Biographie de Stefan Edberg

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Stefan Edberg, né le 19 janvier 1966 à Västervik, est un joueur de tennis suédois.

Il est droitier avec un revers à une main et pratique le service-volée. Il compte à son palmarès 42 titres en simple dont 6 du Grand Chelem et a été à 5 reprises n° 1 mondial entre 1990 et 1992.



Bien que suédois, Stefan Edberg est l'antithèse de ses illustres compatriotes Björn Borg et Mats Wilander. Au lieu de pratiquer un jeu de défense et de contre, Edberg est un adepte du service-volée cher à John McEnroe, l'adversaire de Borg.

Possédant à l'origine un revers à deux mains, Edberg est un des exemples les plus saisissants des joueurs ayant réussi une mutation profonde de leur jeu. Sous l'impulsion de son entraîneur suédois Percy Rosberg, il passe à 15 ans à un revers à une main qui sera considéré comme l'un des plus beaux du circuit masculin des années 1980 et 1990.

Stefan Edberg remporte son premier grand titre en 1982 à l'Orange Bowl, sorte de Masters des cadets-juniors. Il se révèle à partir de 1983, année où il devient professionnel, en réalisant le Grand Chelem chez les Juniors, exploit inégalé à ce jour. Il est la référence pour toute une génération, même pour son futur adversaire Boris Becker qui le considère à cette époque comme « injouable »[2].

Considérant que son coup droit moyen ne lui permet pas de devenir un bon joueur de fond du court, Edberg est un attaquant enchaînant systématiquement service-volée à l'image du no 1 mondial en 1984, John McEnroe.



Edberg débute réellement sa carrière professionnelle en 1984 avec comme entraîneur l'Anglais Tony Picard. Il remporte un premier titre à Milan en battant en finale son compatriote Wilander. Mais c'est en 1985 qu'il s'impose comme un futur grand en remportant son premier titre du grand chelem en Australie. Sur le gazon de Kooyong, il bat de nouveau Wilander 6-4, 6-3, 6-3. Pourtant la véritable révélation de l'année 1985 n'est autre que son éternel adversaire, l'allemand Boris Becker, qui a remporté quelques mois avant lui le titre à Wimbledon. Les deux juniors ont confirmé qu'il allait falloir compter désormais avec eux chez les seniors.

Edberg confirme son titre australien en remportant à nouveau le tournoi des antipodes en 1987. Il bat cette fois le régional de l'étape, l'Australien Pat Cash en 5 sets 6-4, 6-3, 3-6, 5-7, 6-3. Il atteint cette année-là la 2e place mondiale et remporte 7 titres. Il devient également no 1 mondial de double et remporte avec son compatriote Anders Järryd les titres à l'US Open et à l'Open d'Australie. Ils échouent par contre en finale de Roland-Garros où l'ambiance lors la remise des trophées fut lourde puisque les Suédois, de nature fair-play, contestèrent la balle de match qui serait selon eux une énorme faute d'arbitrage.



La consécration arrive en 1988. Arrivé en finale de Wimbledon, après avoir frôlé la défaite en demi-finale contre le talenteux Tchéquoslovaque Miloslav Mečíř, Edberg retrouve Boris Becker pour la première fois dans une grande finale. En juillet 1988, Becker reste invaincu sur le Center Court de Wimbledon puisqu'après ses deux titres de 1985 et 1986, Boris avait été éliminé en 1987 sur le court no 1. La finale de Wimbledon 1988 se joue sur deux jours en se finissant le lundi à cause de mauvaises conditions météo.

Alors qu'il mène 3-0, balle de 4-0, Edberg s'effondre dans la première manche qu'il laisse à Becker 4-6. Il s'accroche au second set et parvient à l'emporter au tie break 7/6. Le public londonien, à l'origine tout acquis à la cause du chouchou Boris Becker, surnommé "Boom Boom", commence à s'énerver des colères de ce dernier. De plus en plus agressif et confiant en retour, Edberg enlève les deux sets suivants 6-4, 6-2, devant un public visiblement aussi ravi que lors de la victoire de Becker en 1985.

