germinal apparaît dans les kiosques le 28 avril 1944. Sous son titre, ce bandeau : « Hebdomadaire de la pensée socialiste française ». Tous les rédacteurs sollicités ou presque sont des enseignants et d'anciens membres de la SFIO passés par le pacifisme. Parmi eux : Robert Jospin, Claude Jamet, ancien secrétaire fédéral de la SFIO et ancien professeur, Paul Rives, député socialiste de l'Allier (1932-1942), et le plus connu, Ludovic Zoretti, universitaire, ancien responsable de la CGT et de la SFIO, où il fut l'adversaire acharné de Léon Blum, « le belliciste ». Germinal ne comptera que quinze numéros. Très vite, Robert Jospin s'en éloigne en expliquant dans une lettre à son rédacteur en chef Claude Jamet : « J'ai essayé tout ce dimanche de travailler au papier dont nous avions parlé. Je n'ai pas pu. Je ne crois pas la chose convenable, compte tenu de ce qu'ont été nos erreurs et peut-être nos crimes ». À Meudon, où réside sa famille, le 27 mai 1944, Robert Jospin accepte d'être nommé conseiller municipal par le préfet lavaliste de Seine-et-Oise. Il ne participera qu'à deux réunions de l'équipe municipale, à l'ordre du jour parfaitement anodin, les 29 juin et 12 août. Le 24 août, Meudon est libérée par les FFI, et le maire et ses conseillers sont « épurés » et remplacés par des résistants du comité local de libération.



Quelques semaines après la Libération, les nouveaux dirigeants de la SFIO décident de l'exclusion de Robert Jospin. Il devra attendre dix ans pour avoir le droit d'y militer à nouveau. Il rejoint alors logiquement le Parti socialiste démocratique de Paul Faure, structure d'accueil des socialistes épurés. La guerre du moment est alors celle d'Algérie et, cette fois, Robert Jospin, en opposition avec son fils Lionel, soutient la politique de Guy Mollet. Entre-temps, Robert Jospin a renoué avec les milieux pacifistes et il participe, en 1951, à la fondation d'une revue, La Voix de la paix, laquelle accueille et soutient, plusieurs années durant, l'ancien déporté Paul Rassinier, futur père du négationnisme français. Sa carrière d'enseignant a évolué : il dirige désormais, à la Ferté-sous-Jouarre, une école spécialisée qui s'occupe de la jeunesse délinquante, jusqu'à sa retraite en 1966. En 1965, Robert Jospin, qui n'a jamais renoncé à son idéal pacifiste ni à son anticommunisme, démissionne de la SFIO, après en avoir été un des secrétaires fédéraux, en Seine-et-Marne, quand Guy Mollet est contraint d'appeler à voter François Mitterrand, soutenu par le Parti communiste français. Il rejoindra « l'Union Pacifiste ». Il devient membre du Parti social-démocrate, qui fusionnera en janvier 1985 avec le Parti socialiste démocrate, qui s'intégrera dans l'Union pour la démocratie française (UDF) de Valéry Giscard d'Estaing. Robert Jospin a épousé en premières noces Marie-louise Massat dont il a eu trois enfants, dont Maurice dit Mowgli Jospin (journaliste scientifique sous le nom de Pierre Barrault et tromboniste qui a enregisté avec Claude Luter et Sydney Bechet en 1949-1950). Robert Jospin a épousé en secondes noces Mireille Dandieu, dont il a eu quatre enfants : Olivier Jospin, Agnès Jospin, Lionel Jospin, Noëlle Châtelet (née Noëlle Jospin, épouse de François Châtelet). En 1989, Bernard Baissat a réalisé un film-portrait de 80 minutes sur Robert Jospin.

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