Yasmina Khadra (arabe ياسمينة خضراء qui signifie « jasmin vert ») est le pseudonyme de l'écrivain Mohammed Moulessehoul, né le 10 janvier 1955 à Kenadsa dans la wilaya de Bechar dans le Sahara algérien. Ses œuvres ont été traduites en plus de trente langues.
Mohammed Moulessehoul choisit en 1997, avec le roman Morituri, d'écrire sous pseudonyme. Diverses raisons l'y poussent, mais la première que donne Moulessehoul est la clandestinité. Elle lui permet de prendre ses distances par rapport à sa vie militaire et de mieux approcher son thème cher : l'intolérance.
Il choisit de rendre hommage aux femmes algériennes et à son épouse en particulier, en prenant ses deux prénoms : Yasmina Khadra. Khadra ne révèle son identité masculine qu'en 2001 avec la parution de son roman autobiographique L'Écrivain et son identité tout entière dans L'imposture des mots en 2002. Or à cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.
Il acquiert sa renommée internationale avec les romans noirs du commissaire Brahim Llob : Morituri, Double Blanc et L'Automne des chimères. (Morituri est adapté au cinéma en 2007 par Okacha Touita). Llob est un incorruptible, dans un Alger dévoré par le fanatisme et les luttes de pouvoir. Son Algérie saigne à plaies ouvertes et cela révolte le commissaire. Llob n'hésite donc pas à prendre le risque de fouiner dans les hautes sphères de la société, ce qui lui vaut bien vite la sympathie du lecteur malgré sa vulgarité ou ses côtés parfois misogyne, voire homophobe. Cette série s'enrichira en 2004 d'un autre roman La Part du mort.
Khadra illustre également « le dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident » avec les trois romans : Les Hirondelles de Kaboul, qui raconte l'histoire de deux couples Afghans sous le régime des Talibans ; L'Attentat, roman dans lequel un médecin arabe, Amine, intégré en Israël, recherche la vérité sur sa femme kamikaze ; Les Sirènes de Bagdad, relate le désarroi d'un jeune bédouin irakien poussé à bout par l'accumulation de bavures commises par les troupes américaines.
Yasmina Khadra est traduit dans trente-six pays : Albanie, Algérie (en arabe pour le Maghreb), Allemagne, Autriche, Brésil, Bulgarie, Corée, Croatie, Danemark, Estonie; États-Unis, Finlande, Grande-Bretagne, Grèce, Espagne (castillan et catalan), Hollande, Inde, Indonésie, Islande, Italie, Israël, Japon, Liban (en arabe pour le Machrek), Lituanie, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Slovénie, Suède, Suisse, Taïwan, Tchéquie, Turquie, Vietnam.
Ceci ne sont que certains prix, en particulier français, avec lesquels l'œuvre de Yasmina Khadra a été récompensée.
Littérature algérienne
Mohammed Moulessehoul choisit en 1997, avec le roman Morituri, d'écrire sous pseudonyme. Diverses raisons l'y poussent, mais la première que donne Moulessehoul est la clandestinité. Elle lui permet de prendre ses distances par rapport à sa vie militaire et de mieux approcher son thème cher : l'intolérance.
Il choisit de rendre hommage aux femmes algériennes et à son épouse en particulier, en prenant ses deux prénoms : Yasmina Khadra. Khadra ne révèle son identité masculine qu'en 2001 avec la parution de son roman autobiographique L'Écrivain et son identité tout entière dans L'imposture des mots en 2002. Or à cette époque ses romans ont déjà touché un grand nombre de lecteurs et de critiques.
Il acquiert sa renommée internationale avec les romans noirs du commissaire Brahim Llob : Morituri, Double Blanc et L'Automne des chimères. (Morituri est adapté au cinéma en 2007 par Okacha Touita). Llob est un incorruptible, dans un Alger dévoré par le fanatisme et les luttes de pouvoir. Son Algérie saigne à plaies ouvertes et cela révolte le commissaire. Llob n'hésite donc pas à prendre le risque de fouiner dans les hautes sphères de la société, ce qui lui vaut bien vite la sympathie du lecteur malgré sa vulgarité ou ses côtés parfois misogyne, voire homophobe. Cette série s'enrichira en 2004 d'un autre roman La Part du mort.