Pour les deux duettistes que sont Edberg et Becker, l'année 1989 constitue déjà le sommet de leur carrière qui durera 3 ans. Ivan Lendl est le seul de l'ancienne génération à les empêcher d'atteindre la première place mondiale. Après un petit chelem en 1988, Mats Wilander entame un long déclin, John McEnroe ne joue plus les premiers rôles alors que la relève américaine, symbolisée par Andre Agassi, montre le bout du nez.



Edberg est, d'après les observateurs, le favori pour le titre en Australie à la vue de son niveau de jeu. Mais il se blesse au dos lors de son match contre Pat Cash et doit déclarer forfait pour son 1/4 de finale contre Thomas Muster (qui se blessera lui aussi sérieusement quelques mois plus tard dans un accident de voiture à la veille de sa finale à Key Biscane).

Arrivé à Roland-Garros, Edberg profite d'un climat sec qui rend la terre battue un peu plus favorable qu'à l'habitude aux attaquants. Il arrive en 1/4 de finale sans trop perdre d'énergie et affronte la nouvelle terreur de la terre battue, l'Argentin Alberto Mancini, vainqueur à Monte Carlo. Malgré une terre lourde ce jour-là à cause de la pluie, Edberg s'impose en 3 sets à la surprise générale et retrouve Becker en demi-finale. La version terre battue de la finale de Wimbledon 1988 est d'abord dominée par un Edberg qui pilonne le revers de Becker. Puis celui-ci se met à frapper plus fort sa première balle et profite d'une baisse de régime d'Edberg pour empocher les deux manches suivantes. Arrivé au 5e set, Edberg dérègle de nouveau le revers de Becker et retrouve ses volées. En soirée, il s'impose 6-2 après avoir joué un nombre incalculable de balles sur la ligne, ce que Becker n'oublie pas de lui signaler dans un sourire en lui serrant la main.

La finale l'oppose à la révélation du tournoi Michael Chang, qui a battu Lendl en 1/8 de finale. Visiblement stressé, Edberg perd sèchement la première manche 6-1 et se fait breaker. Mais le Suédois retrouve son jeu d'attaque et enchaîne 7 jeux consécutifs pour mener 1-6, 6-3, 6-4, 4-3. C'est au 4e set qu'Edberg laisse passer sa chance. À 4-3 30-40, il n'est séparé du titre que par un point et un jeu de service. Mais Chang sauve 10 balles de break sur l'ensemble du set et l'emporte 6-4. Malgré un break d'entrée au 5e set, Edberg s'effondre physiquement et Chang remporte la finale 6-1, 3-6, 4-6, 6-4, 6-2. Jamais Edberg ne retrouvera pareille occasion de remporter Roland Garros.

Visiblement émoussé, Edberg atteint tout-de-même la finale de Wimbledon 1989. Après avoir facilement battu McEnroe en 1/2 finale, c'est de nouveau Boris Becker qu'il retrouve en finale. Mais cette fois-ci, l'Allemand semble mentalement très préparé. Après avoir sèchement perdu le premier set 6-0, Edberg mène 6-5 service à suivre au 2e set. Mais rien n'y fait, Becker est le maître du court et s'impose 6-0, 7-6, 6-4. C'est un coup dur pour Edberg, qui vient de perdre deux finales importantes en jouant un haut niveau de tennis. Il perd de nouveau contre Becker en finale de l'Open de Paris-Bercy et les deux champions s'affrontent une ultime fois en 1989 en finale du Masters de New York. Après un début de match moyen où le spectre d'une nouvelle défaite en finale semblait être promis, Edberg retourne la situation. Grâce à un jeu très agressif, il arrive à provoquer la colère de Becker, le faisant mal jouer. Edberg s'impose 4-6, 7-6, 6-3, 6-1.



Stefan Edberg ne s'est pas souvent blessé dans sa carrière. Son physique était naturellement bon. Par manque de chance, il connaîtra sa seule grosse blessure en finale de l' Open d'Australie en 1990. Après avoir survolé le tournoi et avoir infligé un très sévère 6-1, 6-1, 6-2 à Mats Wilander en 1/2 finale, Edberg domine en finale le no 1 mondial Ivan Lendl. Il remporte le premier set 6-4 et mène d'un break au deuxième set. C'est à ce moment-là que sa ceinture abdominale, déjà douloureuse à l'entraînement, commence à craquer. Le kiné le laisse poursuivre mais Edberg ne peut plus servir correctement. À 4-6, 7-6, 5-2 pour Lendl, Edberg abandonne avant que sa blessure ne devienne trop grave.

