Biographie de Yvonne Printemps

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A critic worth mourning
WhatsOnStage.com (blog)
Patrick had many areas of total expertise reflected in his publications on Yvonne Printemps, Josephine Baker, Marlene Dietrich and Toulouse-Lautrec, ...




Geneviève, née en 1910 avec la Journée de la femme
La Provence
Quand on lui demande une femme qu'elle admire, elle cite la cantatrice Yvonne Printemps, soprano et actrice qui fut longtemps en couple avec Sacha Guitry. ...




Piano bleu

Picturial Music Guillaume de Chassy
Piano bleu
... un spectacle en duo avec la soprano Geneviève Boulestreau pour un hommage distancié aux chansons de stars des années 30, en France : Yvonne Printemps, ...




Ouest-France

Yvonne, la doyenne, raconte sa Haute île
Ouest-France
Les jambes un peu vacillantes mais l'oeil pétillant et l'esprit clair, Yvonne Jolin va fêter ses 90 printemps lundi 19 avril. Elle dit que sa mémoire lui ...




Zoom sur l'opérette « Trois valses »
L'Est Eclair
... créée à Zurich en 1935, et qui triompha en 1937 au théâtre des Bouffes Parisiens avec, en vedette, le couple Yvonne Printemps et Pierre Fresnay. ...




Une nouvelle octogénaire
DNA - Dernières Nouvelles d'Alsace
Yvonne Kuster, née Kuster, vient de fêter ses 80 printemps. Elle est née le 3 mars 1930 comme sixième enfant du couple Henri et Sophie Kuster. ...




En quête de photographes
la Nouvelle République
Mais je souhaite en plus, sur le même principe, faire appel avant les vacances de printemps aux photographes du Loir-et-Cher. » Yvonne Cazorla fait partie ...




AFP

Le pianiste Nicholas Angelich aime Brahms... et le fait entendre
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Lui-même arrivera dès l'âge de 13 ans en Europe pour parfaire sa formation, au Conservatoire de Paris, auprès d'Aldo Ciccolini, Yvonne Loriod et Michel ...
Le pianiste Nicholas Angelich aime Brahms... et le fait entendreLes Échos

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Soirée costumée pour fêter carnaval
Sud Ouest
... organise samedi 27 mars à 20 heures à la salle des fêtes Yvonne Domec, une soirée costumée avec repas dansant, pour fêter le carnaval du printemps. ...




La star du Net Nenna Yvonne passe « mainstream » avec la sortie de ...
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Avec son charme et un glamour bien au-delà de ses 21 printemps, l'auteur-compositeur Nenna Yvonne a pris Internet d'assaut avec un total de plus de six ...


Yvonne Printemps, née Yvonne Wigniolle-Dupé à Soisy-sous-Montmorency, le 25 juillet 1894 et morte à son domicile 8 bis rue Saint-James, Neuilly-sur-Seine, le 18 janvier 1977, est une soprano française lyrique[1] et une actrice dramatique française de l'entre-deux guerres.



Yvonne Printemps est la fille de Léon-Alfred Wigniolle, un industriel du nord de la France, et de Palmyre Augustine Dupé, née au Cateau-Cambrésis. Avec un père assez absent et une mère qui l'élève avec ses deux sœurs en faisant de la couture, elle monte sur scène dès l'âge de dix ans dans une pièce de théâtre amateur. Remarquée par Paul-Louis Flers, celui-ci la fait jouer à 11 ans au music-hall des Folies Bergère et lui donne le surnom de « Mademoiselle Printemps ». Paul-Louis Flers est un revuiste et l'ancien directeur du Moulin Rouge. De passage à Ermont, elle débute à la Cigale à 14 ans dans une revue au titre évocateur, Nue Cocotte, y campant un Petit Chaperon Rouge assez déluré...

À quinze ans, elle entre aux Folies Bergère où elle restera quatre ans. À dix-huit ans, elle fait partie de la distribution de Ah ! les beaux nichons, dont Maurice Chevalier est la vedette. Son intelligence, son charme unique, sa beauté et sa voix exceptionnelle la font remarquer d'André Messager, puis de Sacha Guitry et d'Albert Willemetz qui écrivent à son intention des comédies musicales, des pièces de théâtre et sept revues. Sacha Guitry en 1916 la fait débuter aux Bouffes-Parisiens dans sa comédie Jean de la Fontaine. Elle y interprète le rôle de sa maîtresse. Ne connaissant absolument pas la musique, elle chante « naturellement », se bornant à améliorer certaines aspects de sa voix, en prenant des cours auprès de Mme Paravicini.

Ayant été la compagne de l'as Georges Guynemer pendant la première guerre mondiale, Yvonne Printemps épouse Sacha Guitry le 10 avril 1919 à Paris. Les témoins de mariage sont Sarah Bernhardt, Georges Feydeau, Tristan Bernard et Lucien Guitry, père du marié. Brouillés depuis quelque temps, le fils et le père se sont en effet réconciliés, Lucien Guitry allant même jusqu'à accompagner les jeunes époux sur le quai de la gare parisienne d'où ils partent en voyages de noce sur la Côte d'Azur. La collaboration entre Yvonne et Sacha, très fructueuse artistiquement en France, en Angleterre et aux États-Unis, satisfera leurs deux passions et durera douze ans. Elle se soldera par un divorce qui fera longtemps les beaux jours des prétoires et des journaux à scandales.

