Biographie de Victor Klemperer

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Dresde recuenta a sus muertos
El País (España)
El escritor judío Victor Klemperer estaba en Dresde durante aquellas dos noches de devastación: "la catástrofe se echó sobre Dresde; las bombas caían, ...

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Colloque de Cerisy : le langage totalitaire d'hier à aujourd'hui
Calenda
Une réflexion sur totalitarisme et discours politique évoque le philologue Victor Klemperer (1881-1960), dont la résistance face au nazisme passa par une ...




Bronzer près des Baleines mortes...
La Revue des Ressources
Le linguiste Victor Klemperer rappelait que « lorsqu'aux yeux des Juifs orthodoxes, un ustensile de cuisine est devenu cultuellement impur, ils le nettoient ...

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La programmation des films Indépendants en avril et mai
Ouest-France
De 1933 à 1945, le professeur Victor Klemperer tient un journal secret dans lequel il raconte la vie quotidienne d'un Juif allemand sous le III e Reich. ...




The Seismic Jew
The Jewish Journal of Greater L.A.
He quoted Victor Klemperer, the German Jewish diarist whose writings eerily predicted the Holocaust: “You know, we Jews are seismic people. ...

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Apocalipsis.org
El País (España)
Lo cuenta Víctor Klemperer en sus Apuntes de filólogo con esa tristeza cómica de quien es testigo impotente de cómo lo delirante va conquistando las mentes ...

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Caminos cruzados
Perfil.com
El 5 de mayo de 1945, cuando caía Berlín, Víctor Klemperer anotó: “Para mí es un misterio cada vez mayor, a pesar de Versalles, del desempleo y del arraigo ...




Verfolgungsjagd durch Dresden endet mit Unfall
BILD
Die Verfolgungsjagd endete schließlich in der Victor- Klemperer-Straße, wo der Mann sein Auto gegen einen Baum fuhr. Ein Test ergab, dass der Mann unter ...

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Serenading Mihindu (aka President Mahinda Rajapakse)
Sri Lanka Guardian (blog)
Victor Klemperer (The Language of the Third Reich) (March 18, Colombo, Sri Lanka Guardian) The evening began with a lullaby. A lullaby of the 'heroic saga' ...




Dieses Jahr schon 28 VW-Busse geknackt & geklaut!
sz-online
Februar vermisst gemeldeten Transporter nach wilder Verfolgungsjagd in der Victor-Klemperer-Straße an einen Baum setzte. Friedhof der geklauten Autos: Die ...

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Victor Klemperer (né le 9 octobre 1881 à Gorzów Wielkopolski, mort le 11 février 1960 à Dresde) était un écrivain et philologue allemand. Dans le Brockhaus des années 1920, il figure avec ses frères Georges et Felix (médecins considérables) : romaniste éminent, il est l'auteur d'ouvrages importants, parmi lesquels une histoire de la littérature française et Lingua Tertii Imperii, décryptage de la novlangue nazie utilisée comme moyen de propagande. Le chef d'orchestre et compositeur Otto Klemperer (1885-1973) était son cousin.



Klemperer, cousin du chef d'orchestre et compositeur Otto Klemperer, était le huitième enfant d'un rabbin appartenant au judaïsme réformé et qui, en 1890, devint 2ème prédicateur de la communauté juive réformée de Berlin. Il étudia quatre ans au Collège français de Berlin (1893-1897) mais le quitta avant le baccalauréat pour entrer en apprentissage dans le commerce. En 1900 cependant il reprit ses études au Gymnasium royal de Landsberg et passa l'Abitur en 1902. Il étudia la philosophie et la philologie des langues romanes et germaniques à Munich, Genève, Paris et Berlin. En 1906 il épousa Eva Schlemmer, pianiste et musicologue et gagna sa vie comme écrivain. En 1912, il se convertit au protestantisme. Il réussit son doctorat en 1912, puis obtient l'habilitation à enseigner en 1914. En 1914 et 1915, Victor Klemperer travaille comme lecteur à l'Université de Naples et s'engage ensuite comme soldat, d'abord dans l'artillerie, puis dans la censure militaire. En 1920, il devient professeur de philologie romane à l'université technique de Dresde. Il est spécialiste de littérature française du XVIIIe siècle, publiant de 1925 à 1931 en quatre volumes une Littérature française de Napoléon à nos jours .

Pendant le Troisième Reich, Victor Klemperer se voit interdire le droit d'exercer un métier intellectuel en raison de ses ascendances juives. En avril 1935, il est mis à la retraite anticipée en tant que « non-Aryen ». Il écrit à propos de son éviction de l'université : « J'ai l'impression, écrit Klemperer, de me retrouver comme Ulysse face à Polyphème [qui lança à sa victime désignée]: "Toi, je te dévorerai en dernier"[1]. »

Son journal personnel, qu'il avait commencé avant 1933, devient alors un moyen intellectuel de survie. Il y note jour après jour toutes les manipulations des nazis sur la langue allemande. Cette langue du Troisième Reich, Klemperer l'appelle Lingua Tertii Imperii, qu'il code pour plus de sûreté par les lettres LTI (voir plus bas). Il travaille aussi à son Histoire de la littérature française au XVIIIe siècle, l'œuvre de sa vie, commencée bien avant la période nazie, et qui n'est publiée qu'en 1954 et 1960.