Alors que la victoire lui semblait promise, Edberg perd une troisième finale du grand chelem consécutive.

Souffrant de grosses ampoules au pied, il perd dès le premier tour à Roland-Garros face à Sergi Bruguera. Becker lui emboîte le pas en perdant contre Goran Ivanišević. Ces deux tombeurs feront par la suite une belle carrière.

En juillet, Edberg et Becker se retrouvent en finale à Wimbledon pour la troisième fois de suite. Cette "belle" s'annonce indécise. Becker ne semble pas au mieux de sa forme lors des deux premiers sets. Comme il le révèlera dans son autobiographie, il souffrait du décalage horaire et était devenu dépendant aux somnifères. Il ne s'était levé qu'à 10h pour s'entraîner le jour même de la finale ! Edberg, qui lui, joue bien, emporte les deux premiers sets 6-2, 6-2. Puis Becker fait un break et se réveille. Il prend les deux sets suivant 3-6, 3-6 et mène 3-1 au 5e. Les deux joueurs jouent bien, Edberg ayant lui-même eu des balles de break à 1-1. Il recolle à 3-3 puis 4-4. Malheureusement pour Becker, Edberg est étincelant au retour. À 30-40 sur le service de Becker, Edberg lâche un lob très inspiré et fait le break. Son service ne le trahit pas et le Suédois remporte son second titre à Wimbledon.

Durant l'été 1990, Edberg se lance dans la chasse à la première place mondiale qu'il sent à porté de main. Il remporte alors trois tournois à Los Angeles, Cincinnati et Long Island et devient n° 1 mondial le lundi 13 août 1990. Mais comme cela arrive souvent, cet excellent été ne se concrétise pas à l'US Open où Edberg est de nouveau sorti au premier tour par le Russe Volkov. Edberg remporte ensuite le titre à l'Open de Paris-Bercy, en profitant de l'abandon de Becker et se présente aux Masters en tant que no 1 mondial. Après l'avoir battu en poule, Edberg s'incline en finale face à Andre Agassi qui, comme Edberg en 1989, sauve ainsi sa saison après avoir perdu les finales de Roland Garros et Flushing Meadow.



L'Open d'Australie 1991 se joue en pleine Guerre du Golfe. L'ambiance est lourde à Melbourne et le joueur israélien Amos Mansdorf déclare forfait pour cause de mobilisation militaire. Edberg joue bien mais va inexplicablement perdre sa 1/2 finale contre Ivan Lendl. Alors qu'il mène 2 sets à 1, Edberg obtient plusieurs balles de match au 4e set. Il perd pourtant au 5e set 6-4, 5-7, 3-6, 7-6, 6-4 et laisse la place de no 1 mondial à Boris Becker qui remporte le tournoi.

Après avoir remporté les tournois de Tokyo outdoor et Stuttgart, Edberg semble en forme à Roland-Garros. Il étrille quelques bons joueurs de terre battue comme Skoff, Chesnokov et Cherkasov. Mais il ne peut rien en 1/4 de finale contre la nouvelle terreur Jim Courier. Edberg est défait 6-4, 2-6, 6-3, 6-4 et voit une nouvelle fois Roland Garros se refuser à lui.

Il remporte pour la première fois le tournoi du Queen's à Londres, préparant traditionnellement à Wimbledon. Le tenant du titre fait de nouveau un parcours sans faute. Boris Becker déjà qualifié pour la finale, on s'apprête à un 4e affrontement en finale. C'est sans compter sur un match étrange en demi-finale où Edberg est opposé à l'allemand Michael Stich. Edberg remporte la première manche 6-4 et va incroyablement perdre les trois suivantes au tie-break. Edberg s'incline 4-6, 7-6, 7-6, 7-6 sans perdre son service ! Mini-scandale à Wimbledon, temple du tennis, où le tenant du titre est éliminé sans perdre son service à cause d'un tie break mis en place pour répondre aux problèmes de diffusion du tennis à la télévision.

