Theodore Walter Rollins, plus connu sous le nom de Sonny Rollins, né le 7 septembre 1930 à New York, est un saxophoniste ténor et compositeur de jazz. Ses cinquante ans de carrière lui donnent aujourd'hui le statut de dernier géant en activité. Improvisateur forcené, croisant les genres, poussant à leurs limites le son et le phrasé, Rollins incarne l'esprit de quête inlassable dont le jazz noir américain est marqué.
Né pas très loin des temples de la musique noire new-yorkaise que sont Le Savoy ou l'Apollo, Rollins commence le saxophone par l'alto (sous l'influence de Louis Jordan) avant de passer, vers 16 ans, au ténor.
Impressionné par Charlie Parker et pris sous l'aile de Thelonious Monk, le jeune Rollins fait ses classes professionnelles à l'école du Be-bop, dès la fin des années 1940. Ses premiers enregistrements pour le label Fantasy révèlent une sonorité pure et ample héritée de Coleman Hawkins, une maîtrise rythmique et harmonique hors du commun et, déjà, un certain penchant pour la déconstruction/reconstruction quasi frénétique des thèmes. Sa virtuosité inhabituelle pour un ténor fera dire de lui, notamment, qu'il fût le premier saxophoniste ténor à jouer comme un altiste.
La reconnaissance du milieu New-yorkais est immédiate. Il joue avec Miles Davis ou Thelonious Monk et enregistre sous son nom des albums devenus des classiques incontournables (Saxophone Colossus, en 1956) avec, à ses côtés, toute la jeune garde du hard-bop des années 1950 : Max Roach, Clifford Brown, Tommy Flanagan et même John Coltrane, le temps d'un Tenor Madness mémorable.
Au début des années 1960, alors que le succès public et critique ne se dément pas, cette jeune et impeccable carrière manque de s'arrêter. Deux ans de doute, pris par la tempête du free-jazz, en manque de nouveaux terrains à défricher. Un voyage en Inde et des heures à jouer, seul, sous le pont de Williamsburg à New York, ramènent finalement Rollins en studio en 1962. Le disque du retour s'appelle The Bridge, et constitue un tournant. Tempos flottants, sonorité moins classique, Rollins brise enfin les chaînes du hard bop et accommode à sa convenance les audaces du free-jazz. Suivent la rencontre musicale avec Coleman Hawkins (Sonny meets Hawk), un album latin (What's new in jazz?) et une collaboration avec Elvin Jones (East Brodway rundown), alors fraîchement débarqué du groupe de John Coltrane.
En 2007, il partage le Polar Music Prize avec Steve Reich.
Le générique de l'émission de Bernard Pivot Bouillon de culture est le morceau The Night has a Thousand Eyes, de Sonny Rollins.
Né pas très loin des temples de la musique noire new-yorkaise que sont Le Savoy ou l'Apollo, Rollins commence le saxophone par l'alto (sous l'influence de Louis Jordan) avant de passer, vers 16 ans, au ténor.
Impressionné par Charlie Parker et pris sous l'aile de Thelonious Monk, le jeune Rollins fait ses classes professionnelles à l'école du Be-bop, dès la fin des années 1940. Ses premiers enregistrements pour le label Fantasy révèlent une sonorité pure et ample héritée de Coleman Hawkins, une maîtrise rythmique et harmonique hors du commun et, déjà, un certain penchant pour la déconstruction/reconstruction quasi frénétique des thèmes. Sa virtuosité inhabituelle pour un ténor fera dire de lui, notamment, qu'il fût le premier saxophoniste ténor à jouer comme un altiste.
La reconnaissance du milieu New-yorkais est immédiate. Il joue avec Miles Davis ou Thelonious Monk et enregistre sous son nom des albums devenus des classiques incontournables (Saxophone Colossus, en 1956) avec, à ses côtés, toute la jeune garde du hard-bop des années 1950 : Max Roach, Clifford Brown, Tommy Flanagan et même John Coltrane, le temps d'un Tenor Madness mémorable.
Au début des années 1960, alors que le succès public et critique ne se dément pas, cette jeune et impeccable carrière manque de s'arrêter. Deux ans de doute, pris par la tempête du free-jazz, en manque de nouveaux terrains à défricher. Un voyage en Inde et des heures à jouer, seul, sous le pont de Williamsburg à New York, ramènent finalement Rollins en studio en 1962. Le disque du retour s'appelle The Bridge, et constitue un tournant. Tempos flottants, sonorité moins classique, Rollins brise enfin les chaînes du hard bop et accommode à sa convenance les audaces du free-jazz. Suivent la rencontre musicale avec Coleman Hawkins (Sonny meets Hawk), un album latin (What's new in jazz?) et une collaboration avec Elvin Jones (East Brodway rundown), alors fraîchement débarqué du groupe de John Coltrane.
En 2007, il partage le Polar Music Prize avec Steve Reich.
- 1949 : Babs Gonzales and his Orchestra
- 1951 : Sonny Rollins with Modern Jazz Quartet, Prestige
- 1951 : Dig de Miles Davis, Prestige
- 1953-1956 : Collectors Items de Miles Davis, Prestige
- 1954 : Bags' Groove de Miles Davis, Prestige
- 1956 : Tenor Madness, avec John Coltrane, OJC
- 1956 : Saxophone Colossus, OJC
- 1962 : The Bridge
- 1963 : Sonny Meets Hawk
- 1966 : East Broadway Run Down
- 2006 : Sonny please
Le générique de l'émission de Bernard Pivot Bouillon de culture est le morceau The Night has a Thousand Eyes, de Sonny Rollins.

