Biographie de Sainte-Croix (écrivain)

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Sainte-Croix (1746-1809), alias le baron Guilherm de Clermont-Lodève, est un écrivain français.

Il naquit à Mormoiron en 1746 et vécut une partie de sa jeunesse avec un oncle à Saint-Domingue d'où il revint en 1762. Il s'attacha surtout à l'étude des anciennes religions, aux traditions mythologiques, et surtout aux doctrines et aux mystères du paganisme. La seconde partie de sa vie ne fut qu'une succession de malheurs. Disgrâcié au moment de la réunion du Comtat Venaissin à la France, il faillit être arrêté par la police papale qui voulait l'enfermer au château Saint-Ange de Rome. Il quitta alors sa région pour s'installer en France. En 1791 il dut fuir à nouveau devant l'armée des brigands d'Avignon. Il fut arrêté en 1792 et là encore échappa de justesse à l'échafaud. Ses 3 enfants furent tués en 1794. Le baron mourut en 1809 après une longue maladie.



  • Mémoires pour servir à l'histoire de la religion secrète des anciens peuples, ou recherches historiques et critiques sur les mystères du Paganisme. Paris, Nyon, 1784. C'est la première version du grand livre de l'auteur. Dansse de Villoison, qui s'était chargé d'en corriger les épreuves, y inséra, sans en avertir l'auteur, plusieurs notes assez ridicules et surtout une dissertation latine de son crû : De triplici Theologia mysteriisque veterum dans laquelle il se permettait des interprétations fort éloignées de celles de Sainte-Croix. Ce dernier n'eut connaissance de ce manque total d'égards qu'au moment de la parution du volume. Son indignation fut partagée par les savants de l'époque. Sainte-Croix forma aussitôt le projet d'une seconde édition, qui ne put paraître de son vivant. Il chargea son exécuteur testamentaire, Simonde Sismondi de publier le livre qui paraîtra en 1817. Il décrit ici les mystères des Grecs, les mystères de Samothrace, les mystères éleusiens, les rites initiatiques, les fêtes d'Éleusis... On trouve une description très détaillée des fêtes de Cérès et des mystères de Bacchus : origine de ce culte, les Orphiques (culte rendu à Bacchus par une confrérie d'hommes), les Dionysies (célébrées à Athènes), Bacchanales ordinaires ou sacrées en Grèce puis à Rome jusqu'à leur interdiction par le Sénatus Consulte ; le culte de Bacchus-Sabasius ; un chapitre compare les cultes d'Osiris et de Bacchus.