Biographie de Sergueï Kirov

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Go&Do: Garden Party to benefit AIDS Response-Seacoast, 'Cinderella ...
Seacoastonline.com
... Sergei Radchenko, sought to realize his vision of a company which would bring together the highest classical elements of the great Bolshoi and Kirov ...




Ballet company brings 'Swan Lake' to Charlottesville
Staunton News Leader
The Moscow Festival Ballet, founded by legendary principal dancer Sergei Radchenko of the Bolshoi Ballet, will perform Tchaikovsky's famous "Swan Lake" at ...

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Russia's famed Mariinsky Orchestra to perform at Kimmel Center
phillyBurbs.com
Revisit one of the most romantic and original musical works of composer Hector Berlioz as the historic Mariinsky Orchestra, formerly known as the Kirov ...

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Les mini-révolutions anti-Poutine du président Medvedev
Le Vif/L'Express
Ce soir-là, le président du Sénat russe, Sergueï Mironov, crée la surprise en prime-time. A la télévision, il dénonce le budget anticrise du Premier ...

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100, 75, 50 Years Ago
International Herald Tribune
19] even than he was when on December 1, his close friend and staunch ally, Sergei Kirov, died from the wound of an assassin's bullet. ...

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Valery Gergiev conducts the Mariinsky Orchestra on March 15 at the ...
Ottawa Start (press release)
The National Arts centre is thrilled to welcome The Mariinsky Orchestra (formerly the Kirov Orchestra) under the baton of Valery Gergiev, Artistic Director ...

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Ballet a real beauty
Charleston Post Courier
Monday night, when the Charleston Concert Association presented the ballet, featuring top dancers from the Bolshoi and the Kirov, an audience of all ages ...

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Russian ballet group to perform in Doha
Peninsula On-line
... Petersburg Imperial Theatres, the Russian Emperor's institution of theatrical arts that included the Imperial Ballet (today the Kirov/Mariinsky Ballet). ...




Russian business news in brief
Telegraph.co.uk
RN An attempt by Kirov governor Nikita Belykh to slash his monthly salary to $145 and donate the rest to build wheelchair ramps for the disabled was ...

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Huntsville Symphony Orchestra will present a free family concert ...
al.com (blog)
Because two Russian ballet companies - the Kirov and the Bolshoi - thought Prokofiev's work unsuitable for dancing, "Romeo and Juliet" premiered in ...


Sergueï Mironovitch Kostrikov (en russe : Сергей Миронович Костриков), dit Kirov (15/27 mars?1886 - 1er décembre 1934) fut un révolutionnaire bolchevik et homme politique soviétique. Son assassinat marque le début des Grandes Purges de la période stalinienne en URSS, au terme desquelles pratiquement tous les « vieux bolcheviks », anciens compagnons de route de Staline, sont politiquement et même physiquement éliminés.



Kostrikov est né à Ourjoum, village de Russie, d'une famille pauvre. Il est très tôt orphelin. Son père Miron Kostrikov meurt pendant sa première enfance, suivi par sa mère l'année suivante. Il est alors élevé par sa grand-mère avant d'être recueilli dans un orphelinat à l'âge de sept ans. Il entreprend des études de technologie, devient marxiste et adhère en 1904 au Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR).

Il prend une part active à la révolution avortée de 1905 à Tomsk avec les ouvriers des chemins de fer, est arrêté puis relâché au bout de trois mois. Il rejoint la fraction bolchevique du POSDR peu de temps après sa sortie de prison. En 1906, il est à nouveau arrêté et, cette fois, emprisonné pendant plus de trois ans pour avoir publié des écrits interdits. Il reprend ses activités révolutionnaires peu de temps après sa libération pour être à nouveau incarcéré, pour le même motif. Après une année de captivité, il s'établit dans le Caucase et y demeure jusqu'à l'abdication de Nicolas II.



À cette époque, Kostrikov a changé son nom pour celui de Kirov, son pseudonyme d'écrivain, comme le faisaient de nombreux activistes. Le nom « Kir » lui rappelait celui d'un chef guerrier persan, sachant qu'il est alors sur le point de devenir le chef de l'organisation militaire bolchevik d'Astrakhan.

Après la révolution d'Octobre, il combat pendant la guerre civile jusqu'en 1920. En 1921, il devient le chef du parti communiste en Azerbaïdjan. Membre du praesidium du bureau caucasien du Comité central, secrétaire du Parti Communiste azerbaïdjanais, il fait de Bakou son fief.

