Biographie de Salif Keïta (musicien)

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Cheikh Tidiane Seck : le son d'un homme debout Soeuf Elbadawi
Africultures
Salif Keita, Black Eyed Peyes, Zawinul, Hank Jones, Le Rail Band de Bamako, Marque Gilmore ou encore Dee Dee Bridgewater. Mais sur Guerrier, il joue à l'homme-orchestre. Il y compose, à l'exception de deux titres, dont une reprise de Franco en ...




lavenir.net

Une affiche métissée de qualité
lavenir.net
Après avoir conquis la capitale, le groupe partage aujourd'hui l'affiche avec des artistes de renoms tels que Femi Kuti, Youssou N'Dour, Salif Keita, Darra J Familly, Émir Kusturika, Public Enemy, La Jam et bien d'autres. Leurs compositions respirent ...




la Nouvelle République

Imbrahim Maalouf le musicien aux lèvres d'or
la Nouvelle République
Au-delà de ses propres productions, à 32 ans, il présente déjà une discographie impressionnante faite d'une bonne quarantaine de collaborations, avec Matthieu Chédid, Lhasa De Sela, Sting, Salif Keita, Arthur H, Piers Faccini, Juliette Greco et on en ...




Le musicien de Haut du Morne a réalisé son rêve
FranceAntilles.fr Martinique
Depuis il a participé à l'enregistrement de plus de 300 albums et se produit dans le monde entier aux côtés des plus grands : Youssou N'Dour, Alpha Blondy, Touré Kouda, Salif Keita, Enzo Enzo, David Muray, Percy Sledge, mais aussi Kassav', Grammack, ...




MMM ce week-end: Franco Luciani et Môta
LaPresse.ca
Issu du jazz et de la musique contemporaine, le vibraphoniste français David Neerman fait équipe avec le Malien Lansiné Kouyaté, un des plus grands balafonistes de notre temps – il a joué avec Salif Keita, Omar Sosa, etc. Dans la même optique, nous ...




Lutte contre la piraterie des œuvres artistiques et littéraires : – Salif ...
Mali Actualités
Il s'agissait du Directeur général du BUMDA, Andogoly Guindo, du chanteur Salif Kéïta, président de l'Union des Associations des Artistes, des Producteurs et Editeurs du Mali (UAAPREM)et M'Baye Boubacar Diarra, producteur. Le doyen Kardjigué Laïco ...

et plus encore »



viaFrance

Salif Keita, concert
viaFrance
Parce qu'il était descendant lointain du fondateur de l'empire du Mali, son origine lui interdisait de devenir musicien. Le jeune Salif, charmé par les griots, quitte pourtant les rives du fleuve Niger, les champs et le domicile familial pour tenter sa ...




«Tale» de Salif Keita : Une inspiration universelle pour quitter la ...
Mali Actualités
Salif en a révélé l'intention. Mais, la décision sera difficile à prendre. Combiner les rythmes africaines aux mélodies modernes (rock, soul, jazz, raga…) pour faire danser le monde ! C'est le défi relevé par le rossignol de la musique mandingue ...




La Voix du Nord

Salif Keïta, figure de proue d'un Wazlac tourné vers l'Afrique
La Voix du Nord
La salle de la Maison folie, avec ses 700 places, était trop petite, explique Mathieu Bourgasser, chargé de la communication du festival. Lorsque la ville a su que nous souhaitions inviter Salif Keïta, elle a voulu s'impliquer dans cet accueil. » C'est ...




Le Dauphiné Libéré

A LYON, VIENNE ET LA REGION
Le Dauphiné Libéré
Voilà sans doute pourquoi des scènes plus généralistes invitent aujourd'hui des artistes jazzy : Trombone Shorty et Jamie Cullum au festival Musilac à Aix-les-Bains, Keith Jarrett, Salif Keita et Melody Gardot aux Nuits de Fourvière à Lyon. Une ...


Salif Keïta est un chanteur et musicien malien, né à Djoliba le 25 août 1949.



Salif Keïta est né albinos dans une région où les albinos sont mal vus en raison des pouvoirs maléfiques qui leurs sont attribués. Il est descendant en ligne directe du fondateur de l’Empire du Mali, Sundjata Keïta.

Après ses études, il rêve de devenir instituteur mais il est recalé à cause de sa mauvaise vue. Il décide alors de devenir chanteur ce qui va créer un scandale dans sa famille. Traditionnellement, la musique est réservée à la caste des griots, et les Keïta sont une famille de princes. Il est rejeté par sa famille et part à Bamako en 1968. Il intègre le groupe du saxophoniste Tidiani Koné, le « Rail band de Bamako », qui joue tous les soirs au buffet-hôtel de la gare à Bamako, et obtient d’importants succès avec son répertoire composé d’airs traditionnels interprétés de façon moderne.