Durant l'été 1991 et la saison américaine préparant l'US Open, Edberg ne connaît pas le même succès qu'en 1990. Edberg a toujours eu du mal à jouer à Flushing Meadow à cause du bruit des avions passant au-dessus du central, des discussions du public et des odeurs de hot-dog. Il décide donc de louer une maison à Long Island afin de mieux s'accoutumer à la vie new yorkaise. Est-ce le remède miracle ? Toujours est-il qu'Edberg joue un tennis de rêve en cet fin d'été 1991. Il corrige successivement Chang, Sánchez et Lendl pour atteindre la finale. Jim Courier, pourtant en pleine ascension, ne pourra rien contre un Edberg totalement injouable. 6-2, 6-4 et 6-0, l'affaire est rondement menée et Stefan Edberg s'adjuge son premier titre à New York, son 5e dans une levée du grand chelem.

Edberg termine de nouveau l'année à la première place mondiale en gagnant Sydney et Tokyo en indoor mais ne peut participer aux Masters pour cause de blessure.



Après quasiment deux mois d'inactivité, Stefan Edberg arrive à Melbourne avec les 1/2 finales pour objectif. Bénéficiant d'un tableau relativement clément, Edberg se hisse sans difficulté jusqu'en 1/4 de finale où l'attend Ivan Lendl. Edberg l'emporte en 5 sets puis élimine Wayne Ferreira en 1/2 finale. Contre toute attente, il se retrouve une nouvelle fois en finale à Melbourne. Mais Jim Courier se montre le patron du court et remporte le titre en 4 sets 6-3, 3-6, 6-4, 6-2.

Le Suédois laisse ainsi la place de n° 1 mondial à l'Américain. Il remporte un second tournoi sur terre battue (après Gstaad en 1986) à Hambourg en battant Stich. Cela aurait pu être de bonne augure pour Roland Garros. Hélas il n'en sera rien puisque Edberg s'incline au 3e tour.

En avril 1992, Stefan Edberg épouse sa fiancée Annette Olsen à Vaxjö en Suède.

La mauvaise série se poursuit à Wimbledon avec une défaite en 1/4 de finale contre le futur finaliste Goran Ivanišević. Edberg est aussi porte-drapeau de la délégation suédoise pour les Jeux olympiques de Barcelone. Mais il ne réitère pas son exploit de 1984 (médaille d'or pour le tournoi de démonstration à Los Angeles) et sa 3e place de 1988 (double médaille de bronze à Séoul en simple et en double).

Après avoir remporté le tournoi de New Haven, Edberg se présente en tenant du titre à l'US Open de 1992. Il va y signer un exploit absolument sensationnel en remportant trois matchs consécutifs en 5 sets. À cause de la pluie, la programmation a été bouleversée. Il bat donc Richard Krajicek en 1/8e de finale 6-4, 6-7, 6-3, 3-6, 6-4, puis Ivan Lendl en 1/4 de finale 6/3 3/6 6/3 5/7 7/6 et enfin Michael Chang en 1/2 finale 6-7, 7-5, 7-6, 5-7, 6-4. Ce match s'est terminé le samedi, à la veille de la finale du simple messieurs. Rempli de courbatures, Edberg se fait masser de longues heures avant de pouvoir s'entraîner. La finale contre Pete Sampras a lieu en soirée. Sampras empoche la première manche 3-6 et Edberg la suivante 6-4. Le tournant du match a lieu lorsque Edberg arrache le 3e set au tie break. Sampras semble abattu et Edberg conclut 6-2, conservant ainsi son titre.



En 1993, Stefan Edberg reste un joueur performant et régulier. Il passe la majeure partie de l'année à la 3e place mondiale derrière Pete Sampras et Jim Courier. Détail amusant : les trois premiers mondiaux utilisent la même raquette, une Wilson Pro Staff Original.

Edberg se hisse de nouveau en finale de l'Open d'Australie, en battant Pete Sampras en 1/2 finale en 3 sets 7-6, 6-3, 7-6. Mais comme en 1992, Jim Courier se montre intraitable en finale et s'impose 6-2, 6-1, 2-6, 7-5.