Pendant la période du national-socialisme, Klemperer vit à Dresde. Après avoir vendu la maison qu'ils avaient fait construire et qu'ils avaient habitée au début des années 1930 à Dresde-Dölzschen, Victor Klemperer et son épouse, Eva, sont contraints d'habiter dans une « maison de Juifs » (Judenhaus). Le fait que Eva soit « aryenne » permet à son mari d'échapper à la déportation en camp de concentration jusqu'au 13 février 1945. C'est en effet à cette date que les autorités décidèrent de déporter aussi les « couples mixtes », alors que le camp d'Auschwitz-Birkenau était déjà aux mains des Alliés. Victor et Eva Klemperer ne durent leur survie qu'à l'attaque aérienne survenue le soir même, dans la nuit du 13 au 14 février 1945. Ils décidèrent alors de profiter du chaos pour s'enfuir, une fuite qui allait se poursuivre pendant les derniers mois de la guerre, dans l'Allemagne en proie au chaos de la déroute.





L'allemand permet de créer des mots composés et les nazis ne se sont pas privés de cette possibilité pour inventer des mots à même de servir leur propagande. Il y a donc eu une langue nazie. Ce sont les particularités de cette « novlangue » que Victor Klemperer a consciencieusement notées pendant les années du nazisme, ce qui lui servait aussi à garder son esprit critique et à résister individuellement à l'emprise du régime hitlérien.

Par exemple, les nazis ont beaucoup utilisé le préfixe Volk-, le peuple (ex : Volkswagen), parce qu'ils voulaient donner l'impression qu'ils servaient le peuple. Ils ont aussi remis au goût du jour certaines runes du Moyen Âge, c'est de là que vient le sigle en éclair des SS. Là, le but était de faire croire à toute la population que le nazisme n'était pas nouveau mais qu'il était issu de l'Allemagne ancienne, qu'ils incarnaient la vraie Allemagne. Et que sur les décombres de la crise de 1929 le IIIe Reich durerait 1000 ans.

Klemperer souligne dans ses carnets toutes les possibilités d'asservir une langue, et donc la pensée elle-même, à l'œuvre de manipulation des masses. Pourtant, les nazis ont récupéré la plupart de leurs traditions chez les fascistes italiens, par exemple les grandes réunions publiques dans des stades, le salut avec la main tendue, les chemises brunes (noires en Italie), les bannières, le tribun qui éructe devant la foule… Il appelle cela l'« américanisation » du monde, et déclare à la fin de la guerre dans son livre sur la LTI, que nous sommes rentrés dans le IVe Reich.

LTI, la langue du Troisième Reich est disponible aux éditions Pocket.



Victor Klemperer a tenu un journal tout au long de sa vie. La partie qui couvre la période nazie, a été publiée en Allemagne en 1995 avant d'être traduite en 2000 en français. Dans son Journal, il mêle les détails de la vie quotidienne, les observations politiques et sociales, les réflexions sur la nature humaine et sur la nature de la langue, toutes deux perverties par le IIIe Reich. Klemperer décrit les privations, les humiliations, l'asphyxie progressive d'une existence de paria, les disparitions successives des amis. Il fait preuve d'une remarquable lucidité sur son sort, sur le sort de millions de Juifs dans les camps. et affirme sa volonté de témoigner pour l'histoire.





  • Mes soldats de papiers, journal 1933- 1941
  • Je veux témoigner jusqu'au bout, Journal de 1942-1945
    • Traduit de l'allemand par Ghislain Riccardi, Michèle Kiintz-Tailleur et Jean Tailleur, Le Seuil
  • Des Tagesbuch, journal 1945-1949
  • Victor Klemperer, LTI, la langue du Troisième Reich. Carnets d'un philologue, Paris, Albin Michel, coll. Bibliothèque Idées, [1947] 1996, 375 p. Traduit et annoté par Elisabeth Guillot.En livre de poche Agora Pocket n° 202, ISBN 2-266-13546-5. Voir sur Wikipedia Lingua Tertii Imperii
  • Victor Klemperer: LTI - Lingua Tertii Imperii. Reclam Verlag Leipzig, ISBN 3-379-00125-2


  • Die moderne französische Prosa 1870-1920, Berlin 1923
  • Die französische Literatur von Napoleon bis zur Gegenwart, 4 Bde., Berlin 1925-31 (Neuausg. 1956 unter dem Titel Geschichte der französischen Literatur im 19. und 20. Jahrhundert)
  • Notizbuch eines Philologen, Berlin, 1947
  • Geschichte der französischen Literatur im 18. Jahrhundert, Bd. 1: Berlin, 1954, Bd. 2: Halle 1966
  • Victor Klemperer: Curriculum Vitae (Band I – II). Aufbau Taschenbuch Verlag 1996, ISBN 3-746-65500-5
  • Victor Klemperer: Leben sammeln, nicht fragen wozu und warum - Tagebücher 1919 - 1932. Aufbau Taschenbuch Verlag 1996, ISBN 3-351-02391-X
  • Victor Klemperer: Ich will Zeugnis ablegen bis zum letzten - Tagebücher 1933 - 1945 (Band I – VIII). Aufbau Taschenbuch Verlag, ISBN 3-7466-5514-5
  • Victor Klemperer: Und so ist alles schwankend - Tagebücher Juni - Dezember 1945. Aufbau-Verlag 1996, ISBN 3-7466-5515-3
  • Victor Klemperer: So sitze ich denn zwischen allen Stühlen. Tagebücher 1945 - 1959 (Band I – II). Aufbau Taschenbuch Verlag 1999, ISBN 3-351-02393-6


  • Stan Neumann, La Langue ne ment pas, film fondé sur les journaux de Victor Klemperer écrits de 1933 à 1945.


  1. (1, 154)









  • La Ferme Aux Animaux de Georges Orwell
  • La Lingua Quintae Respublicae (LQR) de Éric Hazan


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