Biographie de Théophile Gautier

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Conférence Pierre Boxberger traite du roman fantastique
Le JSL
... enfin par sa passion qui l'a amené à se confondre avec un certain Théophile Gautier, non seulement, donner du plaisir à une salle pleine, mais aussi et surtout transmettre les connaissances indispensables pour comprendre ce qu'est le roman fantastique.




Valérie Deshoulières, La voix d'Arkhè - Le paradigme ...
Fabula
... des pérégrinations romaines de Joachim du Bellay (Les Antiquités de Rome, 1558) aux fantaisies pompéiennes d'un Théophile Gautier (Arria Marcella, 1858), en passant par l'archéologie recomposée de Giambattista Piranesi (Antichita Romanae, 1748), ...




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Tarbes. Et le modernisme se fait art
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Exposition Alejandro Quincoces au Carmel, 14, rue Théophile-Gautier à Tarbes, jusqu'au 3 mai. Ouvert du lundi au samedi, de 14 heures à 18 heures, sauf jours fériés./Photo Laurent Dard. Quoi de plus banal et commun pour nous qu'une ville avec ses rues ...

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Rigolade romantique
Les Nouvelles Calédoniennes
Rigolade romantique. 1 contribution. Voter0. Publié le vendredi 04 avril 2014 à 03H00. La compagnie parisienne Abraxas donne au Théâtre de l'île une espagnolade comique signée Théophile Gautier. Une œuvre méconnue, mise en valeur par une troupe ...




Paris nouveau, rétro, insolite…
lavenir.net
Le plateau de l'émission est d'ailleurs installé dans l'hôtel de Lauzun, construit au XVIIe siècle sur l'île Saint-Louis. Au XIXe siècle, l'hôtel a accueilli les réunions du «club des Haschichins», composé de Théophile Gautier, Eugène Delacroix ...




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Tarbes. Le lycée Théophile-Gautier ouvre ses portes
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Samedi 5 avril, de 9 heures à 12 heures, 15, rue Abbé-Torné, professeurs et élèves du lycée Théophile-Gautier vous attendent nombreux pour la matinée «Portes ouvertes». Cette matinée sera l'occasion pour les élèves de 3e et leurs parents de visiter ...

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Mettez de la poésie dans votre vie
Marie France magazine
... si « vous passez 16 minutes sous la douche, plus 12 devant le miroir et 7 en cas de rendez-vous important », ce sera Théophile Gautier, si « vous ne remplacez jamais l'ampoule des WC et vous laissez toujours la porte ouverte », on vous emmène dans ...

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Tarbes. Les meilleurs lycées du département
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... à la 46e place, le lycée technique privé Pradeau-La Sède de Tarbes avec 89 % de taux de réussite au bac et 0 de valeur ajoutée ; à la 47e position, le lycée climatique René-Billières d'Argelès-Gazost ; à la 50e place, le lycée Théophile-Gautier de ...

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iefimerida

Αυτό είναι το ναυάγιο του Γαλλικού υπερωκεάνιου Theophile Gautier ...
iefimerida
Το εντυπωσιακό γαλλικό υπερωκεάνιο «Τheophile Gautier» που βυθίστηκε κοντά στην Εύβοια κατά τον Β' Παγκόσμιο Πόλεμο, κατάφεραν να εντοπίσουν οι δύτες της ομάδας wreckdiving φέρνοντας στο φως την σημερινή του όψη. Οπως αναφέρει σε σχετικό ...

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Les meilleurs lycées du département
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... à la 46e place, le lycée technique privé Pradeau-La Sède de Tarbes avec 89 % de taux de réussite au bac et 0 de valeur ajoutée ; à la 47e position, le lycée climatique René-Billières d'Argelès-Gazost ; à la 50e place, le lycée Théophile-Gautier de ...


Pierre Jules Théophile Gautier est un poète, romancier, peintre et critique d'art français, né à Tarbes le 30 août 1811[1] et mort à Neuilly-sur-Seine le 23 octobre 1872 à 61 ans.