Edberg remporte de nouveau un tournoi préparatoire sur terre battue, à Madrid, en s'imposant en finale à Sergi Bruguera, futur vainqueur à Paris. Le Suédois réalise un bon Roland-Garros, en atteignant les 1/4 de finale où l'Ukrainien Andreï Medvedev le crucifie de ses lobs.

La naissance d'Émilie Edberg a lieu au mois de juillet 1993. Stefan Edberg veut s'offrir pour cette occasion une belle performance à Wimbledon. Il atteint la demi-finale sans rencontrer d'adversaires majeurs. Alors qu'il mène un set et un break face à Jim Courier, Edberg perd le fil de son jeu. Alors qu'il est sur sa surface favorite face à un adversaire peu à l'aise, c'est finalement Jim Courier qui se qualifie pour la finale.

Éliminé au 3e tour de l'US Open, Edberg réalise tout de même une demi-finale à Paris-Bercy. Désormais père d'une petite fille, le tennis n'est plus toute sa vie, ce qui va très rapidement se ressentir sur son jeu et sa carrière.



Stefan Edberg commence très bien sa saison en remportant le tournoi de Doha au Qatar. Arrivé à l'Open d'Australie, il peut nourrir quelques espoirs. Par chance son tableau se dégage et une nouvelle place en finale semble a porté de main. Malheureusement, Edberg perd de nouveau trois tie break de suite 3-6, 7-6, 7-6, 7-6 contre l'Américain Todd Martin. Il n'atteindra plus jamais le dernier carré d'un grand chelem. Il remporte le tournoi indoor de Stuttgart en battant Ivanisevic en finale mais subit ensuite de cuisants revers en perdant au premier tour de Roland-Garros et au 2e à Wimbledon.

Il réduit alors sa collaboration avec Tony Picard au minimum pour se prendre en charge. Mais la carrière d'Edberg commence à décliner. Sa seule satisfaction sera la victoire avec la Suède en Coupe Davis. Il finit l'année à la 7e place mondiale, sans avoir fait de grands résultats.



Edberg débute de nouveau son année par une victoire à Doha. Mais ce sera son tout dernier titre en simple. 1995 se révèle la moins bonne saison du Suédois avec des défaites précoces un peu partout. L'amélioration du matériel permettant des retours de service de plus en plus efficaces, le jeu de service-volée d'Edberg n'y résiste pas, surtout qu'à 29 ans son service est moins efficace qu'auparavant.

En plein doute, Edberg subit une défaite marquante au 2e tour de Wimbledon face à Dick Norman, un inconnu repêché après les qualifications.

Il finit l'année au 23e rang mondial. Considérant qu'il ne pourra plus réussir de grands résultats, Stefan Edberg annonce que 1996 sera sa dernière année sur le circuit.



Partout où il passe, Edberg est attendu par le public et les organisateurs de tournoi qui veulent le saluer une dernière fois. C'est un adieu au joueur suédois, mais aussi à l'idéal de jeu qu'il représente et qui va disparaître avec lui : le service-volée. La génération des frappeurs à grand tamis entraîne une amélioration générale du retour de service qui va sacrifier à terme les serveurs-volleyeurs.

Après une triste défaite contre Jean-Philippe Fleurian en simple, Edberg quitte Flinders Park avec un trophée sous le bras : il remporte avec Petr Korda le titre Doubles Messieurs, son 3e en grand chelem.

Après une saison sur terre battue tout à fait correcte, Edberg se présente une dernière fois à Roland-Garros. Contrairement à Henri Leconte, qui se fait sèchement sortir, Edberg enchante le public parisien. Il sort Karim Alami et Carlos Moyá avant de retrouver Michael Chang pour un remake de la finale 1989. Pour un 3e tour, le central est comble. Mené 6-4, 5-4 par Chang, Edberg aligne alors 9 jeux consécutifs pour mener 4-6, 7-5, 6-0. Edberg a retrouvé son service et surtout son revers long de ligne. Il conclut la rencontre au tie break du 4e set. C'est un peu une revanche sur l'histoire et pour la première fois Edberg montre son enthousiasme et salue longuement le public qui lui fait une ovation. Il sera battu deux jours plus tard par Marc Rosset sur le court Lenglen. Pour rejoindre les vestiaires du central, le public lui fait une haie d'honneur qui submerge le Suédois d'émotion.