Son ascension devient alors fulgurante : élu candidat au Comité central au Xe Congrès en 1921, il en est membre dès 1923. Élément éminent de son équipe, Kirov soutient Staline avec beaucoup de loyauté en prenant une part active à la lutte contre les oppositions. En 1925, Staline le met à la tête de la puissante organisation de Léningrad pour qu'il l'épure des éléments oppositionnels, ce qu'il fait avec constance et efficacité.



Suppléant du Politburo depuis 1927, Kirov y est intégré en 1930. Deux ans plus tard, il semble qu'il prenne la tête, au sein du Politburo, d'une opposition qui, mécontente de la mainmise de l'appareil policier sur celui du Parti, envisage d'éliminer Staline de son poste de secrétaire général.

Quoi qu'il en soit, les qualités de Kirov, comme sans doute ses options stratégiques au sein de l'appareil dirigeant, le rendent très populaire dans le Parti. Il est élu au XVIIe Congrès en 1934 au poste de secrétaire du Comité central. Il ne reçoit alors que trois votes négatifs contre lui à l'inverse de Staline qui en obtient 267, nombre le plus élevé de tous les candidats. Au cours de ce Congrès, les débats révèlent des désaccords entre tenants d'une ligne « superindustrialiste » (dont Staline et Molotov) et partisans d'une politique plus équilibrée et réaliste (Ordjonikidze et Kirov)[1].

Il est concevable que Staline prit ombrage de cette montée en puissance. Il devient en effet très méfiant et voit des concurrents potentiels dans tous ses compagnons de lutte au rythme de l'établissement de son pouvoir personnel. Staline, peut-être pour l'éprouver ou pour pouvoir mieux le surveiller s'il accepte, propose à Kirov de venir travailler pour lui à Moscou. Kirov décline cette offre, ce qui le rend très suspect aux yeux du GenSec.

Le 1er décembre 1934, un jeune membre du parti communiste nommé Leonid Nikolaïev assassine Kirov à l'Institut Smolny. Le 22 décembre, Staline déclare à travers la presse que Nikolaïev participait à une conspiration beaucoup plus large dirigée par Grigori Zinoviev contre le gouvernement soviétique[2]. C'est le point de départ des Grandes Purges. Il s'ensuit en 1936 l'arrestation et l'exécution de plusieurs hauts dirigeants accusés d'avoir collaboré à la conspiration, tels que Guenrikh Iagoda, Lev Kamenev, Grigori Zinoviev et un nombre très important de « vieux bolchéviques », régulièrement liquidés jusqu'à la fin des années 1930.

W. Krivitsky et A. Korlov, deux agents des services secrets soviétiques passés à l'Ouest, puis Nikita Khrouchtchev, dans son « rapport secret » au XXe congrès du Parti communiste de l'Union soviétique[3], ont donné du crédit à l'idée selon laquelle Staline lui-même aurait commandité le meurtre de Kirov, un dangereux rival. Cette thèse a ensuite été reprise par un grand nombre d'historiens, dont Robert Conquest[4] et Roy Medvedev. Alla Kirilina semble avoir apporté la preuve que ce n'était pas Staline qui avait orchestré l'assassinat de Kirov[5]. L'historienne et archiviste russe soutient que l'assassinat de Kirov relève d'un acte terroriste individuel que Staline a ensuite exploité pour se débarrasser de certains anciens bolcheviks.





  1. Nicolas Werth, Histoire de l'Union soviétique de Lénine à Staline, PUF, coll. « Que sais-je ? », Paris, 1998, p. 60.
  2. Nicolas Werth, op. cit., p. 61.
  3. Rapport secret de Nikita Khrouchtchev (1956)
  4. Voir de Robert Conquest, La Grande Terreur : les purges staliniennes des années 30, Paris, 1970 et Stalin and the Kirov Murder, The University of Alberta Press, 1988. L'historien américain qualifie l'assassinat de Kirov de « crime du siècle ».
  5. Alla Kirilina, L'Assassinat de Kirov. Destin d'un stalinien, 1888-1934, Éditions du Seuil, coll. « Archives du communisme », Paris, 1995, 282 p. Voir le compte rendu du Monde diplomatique de juin 1995.


  • Procès de Moscou
  • Histoire de l'URSS sous Staline

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