Né à Tarbes le 30 août 1811[1], le tout jeune Théophile garde longtemps « le souvenir des montagnes bleues ». Il a trois ans lorsque sa famille s'installe à Paris. Malgré son jeune âge, il éprouve de la nostalgie et s'habitue mal à son nouvel environnement[2]. Lecteur avide, il a cinq ans lorsqu'il commence à lire[2]. Sa grande passion est Robinson Crusoe, qui fait sur lui une vive impression, puis Paul et Virginie; il rêve de devenir marin, avant de se passionner pour le théâtre, notamment la peinture des décors[2].

En 1820, à l'âge de huit ans, il fait un bref séjour en tant que pensionnaire au lycée Louis-le-Grand. Ses parents doivent l'en retirer au bout d'un trimestre car il y dépérit[2]. Plus heureux comme "externe libre" au collège Charlemagne, Gautier y rencontre le jeune Gérard Labrunie (le futur Nerval) et manifeste un goût particulier pour les poètes latins dits décadents, les « grotesques » et pour la natation qu'il pratique assidument.

Il est en terminale lorsqu'il commence à fréquenter l'atelier du peintre Louis-Édouard Rioult (1790-1855), rue Saint-Antoine, et découvre à cette occasion qu'il souffre de myopie[2].



Hugo en condottiere du mouvement romantique avec Théophile Gautier, cheveux longs, moustachu et chapeauté, en croupe
Sa rencontre le 27 juin 1829 avec « le maître » Victor Hugo, auquel le présentent Gérard et Petrus Borel précipite sa carrière d'écrivain. Le 25 février 1830, il participe à la bataille d'Hernani, vêtu d'un gilet rouge qui marquera durablement les esprits. Le soir même, il quitte l'atelier de Rioult.

Tout en menant « toutes les grandes campagnes romantiques », il écrit un premier recueil de vers, dont son père finance la publication et qui sort chez Mary le 28 juillet 1830, en plein milieu des Trois Glorieuses. Le 28 juillet 1830 est le jour des barricades à Paris et le recueil passe sous silence. Ces premières poésies pourtant montrent un jeune poète fort habile, ayant déjà acquis la manière des anciens et, conscient de leur héritage, il y fait preuve d'originalité par une forme bien arrêtée et une langue précise et nette.

Il continue à fréquenter Victor Hugo et ses proches. C'est dans ce cénacle qu'il fait la connaissance de Célestin Nanteuil, qui trois ans plus tard, lorsque Gautier réimprime ses premiers vers dans un nouveau recueil intitulé Albertus, récit fantastique, diabolique et pittoresque, l'illustre d'« une eau-forte ultra-excentrique »[2]. Il rencontre également l'éditeur romantique Eugène Renduel, qui vient de publier les Soirées de Walter Scott, de Paul Lacroix[3]. À sa demande il écrit en 1833 Les Jeunes-France, qui rendent compte avec truculence de la vie des artistes et écrivains qui forment le Cénacle. Dans cet ouvrage « baroque » pourtant, Gautier se fait le témoin lucide et ironique des ces « Précieuses Ridicules du Romantisme »[2]. Deux ans plus tard Renduel publie également Mademoiselle de Maupin (1835), qui fait scandale.

Quittant le domicile familial, place des Vosges, Théophile Gautier s'installe impasse du Doyenné, à l'emplacement de la place du Carrousel, dans un appartement où il a comme voisins Camille Rogier, Arsène Houssaye et Nerval[2].



Honoré de Balzac, qui apprécie ces jeunes talents, envoie Jules Sandeau leur proposer de contribuer au journal La Chronique de Paris en 1836. « Balzac ,qui daignait me trouver du talent et le dire, m'envoya chercher par Jules Sandeau»[4]. Gautier y publie des nouvelles comme La Morte amoureuse et La Chaîne d'or et des critiques d'art. Il sera fort impressionné par le maître et plus tard, il contribuera à sa légende avec des portraits biographiques d'Honoré de Balzac[5].