Comme un signe du destin, Edberg dispute sa toute dernière finale sur le circuit au Queen's de Londres, le club où il s'entraîne, face à... Boris Becker ! Dans un match assez serré, Becker l'emporte de nouveau et les deux vieux adversaires se donnent rendez-vous pour une revanche à Wimbledon. Malheureusement Edberg rate sa sortie sur son cher gazon. Il bat certes Guy Forget sur le central au 1er tour mais s'incline au 2e sur le court n° 2 face à son compatriote Tillström.

Mais Edberg n'est pas mort. Il hérite d'un tirage difficile à l'US Open : il affronte au premier tour le vainqueur de Wimbledon Richard Krajicek. La presse fait déjà des annonces pour que le public vienne voir une dernière fois le double vainqueur des éditions 1991 et 1992. Mais surprise, Edberg bat le Néerlandais ! Il va même jusqu'en quart de finale où il est stoppé par un Goran Ivanišević intraitable au service.

Après une victoire sur Michael Stich au 1er tour de l'Open de Paris-Bercy, l'histoire retiendra que la toute dernière victoire de Stefan Edberg sur le circuit professionnel a été obtenue contre Fernon Wibier, en 1/8e de finale. Il s'incline ensuite contre Tomas Enqvist, futur vainqueur.

A Stockholm, Edberg, qui est revenu dans le top 15 mondial, perd au premier tour et se voit offrir un rocking chair pour sa retraite ! Les enfants donnent chacun une rose à un Edberg en larmes.

Alors qu'il espérait finir sa carrière par une victoire en Coupe Davis, Edberg se blesse au pied lors de sa rencontre face à Cédric Pioline. Il finit tout de même la rencontre mais doit s'incliner. On ne se refait pas : son dernier coup sera une volée de revers... La Suède s'incline ensuite de justesse face à la France, alors que Nicklas Kulti avait pourtant eu 3 balles de match de suite face à Arnaud Boetsch. Une fois la bataille terminée, le capitaine de l'équipe de France victorieuse, Yannick Noah, porte Edberg sur ses épaules pour un tout dernier tour d'honneur.



Il est membre du International Tennis Hall of Fame depuis 2004.

En 2005, les journalistes américains de Tennis Magazine ont élu Stefan Edberg au 14e rang des "quarante plus grands champions de tennis de ces quarante dernières années" (hommes & femmes confondus), juste derrière Monica Seles (13e) et devant son compatriote Mats Wilander (15e).

Stefan Edberg a fondé avec Mats Wilander une école de tennis à Vaxjö. Il est également l'un des ambassadeurs mondiaux d'Adidas. Toujours dans la ville de Vaxjö, Edberg possède un gros parc immobilier dans le centre de cette ville du sud de la Suède d'où sont originaires sa femme Anette, Mats Wilander mais aussi l'ancien pilote de Formule 1 chez Ferrari et McLaren Stefan Johansson.

Lors d'une interview datée du début de l'année 2006, Stefan Edberg a confié qu'il avait quitté Londres en 2000 pour retourner vivre en Suède avec sa femme et ses deux enfants Emilia et Christopher. Il habite à la campagne mais il s'entraîne toujours régulièrement une à deux fois par semaine dans le club de tennis à côté de chez lui. Mais il ne participe dans un premier temps qu'à des tournois exhibitions avec des copains comme Jarryd, Nystroem et Wilander.

Il était à Roland-Garros pour remettre la coupe au vainqueur Rafael Nadal en 2006 et également à Wimbledon avec son entraineur de toujours Tony Pickard.

Il a participé durant l'été 2007 à un tournoi de Golf Adidas en compagnie d'Ivan Lendl et il a remporté un tournoi vétéran à Copenhague au Danemark en novembre 2007 en battant Henri Leconte et John McEnroe.

Edberg est également un homme d'affaire qui a de grosses parts dans une société d'investissements qui a réalisé quelques opérations juteuses. Cela lui prend beaucoup de temps car il ne joue pas le "sleeping partner" selon ses propres mots après un match de charité en compagnie de Tim Henman en décembre 2007.