Khadra illustre également « le dialogue de sourds qui oppose l'Orient et l'Occident » avec les trois romans : Les Hirondelles de Kaboul, qui raconte l'histoire de deux couples Afghans sous le régime des Talibans ; L'Attentat, roman dans lequel un médecin arabe, Amine, intégré en Israël, recherche la vérité sur sa femme kamikaze ; Les Sirènes de Bagdad, relate le désarroi d'un jeune bédouin irakien poussé à bout par l'accumulation de bavures commises par les troupes américaines.
Yasmina Khadra est traduit dans trente-six pays : Albanie, Algérie (en arabe pour le Maghreb), Allemagne, Autriche, Brésil, Bulgarie, Corée, Croatie, Danemark, Estonie; États-Unis, Finlande, Grande-Bretagne, Grèce, Espagne (castillan et catalan), Hollande, Inde, Indonésie, Islande, Italie, Israël, Japon, Liban (en arabe pour le Machrek), Lituanie, Norvège, Pologne, Portugal, Roumanie, Russie, Slovénie, Suède, Suisse, Taïwan, Tchéquie, Turquie, Vietnam.
- Ce que le jour doit à la nuit, 2008, Julliard
- Sirènes de Bagdad, 2006, Julliard
- L'Attentat, 2005, Julliard
- La Rose de Blida, 2005, éd. Après la lune, Paris.
- La Part du mort, 2004, Julliard
- Cousine K, 2003, Julliard
- Les Hirondelles de Kaboul, 2002, Julliard (Pocket 2004)
- L'Imposture des mots, 2002, Julliard (Pocket 2004)
- L'Écrivain, 2001, Julliard (Pocket 2003)
- À quoi rêvent les loups, 1999, Julliard (Pocket 2000)
- Les Agneaux du Seigneur, 1998, Julliard (Pocket 1999), Paris
- Double Blanc, 1998, Baleine
- L'Automne des chimères, 1998, Baleine
- Morituri, 1997, Baleine, Paris
- La Foire des Enfoirés, 1993, Laphomic
- Le Dingue au bistouri, 1990, Laphomic, Alger et 1999, Flammarion (J'ai lu 2001), Paris
- Le Privilège du phénix, 1989, ENAL
- De l'autre côté de la ville, 1988, L'Harmattan, Paris
- El Kahira - cellule de la mort, 1986, ENAL
- La Fille du pont, 1985, ENAL
- Houria, 1984, ENAL, Alger
- Amen, 1984, à compte d'auteur, Paris
Ceci ne sont que certains prix, en particulier français, avec lesquels l'œuvre de Yasmina Khadra a été récompensée.
- Ce que le jour doit à la nuit : Prix Roman France Télévisions 2008; Elu Meilleur livre de l'année 2008 par Lire.
- L'Attentat : Prix des libraires, Prix Tropiques, Prix Découverte Figaro Magazine, Grand prix des lectrices Côté Femme, Prix des lecteurs du Télégramme et Prix littéraire des lycéens et apprentis de Bourgogne. Prix de la Jeune critique (Autriche 2006), Finaliste de l'International IMPAC Dublin Literatury Award 2008.
- Les Hirondelles de Kaboul : Finaliste de l'International IMPAC Dublin Literary Award 2006 ; Newsweek Awards (Koweit 2005) ; Prix de Salon littéraire de Metz (2003) ; Prix des Libraires algériens (2003).
- La Part du mort : prix littéraire Beur FM Méditerranée : prix du meilleur polar francophone.
- Cousine K : Prix de la Société des Gens de Lettres.
- L'Écrivain : Médaille de vermeil de l'Académie française.
- L'Automne des chimères : Prix du roman noir international (Allemagne).
- Morituri : Trophée 813 du meilleur polar francophone ; Trophée des Iles Canaries (Espagne).
Littérature algérienne
- Site officiel de Yasmina Khadra
- Éditions Julliard
- Site officiel du film Morituri, adaptation du roman éponyme.