Il travaille également pour le magazine de Charles Malo, La France littéraire, et pour le quotidien d' Émile de Girardin, La Presse. Dans ce journal, Gautier se charge d'abord de la critique d'art. On évalue à plus de deux mille le nombre des feuilletons et articles qu'il aurait rédigés pour ce journal. Un nombre restreint de ces articles est recueilli en volumes : Les Grotesques, L'Histoire des peintres, l’Art moderne, Les Beaux-Arts en Europe, l’Histoire de l'art dramatique depuis vingt-cinq ans, Trésors d'art de la Russie, Portraits contemporains, Histoire du Romantisme, Souvenirs littéraires, etc. Tous ces articles sont allègrement écrits dans une langue nette, souple, impeccable et brillante. Gautier invente à sa manière une écriture de critique d'art qui ne vise pas seulement au jugement, à l'analyse, mais aussi à recréer la justesse du sentiment esthétique. Il cherche à rendre, au moyen de mots, la sensation visuelle, musicale produite par la perception directe de l'œuvre d'art. Cette tâche de chroniqueur l'occupe toute sa vie. « J'ai travaillé à La Presse, au Figaro, à La Caricature, au Musée des Familles, à la Revue de Paris, à la Revue des Deux Mondes, partout où l'on écrivait alors. » Souvent pesante, cette besogne quotidienne ne l'empêche pas de faire du sport (de la boxe et du canotage)[2] et de continuer à créer des œuvres poétiques et dramatiques. Ainsi en 1838 paraît La Comédie de la Mort, un recueil de poèmes assez différent des précédents où, sous l'influence de Shakespeare, Goethe et Dante, Gautier sculpte avec vigueur le spectre de la Mort. En 1839, Gautier cède à la tentation du théâtre qu'il admire depuis toujours et écrit Une larme du diable puis Le Tricorne Enchanté et Pierrot Posthume. Ce sont des fantaisies, des pastorales féériques, un théâtre lyrique, impossible et imaginaire qu'il fait vivre encore dans les livrets de plusieurs ballets, dont le plus célèbre est celui de Giselle, dansé à l'Opéra le 28 juin 1841, avec un succès prodigieux.



En mai 1840, il part en Espagne, qu'il connaît à travers les Contes d'Espagne et d'Italie d'Alfred de Musset et les Orientales de Victor Hugo. Son Voyage en Espagne, sorte de carnets d'impressions vigoureux, est marqué par la fraîcheur du regard, l'étonnement de la vision et le souci toujours exacerbé de la justesse du dire. Ces visions donnent lieu à de nouveaux vers, España, qui paraissent dans le recueil des Poésies complètes en 1845. Ce premier voyage en amène bien vite d'autres. En 1845 c'est l'Algérie, en 1850 l'Italie, en 1852 la Grèce et la Turquie, en 1858 la Russie et en 1862 l'Égypte. Chacun de ces voyages donne lieu à des publications : Italia, Constantinople, mais surtout ils nourrissent ses œuvres littéraires, romans, nouvelles ou poésies.



À côté de son travail de critique, qu'il poursuit au Moniteur, Gautier garde toujours une prédilection pour la poésie : elle demeure, comme en témoignent ses amis comme Émile Bergerat ou Maxime du Camp par exemple, sa passion, sa distraction, son exercice quotidien. Ainsi, en 1852, paraît la première version de Émaux et Camées, recueil qui jusqu'en 1872 s'enrichit de poésies nouvelles.

En 1857, Gautier s'installe avec son épouse, Ernesta Grisi (sœur de la danseuse Carlotta Grisi), ses filles, Judith Gautier et Estelle, qui épouse Émile Bergerat, et ses deux vieilles sœurs, 32 rue de Longchamp à Neuilly-sur-Seine, dans une petite maison où il se plaît à recevoir ses amis : Baudelaire qu'il rencontre régulièrement (il n'ira pourtant pas à l'enterrement de Baudelaire lorsque celui-ci aura lieu), Dumas fils, Ernest Feydeau, Gustave Flaubert, Puvis de Chavannes ou encore Gustave Doré.