En septembre 2008, il fait sa première incursion sur le Senior Tour à Paris pour le 5e Trophée Lagardère. Il remporte le titre en battant successivement Thomas Muster 6/2, 6/1, Guy Forget 6/4, 7/6, Henri Leconte 6-4, 6-2, puis en finale Sergi Bruguera, le tenant du titre, 3-6, 7-5, 10-5 au super tie-break. Puis il participe en novembre à un tournoi de l'Outback Champion Series à Dubaï où il perd en finale contre Jim Courier 6-3, 6-4 après des victoires en poule sur Wayne Ferreira et Anders Jarryd.

Il est de nouveau présent au Black Rock Tour à Londres en décembre 2008. Malgré deux victoires sur Guy Forget et Pat Cash, il perd en poule contre Greg Rusedski 10-6 au super tie-break et ne se qualifie pas pour la finale.

Pour l'anecdote, Stefan Edberg a retrouvé le 7 décembre 2008 à Brême son grand rival Boris Becker pour un match exhibition. Et pour la première fois depuis la finale de Wimbledon 1990, le suédois l'emporte à la régulière (sa dernière victoire remontant à l'abandon de Becker à Bercy en 1990) sur le score de 6-3, 6-4. Il faut dire que Boris est devenu un joueur de poker, beaucoup moins affuté physiquement qu'Edberg, qui joue aussi au squash en Suéde.













A partir de 1990, les Masters 1000 apparaissent sous le nom de "Super 9" puis de "Masters Series".

Avant cela, les principaux tournois portaient le nom de "Grand Prix Series" ou d'ATP Championship Series.

Ils étaient comparables aux Masters 1000 et aux ATP 500 d'aujourd'hui.















L'Open d'Australie se dispute en dernier et sur gazon.


L'Open d'Australie se déroule en premier et sur dur (à partir de 1988).










  • Vainqueur avec la Suède en 1984, 1985 et 1994.
  • Finaliste en 1986, 1988, 1989 et 1996.


  • Victoire du tournoi de simple aux Jeux olympiques de Los Angeles en 1984[1].
  • Médailles de bronze en simple et en double (avec Anders Järryd) aux Jeux olympiques de Séoul en 1988


  • Masters du Canada : finaliste en 1986 et 1987
  • Masters de Monte-Carlo : demi-finaliste en 1986, 1993 et 1994
  • Tournoi de Hambourg : vainqueur en 1992
  • Masters de Stokholm : finaliste en 1990 et 1991 ; demi-finaliste en 1992
  • Masters de Paris-Bercy : vainqueur en 1990; finaliste en 1989 ; demi-finaliste en 1993
  • Masters d'Indian Wells : vainqueur en 1990; finaliste en 1987 ; demi-finaliste en 1991, 1994 et 1995
  • Masters de Miami : finaliste en 1990 ; demi-finaliste en 1986 et 1991
  • Masters de Cincinnati : vainqueur en 1987 et 1990 ; finaliste en 1988, 1989, 1993 et 1994 ; demi-finaliste en 1986 et 1992
  • Coupe du Grand Chelem à Munich : demi-finaliste en 1993







Lors d'un match en demi-finale de l'US Open junior le 10 septembre 1983, dans lequel Stefan Edberg affronte Patrick McEnroe, l'un des arbitres de ligne, Richard Wertheim, 61 ans, cherchant à éviter la balle d'un premier service du suédois et finalement touché à l'aine, tombe à terre et se fracture le crâne en heurtant le sol en ciment. L'arbitre décède 5 jours plus tard d'un hématome sous-dural. Edberg est alors âgé de 17 ans et remportera le tournoi, réalisant du même coup le grand Chelem des tournois junior. Il déclarera par la suite avoir envisagé de mettre fin à sa carrière à la suite de cet accident. La famille de l'arbitre poursuivra en justice l'United States Tennis Association pour un montant de 2,25 millions de dollars[3].



  1. ↑ a  b  Le tournoi olympique à Los Angeles en 1984 a été remporté par Stefan Edberg mais il était considéré comme sport de démonstration et exclusivement autorisé au joueurs âgés de moins de vingt ans .
  2. cf. Boris Becker, Sans filet, 2004.
  3. Dépêche United Press International du 6 septembre 1984 [1]



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