Thomas Harriot est un mathématicien et astronome anglais, né à Oxford en 1560 et décédé le 2 juillet 1621 à Londres.
Élève de Richard Hakluyt à l’université d’Oxford, où il fut licencié ès arts en 1582, Harriot exerça d’abord comme cartographe, et c’est à ce titre qu’il participa à l’expédition de Walter Raleigh en Virginie (1585-86). Il fit partie de la petite colonie de Roanoke qui s’établit cette année-là dans les Outer Banks, près du cap Hatteras. Il explora et cartographia la baie de Chesapeake en novembre 1585. Il put rentrer en Angleterre en 1586 grâce à l’expédition de Francis Drake sur Saint-Domingue.
Il mit au point une grammaire de l’algonquin, dont il ne subsiste que quelques feuillets. Il publia en 1588 le récit de son séjour dans son seul livre : A Briefe and True Report of the New Found Land of Virginia.
En tant que géographe, il étudia surtout la trigonométrie sphérique et établit la théorie mathématique de la projection que Gerardus Mercator n’avait construite que par des tracés approchés.
Il étudia l’algèbre avec John Dee au début des années 1590, et s’enthousiasma pour cette technique à la lecture des ouvrages de François Viète. Ses notes, rassemblées après sa mort et éditées par ses amis sous le titre de Artis Analyticæ Praxis (1632), et fort appréciées de John Wallis, ont joué un rôle essentiel dans la tradition algébrique anglaise.
Athée notoire, protégé de Walter Raleigh, puis du comte de Northumberland Henry Percy, des spécialistes d’histoire élisabéthaine (Bradbrook par exemple) l’ont soupçonné d’avoir été membre d’une École de la Nuit.
Lors de la Conspiration des poudres en 1605, il fut incarcéré en même temps que le comte de Northumberland, mais obtint sa relaxe un mois plus tard. Il fit de nombreuses expériences de pesée et de chimie, et correspondit avec Johannes Kepler (1603-1610). Il obtint empiriquement vers 1600 la loi des sinus en optique mais ne la publia pas.
Informé des recherches de Galilée, il fut le premier en Angleterre à utiliser une lunette astronomique, avec laquelle il observa et dessina le premier les cratères lunaires en juillet 1609 et les évolutions des planètes médicéennes[1] (1610-1611). Il dessina également les taches solaires, qu’il observait à l’œil nu.
Thomas Harriot manifesta en 1618 les premiers symptômes d’un cancer des fosses nasales, dont il nota lui-même l’évolution jusqu’à sa mort.
Élève de Richard Hakluyt à l’université d’Oxford, où il fut licencié ès arts en 1582, Harriot exerça d’abord comme cartographe, et c’est à ce titre qu’il participa à l’expédition de Walter Raleigh en Virginie (1585-86). Il fit partie de la petite colonie de Roanoke qui s’établit cette année-là dans les Outer Banks, près du cap Hatteras. Il explora et cartographia la baie de Chesapeake en novembre 1585. Il put rentrer en Angleterre en 1586 grâce à l’expédition de Francis Drake sur Saint-Domingue.
Il mit au point une grammaire de l’algonquin, dont il ne subsiste que quelques feuillets. Il publia en 1588 le récit de son séjour dans son seul livre : A Briefe and True Report of the New Found Land of Virginia.
En tant que géographe, il étudia surtout la trigonométrie sphérique et établit la théorie mathématique de la projection que Gerardus Mercator n’avait construite que par des tracés approchés.
Il étudia l’algèbre avec John Dee au début des années 1590, et s’enthousiasma pour cette technique à la lecture des ouvrages de François Viète. Ses notes, rassemblées après sa mort et éditées par ses amis sous le titre de Artis Analyticæ Praxis (1632), et fort appréciées de John Wallis, ont joué un rôle essentiel dans la tradition algébrique anglaise.
Athée notoire, protégé de Walter Raleigh, puis du comte de Northumberland Henry Percy, des spécialistes d’histoire élisabéthaine (Bradbrook par exemple) l’ont soupçonné d’avoir été membre d’une École de la Nuit.
Lors de la Conspiration des poudres en 1605, il fut incarcéré en même temps que le comte de Northumberland, mais obtint sa relaxe un mois plus tard. Il fit de nombreuses expériences de pesée et de chimie, et correspondit avec Johannes Kepler (1603-1610). Il obtint empiriquement vers 1600 la loi des sinus en optique mais ne la publia pas.
Informé des recherches de Galilée, il fut le premier en Angleterre à utiliser une lunette astronomique, avec laquelle il observa et dessina le premier les cratères lunaires en juillet 1609 et les évolutions des planètes médicéennes[1] (1610-1611). Il dessina également les taches solaires, qu’il observait à l’œil nu.
Thomas Harriot manifesta en 1618 les premiers symptômes d’un cancer des fosses nasales, dont il nota lui-même l’évolution jusqu’à sa mort.
- Giles Milton, Big Chief Elizabeth: The Adventures and Fate of the First English Colonists in America. (ISBN 0-374-26501-1).
- Thomas Harriot, A Brief and True Report of the New Found Land of Virginia, Rosenwald Collection Reprint Series. (ISBN 0-486-21092-8).
- ↑ On désignait ainsi les satellites de Jupiter au début du XVIIe siècle.