De sa liaison avec Eugénie Fort, une très belle femme, plus jeune que lui et avec des origines espagnoles, il a un fils, Théophile Gautier fils qui suppléa son père plusieurs fois au Moniteur.

Lors des salons littéraires de la princesse Mathilde, dont il est nommé bibliothécaire, Gautier rencontre également des écrivains comme Taine, Sainte-Beuve, Prosper Mérimée, les Goncourt ; des peintres comme Paul Baudry, Gustave Boulanger, Jean-Léon Gérôme ; des sculpteurs comme Carpeaux ; des savants comme Claude Bernard, Pasteur ou Berthelot. À cette époque Gautier fait figure de chef d'école. Baudelaire se déclare son disciple (il lui dédie Les Fleurs du mal, le qualifiant de « poète impeccable »), Théodore de Banville lui dédie ses vers. En 1844 Théophile Gautier fonde le club des Hashischins avec Jacques-Joseph Moreau, club voué à l'étude du cannabis. Ce club sera fréquenté par de nombreux artistes de l'époque dont Charles Baudelaire.



Élu en 1862 président de la Société nationale des Beaux-Arts, il est entouré d'un comité composé des peintres les plus prestigieux : Eugène Delacroix, Pierre Puvis de Chavannes, Édouard Manet, Albert-Ernest Carrier-Belleuse et Gustave Doré. Cette élection à un poste en vue provoque l'envie d'une partie des littérateurs moins connus et il échoue à trois reprises lorsqu'il se présente à l'Académie française, en 1866, 1868 et 1869.

Profondément ému par les événements militaires de 1870, Gautier revient à Paris, où il finit ses jours, rongé par la maladie, mais conscient du devoir d'enseignement et d'exemple dont il est investi auprès des jeunes générations. Le 23 octobre 1872 dans la nuit, son cœur cesse de battre. Hugo, Mallarmé ou encore Banville lui rendent un dernier « toast funèbre ». Il est enterré au cimetière de Montmartre à Paris à 61 ans.



  • 1831 : La Cafetière (nouvelle)
  • 1832 : Albertus
  • 1832 : Onuphrius ou les Vexations fantastiques d'un admirateur d'Hoffmann, conte fantastique
  • 1833 : Les Jeunes-France
  • 1834 : Omphale
  • 1835 : Mademoiselle de Maupin
  • 1836 : La Morte amoureuse (nouvelle)
  • 1837 : La Chaîne d'or (nouvelle)
  • 1838 : La Comédie de la Mort et poésies diverses, Une nuit de Cléopâtre (nouvelle)
  • 1839 : Une Larme du Diable, Le Tricorne Enchanté et Pierrot Posthume.
  • 1840 : Le Chevalier double, Tra los montes, Le Pied de momie
  • 1841 : Giselle (ballet)
  • 1843 : Le Voyage en Espagne, La Péri (ballet)
  • 1845 : España
  • 1846 : Le Club des haschichins
  • 1851 : Pâquerette (ballet)
  • 1852 : Émaux et Camées, Arria Marcella (nouvelle)
  • 1856 : Avatar
  • 1858 : Le Roman de la momie
  • 1859 : Honoré de Balzac (biographie)
  • 1863 : Le Capitaine Fracasse
  • 1866 : Spirite (réalisme fantastique)


  1. ↑ a  b  L'acte de naissance de Théophile Gautier a été enregistré le 30 août 1811, et la naissance a été notée à deux heures du matin de « ce jour » (acte numérisé).
  2. ↑ a  b  c  d  e  f  g  h  i  "Théophile Gautier par lui-même" dans L'Illustration du 9 mars 1867.
  3. Le Romantisme et l'éditeur renduel, sur Wikisource
  4. André Maurois. Prométhée ou la vie de Balzac, Hachette, 1965
  5.  : Théophile Gautier : Balzac, Le Castor Astral, ISBN 978-2-85920-376-1.


« Il n’y a de vraiment beau que ce qui ne peut servir à rien ; tout ce qui est utile est laid. » (1824)



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