En 1926, de passage à Londres, elle provoque l'admiration du public et du critique musical Reynaldo Hahn, dans une interprétation de Mozart, de Sacha Guitry. En 1927, Sacha et Yvonne partent en tournée à New York, Toronto, et Montréal. Elle parlera plus tard d'une « merveilleuse aventure américaine »... En 1931, Sacha Guitry la fait jouer dans Franz Hals avec, pour partenaire, Pierre Fresnay. Yvonne et Pierre tombent amoureux l'un de l'autre et formeront dès lors un couple inséparable.

En 1934, Yvonne Printemps et Pierre Fresnay, qu'elle n'épousera jamais, entament en nouveau couple d'artistes une tournée en Angleterre et aux États-Unis. Ils jouent notamment Conversation Piece de Noël Coward (elle chante en anglais phonétiquement), qui restera à l'affiche douze semaines à Broadway). Ils joueront aussi O Mistress Mine de Cole Porter. On les retrouve dans le premier des huit films qu'ils tourneront ensemble, La Dame aux camélias de Fernand Rivers et Abel Gance. On les verra encore dans Les Trois Valses (musiques de Johann Strauss père et fils et d'Oscar Straus, livret de Léopold Marchand et Albert Willemetz d’après Knepler et Robinson), qui eut un succès considérable au théâtre et au cinéma, en 1938, et dans Valse de Paris de Marcel Achard, en 1949).

Le voyage en Amérique sera son dernier film. Elle poursuit sa carrière de chanteuse jusqu'à la fin des années 1950, prenant parallèlement la direction du Théâtre de la Michodière. Sa dernière apparition sur la scène de ce théâtre sera pour Hyménée, où elle joue un rôle d'infirme, dans un registre dramatique bien éloigné de celui qui avait fait sa gloire.

Sa voix unique de « vrai rossignol » aura marqué son époque et l'opérette. Archétype de la diva, son mauvais caractère, ses frasques, ses bijoux parmi les plus beaux de l'époque (dont beaucoup de cadeaux de Sacha Guitry), ses chapeaux, ses petits chiens et ses toilettes alimentèrent la chronique. « Je ne suis pas ce que l'on pense... » lui fera chanter Albert Willemetz dans Les Trois Valses...

Entourée d'un nombre incalculable d'amants, Yvonne Printemps vécut jusqu'à la fin avec Pierre Fresnay, qui subissait sans broncher les souffrances et les rebuffades qu'elle lui infligeait, lui qui n'était pas non plus un saint en matière de fidélité.

Décédée à Neuilly-sur-Seine en 1977, elle sera enterrée aux côtés de Pierre Fresnay dans le cimetière de cette commune. En 1994, La Poste édita un timbre à son effigie.



  1. Yvonne Printemps : « Les femmes préfèrent être belles, plutôt qu'intelligentes parce que, chez les hommes, il y a plus d'idiots que d'aveugles ».
  2. Yvonne Printemps : « On vous pardonne d'avoir l'air riche mais pas d'avoir l'air heureux ».
  3. Sacha Guitry : « Sur votre tombe, Yvonne, on écrira « Enfin froide... » » Yvonne Printemps lui rétorqua : « Vous, Sacha, je ferai écrire sur la vôtre : « Enfin raide... » ».
  4. Portrait d'Yvonne Printemps par Colette, dans La jumelle noire (1938) : « Son sourire, aussi lumineux que la lune par froid clair et comme elle en forme de croissant, sourire célèbre aux coins relevés, gaieté que parfois dément la confidence mélancolique de deux yeux pers — le sourire de la meilleure actrice d'opérette de ce temps. »




  • 1916 : Jean de La Fontaine de Sacha Guitry, Théâtre des Bouffes-Parisiens
  • 1927 : Désiré de Sacha Guitry, Théâtre Édouard VII
  • 1931 : Faisons un rêve de Sacha Guitry, Théâtre de la Madeleine
  • 1935 : Margot d'Édouard Bourdet, Théâtre Marigny, avec Pierre Fresnay et Jacques Dumesnil, mise en scène de Pierre Fresnay, musique de scène de MM. Georges Auric et Francis Poulenc
  • 1939 : Trois Valses de Léopold Marchand et Albert Willemetz, mise en scène Pierre Fresnay, Théâtre de la Michodière
  • 1940 : Léocadia de Jean Anouilh, Théâtre de la Michodière
  • 1942 : Père d'Edouard Bourdet, Théâtre de la Michodière
  • 1946 : Auprès de ma blonde de Marcel Achard, Théâtre de la Michodière
  • 1948 : Du côté de chez Proust de Curzio Malaparte, Théâtre de la Michodière
  • 1951 : Le Moulin de la galette de Marcel Achard, Théâtre de la Michodière
  • 1952 : Hyménée d'Edouard Bourdet, Théâtre de la Michodière
  • 1954 : Voici le jour de Jean Lasserre, avec Pierre Fresnay, Théâtre de la Michodière
  • 1956 : Le Voyage à Turin d'André Lang, Théâtre de la Michodière
  • 1958 : Père d'Edouard Bourdet, mise en scène Pierre Fresnay, Théâtre de la Michodière


  1. Fiche biographique d'Yvonne Printemps, avec un extrait de Je t'aime, des Trois Valses
  2. Photo du mariage de Sacha Guitry et d'Yvonne Printemps
  3. Timbre à l'effigie d'Yvonne Printemps


  1. Pour avoir la liste des chanteurs lyriques se reporter à la Liste des artistes lyriques