En 1973, il rejoint un autre groupe, « les Ambassadeurs » qui joue d'abord au motel de Bamako, puis avec lequel il s’installe à Abidjan, en Côte d’Ivoire. En 1978, il y enregistre son premier album Mandjou dans lequel il rend hommage au peuple mandingue.

En 1980, il enregistre aux États-Unis deux disques : Primpin et Tounkan. En 1984, il quitte Abidjan pour revenir à Bamako et retrouver sa famille, notamment son père vieillissant. Il participe cette année au festival de musiques métisses d’Angoulême (France). Il rencontre un succès auprès du public français, et vient s’installer en France à Montreuil d’où il anime de nombreuses fêtes traditionnelles dans la communauté malienne immigrée. L'année suivante, il participe, à la demande de Manu Dibango, à l’enregistrement d’un album collectif Tam tam pour l’Afrique au profit de l’Éthiopie où sévit la famine. En 1986, il enregistre un album, Soro, de blues-rock chanté en malinké. Il participe alors au festival des Francofolies à La Rochelle en 1987, et à un concert organisé à Londres pour le 70ème anniversaire de Nelson Mandela, au côté notamment du sénégalais Youssou N'Dour. Il sort en 1989 son second album en France Ko-Yan où à travers la chanson Nous pas bougé, il aborde les problèmes que rencontrent les immigrés maliens en France. Son troisième album Amen sort en juin 1991.

Son nouvel album Folon de 1995 est dédié aux enfants albinos pour lesquels il a créé une association. À partir de 1996, bien que toujours installé à Montreuil, il ouvre un studio d’enregistrement à Bamako afin d’aider les jeunes musiciens maliens (dont notamment Fantani Touré, Rokia Traoré…). En 1997, il sort un album Sosie composé de titres de chanteurs français (Maxime Le Forestier, Michel Berger, Jacques Higelin ou Serge Gainsbourg) interprétés à la kora ou au balafon. En juin 1999, il sort un nouvel album intitulé Papa où il évoque son père, décédé deux ans plus tôt. En 2001, il ouvre un club couplé à un studio d’enregistrement qui porte le nom de Moffou, nom d’une flûte utilisée par les enfants bergers. En mars 2002, sort un album portant le même nom.

Le 12 décembre 2004, à Johannesburg (Afrique du Sud), il est distingué aux Kora Awards pour l’ensemble de sa carrière.



Salif Keïta est candidat aux élections législatives maliennes de 2007. Il figure en troisième position sur une liste présentée par le Mouvement patriotique pour le renouveau, le Bloc pour la démocratie et l'intégration africaine (BDIA) et le Parti citoyen pour le renouveau (PCR) dans la circonscription de Kati[1]. Il milite actuellement au sein du PCR[2].



  • 1987 : Soro, Island.
  • 1989 : Koyan, Island.
  • 1991 : Amen, Island.
  • 1994 : Intégrale 1969-1980 chez Sonodisc.
  • 1995 : The mansa of Mali...a retrospective, Mango.
  • 1995 : Folon...the past, Mango.
  • 1997 : Sosie, Night & day.
  • 1999 : Papa, Capitol records.
  • 2002 : Moffou, Universal.
  • 2006 : M'Bemba (l'ancêtre), Universal.
Salif Keïta a également écrit les musiques de deux films, Yeelen (1988) de Souleymane Cissé, et L'Enfant lion (1992) de Patrick Grandperret.



  • Pendant la Coupe du Monde 2006, Cauet, l'animateur radio, parodie une de ses chansons, Madan (remixée par Martin Solveig), en hymne pour l'équipe de France : Zidane y va marquer qui fera le tour de la France pendant l'été suivant.


  • "Un disque, c'est comme un enfant. On se fiche qu'il soit beau ou pas. L'important, c'est d'avoir fait ce qu'on voulait faire. On va l'élever et le défendre pour lui donner le chemin de la gloire. Mais déjà, il me plaît, parce que c'est mon enfant. (...) C'est le fruit de l'amour. Et l'amour, partout, perce plus fort que les balles d'un fusil." [3]


  1. Législatives en brèves, Challenger n°363 du 4 juin 2007
  2. Source : Africahit le 8 mars 2007
  3. propos recueillis par François Bensignor, extrait de Mondomix n°12, Sept/Oct 2005, p 25